09 juin 2006

La Chronique du Mondial : pronostics 2ème partie

 
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GROUPE E


medium_Lippi_et_l_Italie_en_plein_flou.jpgCe groupe n'est pas le Goupe C, celui « de la mort », mais par la qualité des quatre équipes, et les valeurs très resserrées qu'il comporte, le groupe E s'annonce d'un grand intérêt. L'Italie est attendue, ce n'est pas une nouvelle. Elle fait même partie des tous grand favoris. Oui mais voilà, la belle machine Azzurra connait quelques toussotements. Entre les affaires de corruption qui touchent le pays, certains des joueurs et le sélectionneur, les pépins physiques que connaissent Zambrotta, Nesta et Gattuso et le retour en forme incertain de l'indispensable Totti, l'équipe transalpine pourrait bien passer à côté d'une compétition qui lui semble pourtant favorable. Derrière, la République Tchèque possède des armes de pointe. Un groupe forgé par Karel Bruckner depuis quelques années, pétri de talent et pourtant toujours vierge de palmarès. On peut donc légitimement se demander si les tchèques réussiront enfin à écrire une ligne importante dans leur histoire, où si cette génération reconnue sombrera encore une fois après quelques tours. Le Ghana quand à lui, essayera de passer ce premier tour. Une entreprise bien difficile, car le groupe E est relevé. Mais le milieu magique des Black Stars composé d'Essien, Appiah et Muntari aura les clés en main. De sa capacité à porter le collectif dépendra l'éventuelle surprise ghanéenne. Enfin, les Etats-Unis de Bruce Arena ne devraient cette fois pas sortir de leur groupe, contrairement aux expériences de 94 et de 2002. Là aussi, l'équipe Américaine regorge de talents, mais l'adversité paraît bien forte pour la 5ème nation du classement Fifa.


Pronostic : 1-Italie, 2-République Tchèque, 3-Ghana, 4-Etats Unis



GROUPE F


medium_Le_Bresil_peut_etre_la_6eme.jpgLe Brésil est l'équipe attendue du Mondial allemand. Déjà championne du monde en 2002 alors qu'on ne l'attendait pas vraiment, la formation Auriverde ne devrait pas rater ce rendez-vous pris de longue date avec son sixième sacre planétaire. On ne peut certes pas dire que le Brésil possède le meilleur 11 du monde, mais sa qualité de jeu et son potentiel offensif à géométrie variable sont des arguments plus qu'évidents. Il faudra cependant aux hommes de Carlos Alberto Parreira beaucoup de concentration, afin d'éviter comme ce fut le cas pour les Bleus en 2002, de passer à la trappe bêtement. Mais lorsqu'on voit jouer cette équipe, lorsque l'on sait que le meilleur élément de L1 ces dernières saisons (Juninho) n'y est que remplaçant, on ne peut que souhaiter la voir aller très loin, pour le plaisir du beau jeu. Si on connait déjà le premier qualifié de ce groupe F (et peut être futur vainqueur de la compétition) la lutte pour valider le deuxième billet s'annonce rude. La Croatie part avec un léger avantage. Une formation très solide, invaincue en qualification et qui possède une expérience certaine. Mais le manque de génie des croates, s'il ne sera pas éliminatoire en phase de groupe, sera une grosse lacune pour la suite. Pour les deux autres équipes, les sélectionneurs sont des clés de voûte, les joueurs peut être un peu les maillons faibles. Ainsi, l'Australie possède le fabuleux stratège hollandais Guus Hiddink. Si bien que les Socceroos ne sont plus une simple équipe de rudes bucherons. Cela étant, leur qualité d'ensemble reste inférieure au Brésil ou à la Croatie. Quand au Japon, le maître Zico en a fait une formation redoutable. De nombreux « Européens », un jeu offensif plus travaillé et une défense rodée sont autant d'atouts dans le jeu nippon. Mais comme pour l'Australie, à moins d'une faillite des deux premiers attendus, ou d'une formidable révélation, le Japon ne vera pas la couleur des 8èmes de finale.


