15 mai 2006

Ligue 1 : le classement final

 Voilà une année de football nationale qui prend fin. Une année qui sera vite éclipsée par le Mondial 2006 que tout le monde attend. Une année qui n'a pas forcement marqué les esprits, que ce soit par la qualité du jeu sur les terrains de L1 ou par les performances françaises sur la scène européenne. Il n'empêche que la Ligue1 2005-2006 a tiré sa révérence en nous laissant le travail du bilan.

Lyon intouchable.

Si le championnat cette année (encore?) a été jugé comme peu passionnant, d'un intérêt réduit et avec un suspens limité, il ne faut pas oublier le résultat historique de l'OL. On a ainsi tendance à oublier que Lyon est la première équipe en engranger un 5ème titre consécutif. Une sacrée performance. Et si la course au trophée s'est montrée d'un intérêt médiocre, s'est bien parce que l'ogre lyonnais est un champion incontestable. Comme Armstrong sur le Tour de France, on se lasse vite en France de ces champions trop forts. Il n'empêche que cette équipe a le potentiel pour rivaliser en Champion's League avec les plus grands. Et si Jean-Michel Aulas parvient à boucler un bon recrutement (c'est de plus en plus difficile!) avec en prime un buteur de classe mondial qu'on attend depuis longtemps, ce champion là pourrait prendre d'ici peu une toute autre envergure.

La course à l'Europe, la « vraie compétition » 2005-2006.

Si Lyon a tué tout suspens assez rapidement, la course aux places européennes s'est avérée être une quête passionnante, et ce jusque la dernière journée. Bordeaux est cette année le dauphin lyonnais. Après quelques saisons indignes de son rang, les bordelais ont trouvé un nouveau souffle. Un vent de réussite insufflé par Ricardo, l'ex joueur de Paris débarqué cet été. Le jeu est certes stéréotypé « défensif » et Bordeaux n'a pas toujours joué un grand football. Mais la régularité des performances envoie les girondins en Ligue de Champions. Le suspens pour la 3ème place aura lui été un peu plus important. Et ce sont les lillois de Claude Puel qui ont raflé la mise. Alors qu'ils ont déjà disputé l'Europe cette saison, les dogues du LOSC confirment que leur qualité n'est pas un coup de chance. S'ils possèdent le meilleur entraîneur de L1 ce n'est pas un hasard. Et malgré une mairie qui ne cesse de plomber le dossier du grand stade, Lille a réalisé sur le terrain une nouvelle belle saison. Un préliminaire de Ligue des Champions qui confirme leur progression saison après saison. Et la région Nord-Pas-de-Calais ne s'arrête pas là. Car la 4ème place, qualificative en UEFA est revenue à Lens. Les joueurs de Francis Gillot étaient pourtant 2ème à l'issu des matchs aller, mais un monumental coup de pompe hivernal aura eu raison de leurs velléités. Heureusement, par une belle fin de saison et un coup de pouce du destin, les Sang et Or viennent placer l'Europe dans le paquet cadeau de leur centenaire. En cinquième position, l'Olympique de Marseille finit une saison mi figue mi raisin. Arborant des objectifs peu élevés et une volonté de construire tranquillement leur effectif, les dirigeants olympiens ne peuvent être déçus du 5ème rang. Mais aux vues de leur deuxième moitié de saison (après une mercato prolifique) de leur parcours européen et de celui en Coupe de France, nul doute qu'une unique place en coupe Intertoto doit provoquer bien des regrets. En sixième et septième position pointent respectivement Auxerre et Rennes. Deux équipes aux parcours opposés mais au classement similaire. Les bourguigons commençaient la saison magnifiquement avant de lâcher prise petit à petit une fois l'hiver venu. Les bretons eux réalisaient un début catastrophe, une coupe de l'UEFA ratée, mais revenaient après la trêve dans les hautes sphères du classement. Au final, Santini n'a pas fait oublier Guy Roux à l'AJA et sans être mauvaise, la saison auxerroise ne restera pas dans les anales. Quand aux hommes de Böloni, on attendait leur confirmation, et la 7ème place finale n'en est pas vraiment une.

