02 mars 2006

France 1-2 Slovaquie : ça ne se passe pas de commentaires, la preuve...

 

Pour une équipe qui prépare la coupe du monde, une défaite fait toujours mal. L'équipe de France ne déroge pas à la règle. Une ultime rencontre avant que le sélectionneur ne donne sa liste de 23 partants pour le mondial qui ne s'est pas déroulée comme la France du football pouvait l'espérer.

Les données de l'équation proposée à nos Bleus ce soir étaient simples. L'adversaire slovaque est une bonne jeune équipe de football. Eliminée en barrage par l'Espagne sur la route de la coupe du monde, non sans avoir tout donné, la Slovaquie avait terminé deuxième du groupe 3 derrière les intouchables portugais et devant la Russie et la Lettonie (qui ont toutes deux disputé l'Euro 2004). En somme un adversaire intéressant pour un bon test. Pas de quoi non plus paniquer pour l'équipe de France. Et c'est peut-être là le problème. Car malgré l'appellation « amicale » de la rencontre, un tel match de préparation en vue d'un événement majeur ne doit pas être pris à la légère, et se doit de déboucher sur des éléments de réponses aux interrogations présentes. Et on peut estimer que ça n'a pas véritablement été le cas ce soir.


La rencontre.

Le match en lui-même n'a à première vue rien de honteux. L'équipe de France débute la rencontre avec une belle envie, des occasions nombreuses et un jeu plutôt appliqué. A vrai dire, mis à part les toutes premières minutes, les slovaques n'ont pas géné les Bleus le moins du monde. Seulement David Trezeguet n'a jamais su régler sa mire, lui d'ordinaire si précis à la finition. A la mi-temps on se dit donc que la France est sur de bons rails et que la situation va finir par se décanter. Domenech n'est d'ailleurs pas inquiet et déclare ainsi qu'« il ne manque plus que des buts ». Et bien il ne va pas être déçu. Le deuxième acte commence avec trois nouveaux acteurs sur le terrain, le trio Henry-Wiltord-Malouda remplaçant ainsi Anelka, Trezeguet et surtout Zidane. Les Bleus passent donc d'un 4-3-1-2 à un 4-3-3. Comme en première mi-temps, les slovaques entrent bien dans le jeu puis les français prennent les débats à leur compte. Mais à la 62ème minute le néo-strasbourgeois Nemeth, qui touche alors son premier ballon, place une frappe limpide de loin qui trompe logiquement Barthez. Coup de froid sur le Stade de France. Les Bleus ne baissent alors pas les bras et obtiennent à la 75ème un penalty imaginaire transformé par Wiltord. Tout le monde est alors soulagé sans être convaicu. Mais à la suite d'un contre express du poison slovaque Vittek, fauché par Malouda devant la surface de réparation française, un coup franc dangereux est sifflé. Valachovic lui aussi entré en cours de match trouve le fond des filets sur une belle frappe de balle. Le coup de frois ressenti plus tôt fait place à un coup de tonnerre puisque nous jouons alors la 82ème minute. Malgré de derniers efforts offensifs, l'équipe de France ne recollera jamais au score. Un dur résultat, et une sensation étrange à la fin de la rencontre.


L'analyse.