Pronostic : 1-Brésil, 2-Croatie, 3-Australie, 4-Japon



GROUPE G


medium_Les_suisses_prets_a_manger_du_Bleu.jpgUn groupe pour lequel, équipe de France oblige, il est difficile d'être objectif. Mais en essayant de mettre les commentaires de supporter de côté, ce groupe G paraît presque joué d'avance. La France tout d'abord, devrait passer sans véritable problème. Conservant 2002 en tête, on tempère cependant les propos. Les Bleus ont en fait la chance d'avoir tiré un groupe tout à fait jouable. Et c'est là que se trouve l'explication du pronostic. En espérant toutefois se tromper, on peut imaginer que la France passera en 8èmes, mais pour la suite, chaque tour relevera du miracle. Car les tricolores n'ont pas vraiment épaté durant leur préparation, pas plus qu'au cours de l'ère Domenech. Un 11 de base un peu bancal, quelques incertitudes sur l'état de forme de Vieira et Zidane, une défense pas si sure qu'on le pensait. Bref, la France n'est aujourd'hui plus un outsider de fait mais plutôt une équipe attendue par principe. Et qui sait, cette configuration libérera peut être ces Bleus bien pâles. L'ennemi numéro 1 des français n'est autre qu'une vieille connaissance: La Suisse. La Nati de Kobi Kuhn progresse match après match, année après année. Les petits suisses sont maintenant décomplexés, de leur propre aveu, et la génération des champions d'Europe des 17ans en 2002 arrive en force. Ajouté à cela les valeurs sûres du groupe comme le buteur Frei, et vous tenez là une équipe qui pourrait passer quelques tours. Pas plus néanmoins. Mais alors, oublie-t-on les sud-coréens? Bien sur non, leur épopée de 2002 (4ème) est encore trop fraiche dans les mémoires pour occulter cette équipe. Mais la Corée du Sud a bien changé. C'est principalement le départ de Hiddink, grand investigateur du festin passé, qui suscite une perte de crédibilité. Après plusieurs sélectionneurs, c'est finalement un autre batave, Dick Advocaat qui a pris le relai. Où se situe l'équipe coréenne? Là est toute la question. Réussiront-ils reproduire leur jeu total de 2002? Rien n'est moins sur. Enfin, le Togo est l'un des petits poucets de la compétition. Les Eperviers pourront-ils passer, la question ne se pose en fait pas vraiment. Si Adebayor possède un collectif tout entier voué à sa cause, le buteur est cependant irrégulier, comme sa formation. Une CAN ratée et un changement d'entraineur n'ont rien arrangé à la situation. Si le jeune buteur d'Arsenal est dans un grand jour, les togolais pourront jouer les troubles fête. Sinon, cette Coupe du Monde 2006 s'annonce bien compliquée pour ce petit pays d'Afrique.


Pronostic : 1-France, 2-Suisse, 3-Corée du Sud, 4-Togo



GROUPE H


medium_Sheva_leader_d_ukraine.jpgC'est a priori l'un des groupes les plus faibles du Mondial. Un groupe très indécis, dont le seul vrai intérêt (pour les français) sera d'observer les potentiels futurs adversaires en 8èmes de finale. L'Ukraine tout d'abord, pourrait être l'une des grandes surprises de la Coupe du Monde. Avec une bloc rugueux, tout à la cause du redoutable Andrei Chevchenko, l'Ukraine est un animal de sang froid qui maitrise l'art du contre et des victoires étroites. Sa première place dans un groupe éliminatoire qui comprenait la Turquie, le Danemark ou la Grèce, montre à quel point les ukrainiens sont à redouter pour leur première participation. La place de finaliste de leurs Espoirs lors du récent Euro, vient également appuyer la thèse d'une Ukraine au fort potentiel. Peut être pas de quoi aller au bout, mais les 8èmes voire les ¼ de finale ne sont pas impossibles. « L'Espagne, c'est comme la France... mais en moins bien ». C'est ainsi que nous pourrions résumer la sensation que laisse la formation ibérique. Blague à part, les hommes de Luis Aragones sont de toutes les grandes compétitions, mais celles-ci se refusent à eux depuis l'Euro 64. Et comme l'équipe de France, l'Espagne est une formation bancale, sans âme véritable, et dont les stars montrent des signes de faiblesse (Raul). Pour compenser cet état de fait, les espagnols ne bénéficient pas d'un Thierry Henry pour sauver les meubles. Le seul argument qui milite pour sa crédibilité, c'est cette formidable classe biberon (Fabregas, Torres, Reyes) qui peut à elle seule faire basculer un match. De son côté, la Tunisie navigue en eaux troubles. Certes Roger Lemerre travaille dans la sérénité depuis novembre 2002, et la Tunisie possède de bons automatismes et quelques certitudes tactiques. Mais des blessures offensives de dernière minute (Jemaa, Santos?) et une élimination en ¼ de finale de la CAN cet hiver font que les Aigles de Carthage ne se déplaceront pas si sûrs d'eux en Allemagne. Ravir la deuxième place à une Espagne moribonde ne semble pas impossible, mais ce n'est pas gagné d'avance. Le reste après ne serait que du bonus. L'Arabie Saoudite enfin n'aura aucune prétention lors de ce Mondial. Avec un effectif expérimenté, mais manquant cruellement de qualité, Marcos Paqueta ne pourra faire de miracle. Après tout, si cette génération n'a pas su se qualifier en 8èmes depuis 1994, ce n'est certainement pas pour rien.