Le ventre mou, entre déceptions et surprises.

De la 8ème à la 17ème place, le ventre mou du classement révèle des bilans très hétérogènes. Du côtés des bonnes surprises il y à Nice (8ème) qui échoue au final non loin de l'Europe avec cette position et la finale de la Coupe de la Ligue. Les aiglons de Fred Antonetti qui ont joué l'offensive toute la saison et ne doivent pas regretter ce choix. Autres satisfactions, celles des promus. Tous se sont maintenus en L1 l'année de leur accession. Le Mans (11ème) et Nancy (12ème) ont déjoué les pronostics, en se plaçant relativement haut dans la hiérarchie et en jouant un football plaisant. D'autant que les lorrains disputeront l'UEFA l'an prochain après avoir gagné la coupe de la Ligue. Les joueurs de Troyes (17ème) premiers non relégables ont sauvé les meubles de justesse. Mais dans cette difficile lutte pour le maintien, ils auront sauvé leur peau face à des adversaires pourtant mieux armés à la base. Dans la longue liste des déceptions, on pourra commencer par le PSG (9ème). Si les parisiens ont sauvé leur saison en gagnant la coupe de France, leur saison aura été pour le moins ratée. Un sacré gâchis aux vues de leur riche effectif. Monaco (10ème) et St Etienne (13ème) sont dans la même veine de ces équipes aux qualités réelles mais incapables d'être consistantes tout au long d'une saison. Ces trois là auront du travail cet été pour préparer la saison prochaine. Enfin, Nantes, Sochaux et Toulouse respectivement 14ème, 15ème et 16ème auront été plus ou moins fidèles à leur rang. Si les deux premières nommées sont des équipes sur le déclin, dont le classement final est en adéquation avec leurs effectifs et leurs moyens, les toulousains ont pour leur part réalisé un gros bide. Avec un recrutement ambitieux et (semblait-il) de qualité, les ex Pitchounes de Mombaerts n'auront jamais rien prouvé tout au long de l'année. Là aussi du changement est à prévoir.

Les relégués, des combattans résignés.

Ajaccio, Strasbourg et Metz sont dans l'ordre les trois dernières équipes au classement. Sanction immédiate, un aller simple pour la Ligue 2, histoire de se remettre les idées en place. Pour les grenats, rien à dire ou presque. Une saison indigne d'une équipe de première division, aucune volonté de s'en sortir et des distorsions dans les vestiaires, espérons pour eux que le voyage en L2 sera le début d'une purge nécessaire. Quand aux corses et aux alsaciens, qui nous avaient habitué à fleureter avec la zone rouge et à s'en sortir depuis quelques saisons, l'exercice 05-06 aura été celui de trop. Dommage pour des strasbourgeois qui ont pourtant réguliérement montré leur qualité, réussissant un surprenant parcours européen et s'accrochant jusqu'au bout. Le recrutement raté de cet été et du mercato a été fatal à Jacky Duguéperoux, qui laissera son poste à un certain JPP l'an prochain, en Ligue 2 cependant. Pour Ajaccio, là aussi la déception est grande. Non pas que les corses méritaient mieux, mais en voyant la classe biberon jouer la fin du championnat et réaliser quelques grosses performances, c'est à se demander si le maintien n'était pas envisageable. Dommage.

Il faudra maintenant attendre la fin Juillet pour revoir nos équipes préférées en découdre dans notre chère Ligue1. En attendant, une petite Coupe du Monde devrait réussir à satisfaire les amateurs de ballon rond. Quand aux autres, espérons que le temps soit clément pour profiter des terrasses des cafés...

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12 mai 2006

M6, la petite chaîne qui monte... et que descend TF1

 

Nicolas de Tavernost, le président de la sixième chaîne doit se ronger les sangs. Car si, concurrence oblige, les différents groupes de télévision français sont habitués aux guéguerres, TF1 vient de franchir un pallier dans son travail de sappe.