Car en analysant les événements, il est difficile de donner une tendance à cette sortie des Bleus. Au niveau du jeu, il y avait du mieux c'était flagrant. Des occasions en pagaille, enfin une animation cohérente et une plutôt belle tenue collective. Mais alors que notre équipe nationale joue un des meilleurs football de l'ère Domenech, elle enregistre sa première défaite sur la même période. Cette équipe qui a montré si peu de qualité et de certitudes en deux ans a réussi à se qualifier pour le mondial, celle de ce soir aura joué un très bon match et aura été défaite par un pays non qualifié pour cette grande compétition. Et c'est là où les interrogations pleuvent, sans avoir trouvé ce soir les débuts de solutions pourtant nécessaires à la construction de ce groupe des 23. Tout d'abord et on revient toujours sur ce point, on se demande quelle est la logique du sélectionneur, un Raymond Domenech trop sur de lui malgré la défaite. Certes il est le décideur final et le choix du groupe lui revient de droit, il insiste suffisamment là dessus et il a raison. Mais les directives de son poste lui imposent également de constituer l'équipe la plus cohérente et la plus compétitive. Or, commencer le match avec Diarra et Dhorasso dans l'entre-jeu alors que ces deux joueurs sont souvent à la peine dans des clubs qui eux aussi ne jouent plus les premiers rôles cette saison, voilà qui ne relève pas du bon sens. Ensuite, dans son orientation de sélection, si il fait le pari de la construction et de la jeunesse (comme les sélections de Clerc et de Toulalan le supposent) pourquoi n'appelle-t-il pas un Ribéry très en verve? Si il décide de faire jouer les joueurs les plus talentueux qui correspondent à un idéal de groupe, pourquoi n'incorpore-t-il toujours pas Pirès et Micoud, deux joueurs qui répondent à ces critères? Mais les interrogations sur les joueurs sélectionnés comptent peu. C'est surtout le projet du sélectionneur qui reste un mystère.

Au niveau des acteurs d'autres questions se posent . En effet, quand deux fines gachettes en club comme Trezeguet et Henry ne parviennent pas à trouver le chemin des buts en sélection et ce de manière récurrente, il convient de se demander ce qui cloche dans cette équipe. Une malédiction peut-être. Car ce soir les deux hommes ont eu les ballons dans les mêmes espaces qu'en club. C'est souvent derrière cette excuse qu'on les cache, mais elle n'était plus valable dans ce match. Et pourtant ils n'auront pas trompé la vigilence du gardien slovaque. Toujours dans la performance des joueurs, on pourra enfin se demander comment ils parviennent à gérer aussi mal leurs matchs, eux qui jouissent pourtant de cadres expérimentés et de talent à revendre. Durant les éliminatoires, ils ne parvenaient pas à faire la différence dans les matchs « tactiques » et fermés. Ce soir, en jouant résolument plus offensifs, les Bleus n'ont pas su gérer leur avantage et sombrent face à des adversaires très réalistes. Thierry Henry déclarait ainsi à la sortie des vestiaires : « On a vraiment essayé de jouer vers l'avant mais on prend ce coup de poignard avec le but de Nemeth. On a alors dû sortir tous azimuts et on prend un autre but.» Et c'est là où les Bleus se trompent. Une grande équipe soit disant si sereine n'a pas besoin de sortir tous azimuts. Comme l'Italie elle gère. Comme le Brésil elle régale.

A 100 jours du mondial, si l'équipe de France a produit une performance intéressante en terme de jeu, le reste n'y était pas. On sait que le jeu est essentiel. Mais le jeu sans maîtrise, sans lucidité et surtout sans résultat ne sert à rien. Alors, inquiétant?


01 mars 2006

La Nouvelle-Orléans : un Mardi Gras pour oublier

 

 

On se souvient tous fort bien, malheureusement, des images de chaos venant de la Nouvelle-Orléans après le passage de la tristement célèbre Katrina. Le bilan comptable et moral aujourd'hui ne semble toujours pas relever une amélioration de la situation.

La population a ainsi été disséminé aux quatre coins du pays, obtenir un logement est devenu un véritable luxe et l'assistance médicale est plus que jamais difficile à obtenir. Pire, les revenus du tourisme, l'une des principales sources de richesses et d'emploi de la Nouvelle-Orléans, peinent à retrouver un niveau proche de celui d'avant Katrina. Et c'est pourtant tellement important dans le processus de reconstruction. On note ainsi que les ventes sont en dessous de 50 à 70% de ce qu'elles étaient avant Katrina. Deux tiers des restaurants sont fermés, et les rares établissement ouverts notent une affluence relativement faible, et fournissent des services de qualité médiocre compte tenu du manque de personnel. Enfin, selon un récent sondage Gallup, 53% des personnes interrogées estiment que la principale cause de blocage dans la reconstruction est représentée par les autorités locales jugées corrompues. Presque 36% des sondés allant même jusqu'à affirmer que le gouvernement fédéral ne se soucie guère de la situation actuelle.