Pronostic : 1-Ukraine, 2-Espagne, 3-Tunisie, 4-Arabie Saoudite.

 

Allez, on se mouille on a pas peur : faites vos pronostics tout de suite!

08 juin 2006

La Chronique du Mondial : pronostics 1ère partie

 

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Plus que quelques jours avant que l'Allemagne et le Costa Rica donnent le coup d'envoi de la Coupe du Monde 2006. Les derniers matchs amicaux et les derniers réglages d'effectifs nous permettent d'affiner l'évaluation des forces en présence. Petit tour des 8 groupes de ce Mondial allemand, petits pronostics également. Donnez votre avis, loufoque ou avisé, à vous de jouer.


GROUPE A


medium_Ballack_le_leader_allemand.jpgDeux équipes européennes et deux équipes d'Amérique centrale et du sud, le Groupe A semble a priori sans surprise possible. Mais l'incertitude de ce genre de compétition et l'expérience de 2002 nous montrent qu'il ne faut jamais être trop sur de l'ordre établi. En tant que pays organisateur, de par son histoire et son effectif, l'Allemagne fait office de favorite pour le titre mondial. Et de par ce statut, l'équipe de Jurgen Klinsmann ne devrait pas avoir de soucis dans ce groupe. Cette jeune Mannschaft, très offensive, reste cependant très dépendante de Ballack, et le niveau de sa défense est aléatoire. De quoi poser quelques bémols donc. Derrière, la Pologne représente un bel outsider. Meilleure équipe ayant terminé deuxième de son groupe de qualification en Europe (de peu derrière l'Angleterre), l'équipe polonaise est un bloc solide, encaissant peu de buts sans manquer d'en marquer. Pas de quoi espérer soulever le trophée pour autant. La troisième place du groupe Amsud est une belle carte de visite pour l'Equateur de Luis Suarez. Mais « El Tri » (surnom de la sélection) ne semble pas avoir les armes pour exister réellement dans ce groupe. Le Costa Rica enfin n'apparaît pas en mesure d'attendre une qualification en 8èmes de finale. Certes les Ticos ont inquiété la France en amical cet hiver. Mais aux vues du groupe, les hommes d'Alexander Guimares ne devraient pas imiter les héros costariciens du Mondial 90.

Pronostic : 1-Allemagne, 2-Pologne, 3-Equateur, 4-Costa Rica



GROUPE B


medium_La_generation_doree_anglaise.jpgUne compétition à trois, voilà ce qui se dessine dans le groupe B. Car Trinité-et-Tobago qui dispute la première phase finale de Coupe du Monde de son histoire ne passe pas pour un candidat à la qualification. Et en tout état de cause, on doit penser du côté de Port of Spain que la compétition sera une réussite si le pays parvient à marquer des buts ou à prendre ne serait-ce qu'un point. Ce n'est pourtant pas gagné d'avance. Car si le jugement peu paraître dur pour les Socca Warriors, c'est que l'adversité est grande. Il y a tout d'abord l'Angleterre de Sven Goran Eriksson, dont la génération dorée des Lampard-Beckham-Gerrard-Terry et consors arrive à pleine maturité. Les anglais sont donc naturellement parmi les favoris dans la course au titre mondial, d'autant qu'ils ont enfin trouvé un gardien de but digne de ce nom. Cependant, bien que Paul Robinson rassure sa défense, la blessure de Rooney couplée au retour de blessure de Owen, à l'absence d'alternative offensive de poids (Peter Crouch?) et à un système de jeu moins efficace lors de la préparation son autant de points noirs que seule la compétition permettra d'effacer. Il y a ensuite l'incontournable Suède. Une équipe qui était sortie première du « Groupe de la mort » en 2002, une ossature rodée et des joueurs de talent sur chaque ligne (Isaksson, Ljungberg, Ibrahimovic) voilà de quoi donner quelques espoirs aux suédois. Il y a enfin le solide Paraguay. Une équipe certes 4ème de la zone Amsud, mais l'équilibre entre jeunes talents médaillés aux JO d'Athènes et joueurs expérimentés posera problème aux favoris du groupe.