Tout commence par le départ de l'ex-joker de la première, Laurence Ferrari, qui quittait la chaîne pour Canal+ afin de franchir un pallier. Pour la remplacer, TF1 avait dans un premier temps envisagé d'enrôler l'étoile montante de sa filiale d'information LCI, Mélissa Theuriau. Mais, ô comble du sacrilège, la jeune journaliste déclina cette proposition, estimant devoir prendre son temps. On s'attendait à une réaction du côté de Patrick Lelay le PDG de TF1. Et celui-ci a finalisé un stratagème aussi rapide que terriblement efficace. Il a débauché de la « petite chaîne qui monte » Anne-Sophie Lapix, ex-journaliste de LCI. Et le coup porté est puissant. Car A-S Lapix est depuis la rentrée 2005 une véritable garante de l' identitée M6, puisqu'elle présentait à la fois le tout nouveau journal de la mi-journée et l'émission Zone Interdite. Ses nouvelles fonctions seront le remplacement de Claire Chazal sur le JT lors de ses congès et la co-présentation de l'émission Sept à Huit, à partir de Septembre.

Mais la première chaine ne s'est pas arrêtée là. Car dans le nouveau programme de développement de M6, le football tient une place importante. L'obtention de 32 matchs de la Coupe du Monde 2006 faisait en ce sens la fierté et la réussite de la 6. Mais c'était sans compter sur l'intervention de TF1 ce mardi. La chaîne qui disposait déjà des 27 meilleurs matchs du Mondial dont ceux de l'équipe de France a acquis en sous-licence les droits de l'ensemble de matchs. Et elle vient de les céder à Canal+ et Eurosport, qui pourront passer les matchs en direct, à l'exception de ceux des Bleus qui ne pourront être diffusés qu'en différé. Mr Lelay démontre ainsi le pouvoir de sa chaîne tout en démontant la stratégie M6. Et contrairement au transfert d'Anne-Sophie Lapix, il n'est pas possible de parler de simple hasard, TF1 s'en prend directement à M6.

Reste à savoir comment réagira Nicolas de Tavernost, au niveau de la communication du groupe M6 et de ses actions en terme de recrutement. Les arrivées évoquées de Marc-Olivier Fogiel et de Thomas Hugues (actuellement sur TF1) lui permettraient certainement de limiter la casse. Une chose est sûre, les hostilités sont plus que jamais ouvertes.

11 mai 2006

« L’une des grandes explications de l’homosexualité c’est le narcissisme, c’est la psychanalyse qui le dit » Christian Vanneste, Député UMP

Tout le monde ne connaît peut-être pas le député Christian Vanneste. Mais pour beaucoup le nom n’est pas inconnu. Outre ses positions politiques et sa participation à de nombreux débats (l’homme est professeur de philosophie) Mr Vanneste est surtout connu pour ses propos homophobes sur la prétendue infériorité des homosexuels, condamnés par le tribunal de Lille (une petite liste de ses interventions est disponible ici).

Confronté à Pascal Houzelot, président de Pink TV sur l’antenne d’Europe 1 sur le thème de la médiatisation des homosexuels, il a ainsi eu l’opportunité de placer quelques attaques envers ses ennemis préférés. Notez par ailleurs que ce débat dans l’émission de Jean-Marc Morandini a malheureusement tourné au double-monologue. S’il commença en se justifiant par la position de l’Eglise (« L’Eglise catholique est claire, et elle condamne ces comportements ») et par sa volonté de défendre la famille, le député Vanneste ne résistera pas longtemps à son goût pour l’extrême. Ainsi quand il clame que « ces comportements sont objectivement désordonnés » encore faudrait-il qu’il définisse la notion d’objectivité.

Fleuretant ensuite avec la ligne rouge, il affirme « Je suis hostile aux mouvements homosexuels qui sont des mouvements intellectuellement terroristes ». Lorsque l’animateur le recentre sur le débat, Christian Vanneste prétend paraphraser les défenseurs de la cause homosexuelle en lâchant « Nous sommes une minorité qui en raison du pouvoir qu’elle exerce sur les médias allons faire régner la terreur ». Et lorsque les auditeurs viennent l’accuser de démagogie ou l’attaquent plus directement, le député s’explique à nouveau « J’accuse le comportement, pas les personnes (…) On ne peut pas employer le mot maladie, mais le mot trouble ».