Une jolie ambiance donc, un climat très incertain et pourtant, au milieu de ce marasme le peuple de la Nouvelle-Orléans a ce mardi envoyé un signe fort au monde entier : la premier Mardi Gras d'après Katrina s'est déroulé comme si de rien était. Enfin presque. Avec les 1100 morts comptabilisés en Louisiane (où se trouve la Nouvelle-Orléans) et le départ forcé d'une partie de la population, il existait un certain « vide ». Certes plusieurs dizaines de milliers de personnes ont fait la fête en toute simplicité comme chaque année, mais les stigmates étaient présentes, latentes. Ainsi, le plus célèbre groupe noir de la ville, le « Zulu Krewe » était amputé de deux tiers de ses membres. Pendant Katrina, dix membres sont décédés et aujourd'hui, seulement 200 des 600 membres sont de retour en ville. Tout un symbole. Mais pas la moindre pointe de fatalisme chez leur porte parole Jay Banks, tout au contraire : « plus vite nous remettrons en route la Nouvelle-Orléans, plus vite les gens retrouveront leur vie d'avant ». Et comme eux, de nombreux habitants font la fête, se retrouvent et discutent en toute insouscience. Pourtant certains ont perdu cet été tous leurs biens et parfois des proches. Mais cette fête est le symbole du renouveau de la Nouvelle-Orléans, celui impulsé par sa population en tout cas. Un joli message de courage et d'espoir.

27 février 2006

Le Podcast AllAndNothing n°1



Voila, c'est tout chaud ça vient de sortir Le Podcast d'AllAndNothing numéro un est à votre disposition...

Au programme, dans le Podcast 1 part 1 : l'actualité du Week-End en relief et un petit morceau de musique. Dans le Podcast 1 part 2 : la chronique sport. J'espère que vous apprécierez.

podcast

podcast

Réagissez sur ces podcast, pour enrichir les informations, donnez vos commentaires... et surtout faite progresser le niveau et donnez vos idées pour les chroniques ou la musique.

Merci à tous, au plaisir de vous lire...



 

18 février 2006

La Belgique dit non aux BASM

 

Comme pour les mines antipersonnel il y a quelques années, la Belgique montre l'exemple en interdisant les bombes à sous-munition. Ces engins qui tuent plusieurs milliers de civils chaque année, sans compter le nombre de mutilations provoquées, sont produites et stockées par la plupart des grandes économies, la France y compris. Handicap Internationnal qui lutte farouchement contre ces armes a estimé que ce vote était « historique ».

Ce qu'il faut souligner dans la très large majorité des députés belges favorables à cette loi, c'est qu'ils ont résisté à toutes les pressions des lobbies de l'armement et des Etats, qui jusqu'à présent parvenaient à empêcher toute interdiction. Il faut dire que la production de bombes à sous-munition, comme toute production d'armement, génère une jolie manne financière que les grandes nations ne rechignent pas à empocher. Intelligence de cette loi, elle n'exclut pas toute production « intelligente » qui serait en mesure d'être efficace à 100%, sans risquer la vie ou la santé des civils. La Belgique va donc de l'avant, et esperons qu'elle entraîne dans son sillage bon nombre d'interdictions sur ce genre d'armes à travers le monde.

10 février 2006

Bienvenu E-connexion

Je parle rarement de ce que je fais personnellement sur mon blog, mais là j'ai envie de faire un petit coup de pub. Avec 3 camarades de promotion, nous lançons le journal de la Faculté Libre de Sciences Economiques et de Gestion de l'Institut Catholique de Lille. Ce premier numéro n'est peut-être pas encore le meilleur du meilleur car nous essuyons encore les platres et nous avons beaucoup de travail en ce sens, mais il représente l'aboutissement d'un dur et agréable labeur. La version papier ne sera distribuée que dans l'enceinte de notre chère FLSEG mais nous mettons une version en ligne (allégée) de son contenu sur le blog d'E-connexion. J'espère que ce travail vous plaira et que la communauté en ligne autour du journal sera constructive et intéressante.

N.B : nous sommes toujours à la recherche de partenaires pour faire vivre ce journal, toute proposition est évidement la bienvenue.