Pronostic : 1-Angleterre, 2-Suède, 3-Paraguay, 4-Trinité et Tobago



GROUPE C


medium_Riquelme_et_Tevez_pour_conduire_l_Argentine.jpgL'expression « Groupe de la mort » ne garantit jamais une compétition si acharnée qu'on la prévoyait. Mais ce Groupe C mérite parfaitement l'appellation. Et il vera deux grandes équipes sortir précocement du Mondial. L'Argentine, décidement rompue à ces tirages difficiles, connaitra-t-elle une élimination dès le premier tour comme en 2002? On peut penser que non. Mis à part l'état de forme de Gabriel Heinze qui pourrait déstabiliser une défense qui n'est pas son point fort, on voit mal « l'Albiceleste » se rater une fois de plus. Avec son jeu créatif en passes courtes, ses génies multiples (Riquelme, Tevez, Messi) l'Argentine de Pekerman devrait pouvoir assumer son statut de favori au titre. Derrière, la lutte devrait faire rage. On voit bien les Pays-Bas de Marco Van Basten sortir leur épingle du jeu. La stratège batave a pris des risques en reconstruisant totalement son groupe. Exit les individualités Makaay, Kluivert, Stam, Seedorf ou Davids, bonjour les jeunes joueurs et le jeu offensif. Des Oranje qui pourraient donc bien surprendre tout leur monde, et aller bien plus loin que les 8èmes de finale. Mais des blessures contractées lors d'un match de préparation contre l'Australie risquent bien de s'avérer gravement pénalisantes. D'autant que l'expérience internationale du groupe dans son ensemble est plus que limitée. La Serbie-Monténégro profitera-t-elle de ces faiblesses pour valider son billet, voilà une possibilité à ne pas négliger. En se qualifiant dans le groupe 7 de la zone Europe sans perdre et en ne prenant qu'un but en 20 matchs, l'équipe d'Ilija Petkovic a montré qu'elle possède de sacrées ressources. Une forteresse imprenable pas maladroite devant les buts, de quoi être un outsider sérieux. Mais des tensions existent à l'intérieur du groupe qui pourraient devenir un talon d'Achille bien génant. Enfin, si la Côte d'Ivoire de Didier Drogba faisait office de plus belle chance africaine, c'était avant le tirage au sort. Car le Groupe C est peut être un peu trop relevé pour des Eléphants dont le talent évident sera cependant bridé par une expérience mondiale inexistante. A moins que la génération issue de l'Académie Jean-Marc Guillou et entrainée par Henri Michel parvienne à canaliser sa fougue en jouant avec plus de sang froid.


Pronostic : 1-Argentine, 2-Pays Bas, 3-Serbie Monténégro, 4-Côte d'Ivoire



GROUPE D


medium_Pauleta_marquera-t-il_le_mondial.jpgS'il est bien un seul véritable intérêt dans ce groupe, c'est l'opposition des styles de football pratiqués. Car les différentes zones géographiques sont représentées par les équipes du groupe C. Une répartition aussi hétérogène qu'inégale. Représentant l'Europe, le Portugal est le favori logique. L'ossature de l'équipe finaliste de son Euro 2004 n'a pas changé, et c'est ce qui fait la force du groupe de Scolari. Mais les automatismes et les talents portugais seront-ils suffisants pour aller au bout, là est toute la question. L'autre favori du groupe est le Mexique qui défendra le continent américain. Une équipe très vive, demi-finaliste de la Coupe de Confédérations 2005 et classée 4ème au classement Fifa, voilà de quoi en faire trembler plus d'un. Mais cette sélections trois fois 8ème de finaliste lors des trois derniers mondiaux pourra-t-elle passer ce cap contre une équipe du « Groupe de la mort », rien ne paraît moins sur. La zone Asie sera elle incarnée par l'Iran. L'équipe de l'entraineur croate Ivankovic ne se fait guère d'illusion quand à la qualification. Elle pourra cependant se battre pour permettre au meilleur buteur international Ali Daei de marquer son premier but en phase finale d'un Mondial, et surtout pour finir à la troisième place du groupe. Car le dernier membre de ce groupe, représentant de l'Afrique, est l'Angola. Une petite équipe qualifiée à la surprise générale (devant le Nigéria, excusez du peu), et qui s'opposera à l'Iran pour éviter la dernière place.


Pronostic : 1-Portugal, 2-Mexique, 3-Iran, 4-Angola

 

Faites vos propres pronostics, mouillez-vous! Et n'hésitez pas à provoquer vos amis dans des concours de pronostics...

03 juin 2006

La Chronique du Mondial : spéciale attaque des Bleus

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podcast


Thierry Henry, 28 ans, Arsenal, 76 sélections, 31 buts

David Trezeguet, 28 ans, Juventus Turin, 62 sélections, 31 buts

Louis Saha, 23 ans, Manchester United, 8 sélections, 2 buts

Djibril Cissé, 24 ans, Liverpool, 28 sélections, 9 buts

Sylvain Wiltord, 32 ans, Lyon, 78 sélections, 25 buts

Franck Ribéry, 23 ans, Marseille, 1 sélection

NB : nombre de sélections après France - Mexique

 

Une réaction sur les sélectionnés, les absents, sur l'inefficacité chronique des attaquants Bleus, vos doutes, vos espoirs en la matière, utilisez la chronique pour vous exprimer!