Enfin, sur le procès qui lui a valu une condamnation pour propos homophobes, Christian Vanneste se dit choqué que la justice s’attaque à un député qui utilise sa liberté d’expression. Et il prend le soin de mettre les formes à son atermoiement. Il reprend ainsi pêle-mêle, « On attaque un élu du peuple qui défend des idées partagées par la majorité (…) et j’ai des milliers de soutiens » ou encore « C’est un attentat à la démocratie au profit d’un lobby terroriste sur le plan intellectuel, ce qu’on appelle « les khmer roses » ». Et de conclure ainsi sur ce point « Condamner un député est inouï (…) c’est contre la liberté d’expression ».

Reste néanmoins que même le président de son propre parti, Nicolas Sarkozy a qualifié les propos initiaux d’« inadmissibles et (d’) imbéciles » et que la justice a condamné le député.

Voilà qui est dit !

Dans une volonté d’équité, vous pouvez également consulter le blog de Christian Vanneste ici.

 

 

10 mai 2006

OSS 117 fait son boulot

 
Imaginez James Bond qui se refuserait à une femme dans l'un des nombreux opus de la série... Imaginez-le encore ayant la logique d'une poule et aucune notion de géopolitique... Imaginez-le enfin se comporter de façon puérile lorsqu'il est chargé une fois de plus de sauver la planète... Et bien avec ce portrait en tête, vous pouvez imaginer sans aucun problème Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, campé au cinéma depuis le 19 Avril par l'incontournable Jean Dujardin.

A l'origine, cet espion est un américain d'origine française, issu de l'imagination de Jean Bruce et repris à sa mort par son épouse Josette. Adapté également en bande dessinée, le héros est présent à travers une riche filmographie (pas moins de 12 films, dont celui de 2006). Le tout dernier opus est donc OSS117 : Le Caire, nid d'espions, réalisé par Michel Hazanavicius. Le synopsis est relativement classique : en 1955, alors que Le Caire est un nid d'espions où les complots sont légion, l'agent Hubert Bonnisseur de la Bath est envoyé sur ordre du président René Coty afin non pas de sauver le monde, mais simplement les intérêts de la France. Il est aisé de se dire que l'histoire est connue, le super héros français triomphe des méchants anglais, soviétiques et autres extrémistes dans un bain de sang et d'effets pyrotechniques. Cependant, comme le laissait largement voir les bandes annonces, l'oeuvre est pour le moins « décalée », un sacré coup dans l'aile pour tous les James Bond de la terre.

Car c'est l'acteur et humoriste Jean Dujardin qui prend les rênes. Finie la perruque jaune et le look surfeur, bonjour cheveux gominés et costumes impeccables. Car l'humour oui, mais dans la classe. Entouré par Aure Atika et Bérénice Béjo en OSS 's girls, l'ancien membre des Nous C Nous livre une jolie interpretation d'un rôle vraiment sur mesure. Le scénario n'est certes pas extraordinairement riche (normal pour un film d'espionage non?) mais la démonstration fait son effet. Blagues à la pelle, comique de situation toujours bien senti, OSS117 va loin, mais jamais trop. Les nombreux clins d'oeil aux classiques du genre, les James Bond de Sean Connery en particulier, font sourire, et l'accent a été mis sur l'impression de « film de l'époque » comme en témoigne l'utilisation de lumières et de focales à l'ancienne ou d'effets d'optiques très fifties.

A la sortie du film, la sensation d'avoir eu un bon divertissement est de rigueur. Car si OSS117 n'est pas LE film de l'année, il a le mérite d'atteindre son ambition, la détente par le rire. Bien que sa diffusion soit maintenant limitée, OSS117 vaut le coup d'oeil. La version DVD représentera une bonne alternative à ceux qui n'ont pas voulu se déplacer. Petite précaution cependant : éloignez des écrans ceux qui n'aiment pas le style Dujardin. Ils en feraient une overdose.