 

02 juin 2006

La Chronique du Mondial : spéciale milieu des bleus

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podcast


Claude Makélélé, 33 ans, Chelsea, 41 sélections

Patrick Vieira, 29 ans, Juventus Turin, 85 sélections, 4 buts

Zinédine Zidane, 33 ans, ex-Real Madrid, 100 sélections, 28 buts

Florent Malouda, 25 ans, Lyon, 11 sélections, 2 buts

Alou Diarra, 24 ans, Lens, 9 sélections

Vikash Dhorasso, 32 ans, Paris, 16 sélections, 1 but

NB : nombre de sélections après France - Mexique

 

Une réaction sur les sélectionnés, les absents, l'équilibre qui semble précaire et l'animation de ce milieu de terrain, la chronique du mondial est faites pour être commentée!

 

01 juin 2006

La Chronique du Mondial : spéciale défense des Bleus

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podcast


Willy Sagnol, 29 ans, Bayern Munich, 36 sélections

Lilian Thuram, 34 ans, Juventus Turin, 112 sélections, 2 buts

William Gallas, 28 ans, Chelsea, 38 sélections, 1 but

Eric Abidal, 26 ans, Lyon, 6 sélections

Pascal Chimbonda, 27 ans, Wigan, 0 sélection

Jean-Alain Boumsong, 26 ans, Newcastle, 19 sélections, 1 but

Gaël Givet, 24 ans, Monaco, 11 sélections

Mickaël Silvestre, 28 ans, Manchester United, 38 sélections, 2 buts

NB : nombre de sélections après France - Mexique

 

Une réaction sur les sélectionnés, les oubliés, vos attentes ou vos doutes sur cette défense bleus, à vos claviers!

31 mai 2006

La Chronique du Mondial : spéciale gardiens des Bleus

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podcast
 

Fabien Barthez, 34 ans, ex-Marseille, 78 sélections

Grégory Coupet, 33 ans, Lyon, 18 sélections

Mickaël Landreau, 26 ans, Paris, 3 sélections

NB : nombre de sélections après France - Mexique

 

Une réaction sur les 3 sélectionnés, sur le choix du numéro 1 ou sur le coup de gueule de Coupet, réagissez, la chronique est là pour ça!

18 mai 2006

La chronique du Mondial : présentation des Bleus 1

 

Il n'est pas de grande équipe de football sans grand entraîneur. Voilà pourquoi présenter la sélection française doit commencer par celui qui la construit. D'autant que dans un pays où on a coutume de dire qu'il y existe 60 millions de sélectionneurs, le titulaire du poste est toujours attendu au tournant. Depuis le 12 Juillet 2004, date à laquelle il est nommé, Raymond Domenech a donc bati l'équipe de France en connaissance de cause.

Un bilan mitigé.

L'équipe de France est qualifiée pour la phase finale de la Coupe du Monde 2006. Merci et au revoir. Certes le bilan de Domenech n'est pas catastrophique (9vict. 11nuls 1déf., 23 buts+ et 9buts-). Mais pour ceux qui attendait de ce sélectionneur « à poigne » qu'il continue le renouvellement de l'équipe de France et qu'il lui forge l'identité qui lui a tant manquée en 2002 et 2004, force est de constater que l'on doit uniquement se contenter de la qualification. Dans un groupe qui, quoi qu'on en dise, était largement à la portée des Bleus, l'incapacité chronique à faire la différence et à en imposer aura été flagrante.

Un sélectionneur presque sans titres.

S'il empocha deux coupes de France (1973 avec Lyon et 1984 avec Bordeaux) etun championnat de France (en 1979 avec Strasbourg ) en tant que joueur, Raymond Domenech n'a rien gagné comme entraîneur. Avec le FC Mulhouse, puis l'Olympique Lyonnais et enfin les Espoirs, aucun fait d'armes à son palmarès. A peine une montée en Division 1 avec les Gones en 1988. S'il est un formateur reconnu et si son travail dans la Direction Technique Nationale est salué de tous, cela ne fait pourtant pas gagner de titres. Lorsque l'on sait qu'il a eu sous sa coupe la plupart des talents français en équipe de France Espoirs, voilà une autre interrogation sur l'homme.

Un personnage qui agace.

Ayant un faible pour le théâtre et maniant habilement la langue de bois, Raymond Domenech est loin de plaire à tous. Et lorsqu'il ne dévoile qu'à moitié sa sélection des 23 devant la France entière, préférant offrir ses impressions et le nom des joueurs au généreux sponsor SFR, on peut croire qu'il cherche à être haïs. Mais le problème c'est qu'en plus d'agacer l'opinion et les médias, le sélectionneur ne fait pas l'unanimité auprès de son groupe. Son fort caractère n'est apparemement pas fédérateur. Et si ce genre de comportement fonctionne avec José Mourinho, c'est uniquement parce que Chelsea gagne des titres.

Les 23 à l'image de ses deux ans.

Sans entrer dans les détails de la sélection, la liste des 23 n'est finalement pas une surprise. Raymond-le-batisseur n'a finalement rien révolutionné. Ainsi, 15 des 23 étaient présents lors de l'Euro raté de 2004, 12 faisaient parties du marasme de 2002. Domenech a tout de même pris soin de placer une fausse surprise (Ribéry), un inattendu (Chimbonda) et un joueur qui divise (Dhorasso) histoire de rester fidèle à ce rôle qu'il joue depuis deux ans. Reste à savoir comment le sélectionneur va donner une âme à un groupe qui semble l'avoir perdue depuis longtemps.

Pour Raymond Domenech, cette Coupe du Monde aura de vrais airs de révélateur. Car dans une compétition majeure, le masque va forcément tomber. Verra-t-on un digne successeur de Aimé Jacquet, qui a construit un plan parfait sans être compris, ou verra-t-on un homme arrogant sombrer dans sa suffisance? Réponse le plus près possible du 9 Juillet... si tout va bien.

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17 mai 2006

Lancement de la chronique du Mondial

 

La 18ème Coupe du Monde de la Fifa, qui se tiendra du 9 Juin au 9 Juillet en Allemagne, est un événement planétaire. Non pas uniquement parce que son nom l'indique, mais plus simplement parce que le football est une passion universelle. C'est pourquoi le blog AllandNothing ouvre sa Chronique du Mondial. Dans un premier temps nous nous attacherons à évaluer l'équipe de France, ligne par ligne, joueur par joueur, en décortiquant nos forces et nos faiblesses. Puis une présentation des autres prétendants prendra place. Et durant la compétition, un suivi des matchs et une analyse des résultats seront  effectués aussi souvent que possible. Que ce soit sous forme écrite et peut être même en mini-Podcast, le blog tâchera de vous faire partager cet événement à sa manière.

Et comme toujours sur ce blog d'actualité ET DE DEBATS, les participations sont les bienvenues. Des liens vers des articles pertinents, l'apport de votre science du sport ou tout simplement de votre avis de supporter et/ou spectateur, tout est admis et surtout encouragé. Ensemble, faisons en sorte qu'une fois de plus le Mondial de football soit un événement fédérateur, un outil de partage.

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15 mai 2006

Ligue 1 : le classement final

 Voilà une année de football nationale qui prend fin. Une année qui sera vite éclipsée par le Mondial 2006 que tout le monde attend. Une année qui n'a pas forcement marqué les esprits, que ce soit par la qualité du jeu sur les terrains de L1 ou par les performances françaises sur la scène européenne. Il n'empêche que la Ligue1 2005-2006 a tiré sa révérence en nous laissant le travail du bilan.

Lyon intouchable.

Si le championnat cette année (encore?) a été jugé comme peu passionnant, d'un intérêt réduit et avec un suspens limité, il ne faut pas oublier le résultat historique de l'OL. On a ainsi tendance à oublier que Lyon est la première équipe en engranger un 5ème titre consécutif. Une sacrée performance. Et si la course au trophée s'est montrée d'un intérêt médiocre, s'est bien parce que l'ogre lyonnais est un champion incontestable. Comme Armstrong sur le Tour de France, on se lasse vite en France de ces champions trop forts. Il n'empêche que cette équipe a le potentiel pour rivaliser en Champion's League avec les plus grands. Et si Jean-Michel Aulas parvient à boucler un bon recrutement (c'est de plus en plus difficile!) avec en prime un buteur de classe mondial qu'on attend depuis longtemps, ce champion là pourrait prendre d'ici peu une toute autre envergure.

La course à l'Europe, la « vraie compétition » 2005-2006.