Pour voir des vidéos sur OSS117, cliquez sur l'image

08 mai 2006

Lille-Lyon passe la médiocrité de la Ligue 1 au révélateur

 La 37ème journée du championnat de France de Ligue 1 devait être une fête compte tenu des enjeux pour l'Europe qui persistent en haut du classement. Sur les pelouses, avec 30 buts inscrits et de jolies rencontres, les acteurs ont rempli leur rôle. Mais difficile d'en dire autant des coulisses.

Malheureusement, cette journée n'aura été en effet que le théâtre de la médiocrité du football français. L'objet du délit? Le match opposant Lille-Lyon pardi! N'avez vous rien suivi, c'est pourtant une affaire d'Etat! Les récents quintuples champions de France se déplacèrent sans la totalité de leur équipe type au Stadium Nord, et en revinrent les valises pleines d'un 4-0. Le sacrilège c'est que ce résultat conforte le LOSC en 3ème position (qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions) élimine Lens et Rennes dans la course au tour préliminaire et met Marseille dans une situation difficile pour le même objectif. Et si les rennais sont restés relativement sobres sur cette « affaire », on ne saurait en dire autant de l'OM et du RC Lens.

Chez les rivaux des lillois, le président Gervais Martel n'y allait pas par quatre chemins : « ces quatre buts encaissés à Lille démontrent que Lyon n'est pas encore un grand club et a encore du chemin à faire pour en devenir un... ». Reste néanmoins que l'OL a aligné au coup d'envoi des joueurs comme Reveillère, Abidal, Malouda, Govou ou Fred et à un autre niveau Müller, Monsoreau et Pedretti qui ont participé activement au titre de champion des lyonnais tout en jouant la Ligue des Champions. Si c'est ça mettre une équipe B, alors les lensois, marseillais et tous les autres peuvent se féliciter d'avoir de jolies équipes C. Et après leurs nombreuses déclarations, faut-il rappeler au nouveau Caliméro du championnat de France, l'Olympique de Marseille, le tristement célèbre PSG-OM de cette année ou encore le Marseille B- Toulouse d'il y a deux ans qui avait coûté au Mans sa place en Ligue 1 à l'époque.

On peut ajouter à ceux qui ne critique l'équipe qui est championne de France depuis cinq saisons (excusez du peu) que lorsque Paris se déplace à Rennes avec ses stars sur le banc et ne réalise qu'un match nul, personne à Lille ou ailleurs n'a fait de scandale. Idem dans les grands championnats européens où lorsque le Milan AC ou Arsenal font tourner leur effectif avant de grandes échéances.

Enfin, pour revenir sur le match en lui même, les dirigeants-fausses-victimes feraient mieux de regarder comment Lille a joué un match plein sans se poser de questions. Et peut-être n'y a-t-il aucun lien entre cette victoire des Dogues et le fait que Lyon n'a plus emporté de match à Lille depuis 2000-2001. Ni même entre ce joli match et celui gagné par les lillois à Gerland en Décembre dernier (Lille était alors la première équipe en Europe a avoir battu l'ogre lyonnais). Quand en parallèle Rennes, Lens et Marseille n'obtiennent que des matchs nuls, y'a-t-il une raison valable de polémiquer?

Car cette affaire montée de toute pièce n'est qu'un nouvel exemple de la médiocrité et de la bassesse de notre Ligue 1. Des équipes incapables de réaliser une saison complète et de concrétiser leurs objectifs qui cherchent à picorer là où elles le peuvent pour sauver les apparences, quitte à fouiller dans le purin, n'est-ce pas là le seul et unique scandale de cette journée et de tant d'autres? Alors qu'on évoque une réforme des points pour relancer l'intérêt de notre meilleure compétition nationale de football, force est de constater que c'est au niveau de l'état d'esprit que certains devraient revoir leurs copies.