Si Lyon a tué tout suspens assez rapidement, la course aux places européennes s'est avérée être une quête passionnante, et ce jusque la dernière journée. Bordeaux est cette année le dauphin lyonnais. Après quelques saisons indignes de son rang, les bordelais ont trouvé un nouveau souffle. Un vent de réussite insufflé par Ricardo, l'ex joueur de Paris débarqué cet été. Le jeu est certes stéréotypé « défensif » et Bordeaux n'a pas toujours joué un grand football. Mais la régularité des performances envoie les girondins en Ligue de Champions. Le suspens pour la 3ème place aura lui été un peu plus important. Et ce sont les lillois de Claude Puel qui ont raflé la mise. Alors qu'ils ont déjà disputé l'Europe cette saison, les dogues du LOSC confirment que leur qualité n'est pas un coup de chance. S'ils possèdent le meilleur entraîneur de L1 ce n'est pas un hasard. Et malgré une mairie qui ne cesse de plomber le dossier du grand stade, Lille a réalisé sur le terrain une nouvelle belle saison. Un préliminaire de Ligue des Champions qui confirme leur progression saison après saison. Et la région Nord-Pas-de-Calais ne s'arrête pas là. Car la 4ème place, qualificative en UEFA est revenue à Lens. Les joueurs de Francis Gillot étaient pourtant 2ème à l'issu des matchs aller, mais un monumental coup de pompe hivernal aura eu raison de leurs velléités. Heureusement, par une belle fin de saison et un coup de pouce du destin, les Sang et Or viennent placer l'Europe dans le paquet cadeau de leur centenaire. En cinquième position, l'Olympique de Marseille finit une saison mi figue mi raisin. Arborant des objectifs peu élevés et une volonté de construire tranquillement leur effectif, les dirigeants olympiens ne peuvent être déçus du 5ème rang. Mais aux vues de leur deuxième moitié de saison (après une mercato prolifique) de leur parcours européen et de celui en Coupe de France, nul doute qu'une unique place en coupe Intertoto doit provoquer bien des regrets. En sixième et septième position pointent respectivement Auxerre et Rennes. Deux équipes aux parcours opposés mais au classement similaire. Les bourguigons commençaient la saison magnifiquement avant de lâcher prise petit à petit une fois l'hiver venu. Les bretons eux réalisaient un début catastrophe, une coupe de l'UEFA ratée, mais revenaient après la trêve dans les hautes sphères du classement. Au final, Santini n'a pas fait oublier Guy Roux à l'AJA et sans être mauvaise, la saison auxerroise ne restera pas dans les anales. Quand aux hommes de Böloni, on attendait leur confirmation, et la 7ème place finale n'en est pas vraiment une.

Le ventre mou, entre déceptions et surprises.

De la 8ème à la 17ème place, le ventre mou du classement révèle des bilans très hétérogènes. Du côtés des bonnes surprises il y à Nice (8ème) qui échoue au final non loin de l'Europe avec cette position et la finale de la Coupe de la Ligue. Les aiglons de Fred Antonetti qui ont joué l'offensive toute la saison et ne doivent pas regretter ce choix. Autres satisfactions, celles des promus. Tous se sont maintenus en L1 l'année de leur accession. Le Mans (11ème) et Nancy (12ème) ont déjoué les pronostics, en se plaçant relativement haut dans la hiérarchie et en jouant un football plaisant. D'autant que les lorrains disputeront l'UEFA l'an prochain après avoir gagné la coupe de la Ligue. Les joueurs de Troyes (17ème) premiers non relégables ont sauvé les meubles de justesse. Mais dans cette difficile lutte pour le maintien, ils auront sauvé leur peau face à des adversaires pourtant mieux armés à la base. Dans la longue liste des déceptions, on pourra commencer par le PSG (9ème). Si les parisiens ont sauvé leur saison en gagnant la coupe de France, leur saison aura été pour le moins ratée. Un sacré gâchis aux vues de leur riche effectif. Monaco (10ème) et St Etienne (13ème) sont dans la même veine de ces équipes aux qualités réelles mais incapables d'être consistantes tout au long d'une saison. Ces trois là auront du travail cet été pour préparer la saison prochaine. Enfin, Nantes, Sochaux et Toulouse respectivement 14ème, 15ème et 16ème auront été plus ou moins fidèles à leur rang. Si les deux premières nommées sont des équipes sur le déclin, dont le classement final est en adéquation avec leurs effectifs et leurs moyens, les toulousains ont pour leur part réalisé un gros bide. Avec un recrutement ambitieux et (semblait-il) de qualité, les ex Pitchounes de Mombaerts n'auront jamais rien prouvé tout au long de l'année. Là aussi du changement est à prévoir.

Les relégués, des combattans résignés.

Ajaccio, Strasbourg et Metz sont dans l'ordre les trois dernières équipes au classement. Sanction immédiate, un aller simple pour la Ligue 2, histoire de se remettre les idées en place. Pour les grenats, rien à dire ou presque. Une saison indigne d'une équipe de première division, aucune volonté de s'en sortir et des distorsions dans les vestiaires, espérons pour eux que le voyage en L2 sera le début d'une purge nécessaire. Quand aux corses et aux alsaciens, qui nous avaient habitué à fleureter avec la zone rouge et à s'en sortir depuis quelques saisons, l'exercice 05-06 aura été celui de trop. Dommage pour des strasbourgeois qui ont pourtant réguliérement montré leur qualité, réussissant un surprenant parcours européen et s'accrochant jusqu'au bout. Le recrutement raté de cet été et du mercato a été fatal à Jacky Duguéperoux, qui laissera son poste à un certain JPP l'an prochain, en Ligue 2 cependant. Pour Ajaccio, là aussi la déception est grande. Non pas que les corses méritaient mieux, mais en voyant la classe biberon jouer la fin du championnat et réaliser quelques grosses performances, c'est à se demander si le maintien n'était pas envisageable. Dommage.

Il faudra maintenant attendre la fin Juillet pour revoir nos équipes préférées en découdre dans notre chère Ligue1. En attendant, une petite Coupe du Monde devrait réussir à satisfaire les amateurs de ballon rond. Quand aux autres, espérons que le temps soit clément pour profiter des terrasses des cafés...

16:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sport

08 mai 2006

Lille-Lyon passe la médiocrité de la Ligue 1 au révélateur

 La 37ème journée du championnat de France de Ligue 1 devait être une fête compte tenu des enjeux pour l'Europe qui persistent en haut du classement. Sur les pelouses, avec 30 buts inscrits et de jolies rencontres, les acteurs ont rempli leur rôle. Mais difficile d'en dire autant des coulisses.

Malheureusement, cette journée n'aura été en effet que le théâtre de la médiocrité du football français. L'objet du délit? Le match opposant Lille-Lyon pardi! N'avez vous rien suivi, c'est pourtant une affaire d'Etat! Les récents quintuples champions de France se déplacèrent sans la totalité de leur équipe type au Stadium Nord, et en revinrent les valises pleines d'un 4-0. Le sacrilège c'est que ce résultat conforte le LOSC en 3ème position (qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions) élimine Lens et Rennes dans la course au tour préliminaire et met Marseille dans une situation difficile pour le même objectif. Et si les rennais sont restés relativement sobres sur cette « affaire », on ne saurait en dire autant de l'OM et du RC Lens.

Chez les rivaux des lillois, le président Gervais Martel n'y allait pas par quatre chemins : « ces quatre buts encaissés à Lille démontrent que Lyon n'est pas encore un grand club et a encore du chemin à faire pour en devenir un... ». Reste néanmoins que l'OL a aligné au coup d'envoi des joueurs comme Reveillère, Abidal, Malouda, Govou ou Fred et à un autre niveau Müller, Monsoreau et Pedretti qui ont participé activement au titre de champion des lyonnais tout en jouant la Ligue des Champions. Si c'est ça mettre une équipe B, alors les lensois, marseillais et tous les autres peuvent se féliciter d'avoir de jolies équipes C. Et après leurs nombreuses déclarations, faut-il rappeler au nouveau Caliméro du championnat de France, l'Olympique de Marseille, le tristement célèbre PSG-OM de cette année ou encore le Marseille B- Toulouse d'il y a deux ans qui avait coûté au Mans sa place en Ligue 1 à l'époque.

On peut ajouter à ceux qui ne critique l'équipe qui est championne de France depuis cinq saisons (excusez du peu) que lorsque Paris se déplace à Rennes avec ses stars sur le banc et ne réalise qu'un match nul, personne à Lille ou ailleurs n'a fait de scandale. Idem dans les grands championnats européens où lorsque le Milan AC ou Arsenal font tourner leur effectif avant de grandes échéances.

Enfin, pour revenir sur le match en lui même, les dirigeants-fausses-victimes feraient mieux de regarder comment Lille a joué un match plein sans se poser de questions. Et peut-être n'y a-t-il aucun lien entre cette victoire des Dogues et le fait que Lyon n'a plus emporté de match à Lille depuis 2000-2001. Ni même entre ce joli match et celui gagné par les lillois à Gerland en Décembre dernier (Lille était alors la première équipe en Europe a avoir battu l'ogre lyonnais). Quand en parallèle Rennes, Lens et Marseille n'obtiennent que des matchs nuls, y'a-t-il une raison valable de polémiquer?

Car cette affaire montée de toute pièce n'est qu'un nouvel exemple de la médiocrité et de la bassesse de notre Ligue 1. Des équipes incapables de réaliser une saison complète et de concrétiser leurs objectifs qui cherchent à picorer là où elles le peuvent pour sauver les apparences, quitte à fouiller dans le purin, n'est-ce pas là le seul et unique scandale de cette journée et de tant d'autres? Alors qu'on évoque une réforme des points pour relancer l'intérêt de notre meilleure compétition nationale de football, force est de constater que c'est au niveau de l'état d'esprit que certains devraient revoir leurs copies.

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