11 mai 2006

« L’une des grandes explications de l’homosexualité c’est le narcissisme, c’est la psychanalyse qui le dit » Christian Vanneste, Député UMP

Tout le monde ne connaît peut-être pas le député Christian Vanneste. Mais pour beaucoup le nom n’est pas inconnu. Outre ses positions politiques et sa participation à de nombreux débats (l’homme est professeur de philosophie) Mr Vanneste est surtout connu pour ses propos homophobes sur la prétendue infériorité des homosexuels, condamnés par le tribunal de Lille (une petite liste de ses interventions est disponible ici).

Confronté à Pascal Houzelot, président de Pink TV sur l’antenne d’Europe 1 sur le thème de la médiatisation des homosexuels, il a ainsi eu l’opportunité de placer quelques attaques envers ses ennemis préférés. Notez par ailleurs que ce débat dans l’émission de Jean-Marc Morandini a malheureusement tourné au double-monologue. S’il commença en se justifiant par la position de l’Eglise (« L’Eglise catholique est claire, et elle condamne ces comportements ») et par sa volonté de défendre la famille, le député Vanneste ne résistera pas longtemps à son goût pour l’extrême. Ainsi quand il clame que « ces comportements sont objectivement désordonnés » encore faudrait-il qu’il définisse la notion d’objectivité.

Fleuretant ensuite avec la ligne rouge, il affirme « Je suis hostile aux mouvements homosexuels qui sont des mouvements intellectuellement terroristes ». Lorsque l’animateur le recentre sur le débat, Christian Vanneste prétend paraphraser les défenseurs de la cause homosexuelle en lâchant « Nous sommes une minorité qui en raison du pouvoir qu’elle exerce sur les médias allons faire régner la terreur ». Et lorsque les auditeurs viennent l’accuser de démagogie ou l’attaquent plus directement, le député s’explique à nouveau « J’accuse le comportement, pas les personnes (…) On ne peut pas employer le mot maladie, mais le mot trouble ».

Enfin, sur le procès qui lui a valu une condamnation pour propos homophobes, Christian Vanneste se dit choqué que la justice s’attaque à un député qui utilise sa liberté d’expression. Et il prend le soin de mettre les formes à son atermoiement. Il reprend ainsi pêle-mêle, « On attaque un élu du peuple qui défend des idées partagées par la majorité (…) et j’ai des milliers de soutiens » ou encore « C’est un attentat à la démocratie au profit d’un lobby terroriste sur le plan intellectuel, ce qu’on appelle « les khmer roses » ». Et de conclure ainsi sur ce point « Condamner un député est inouï (…) c’est contre la liberté d’expression ».

Reste néanmoins que même le président de son propre parti, Nicolas Sarkozy a qualifié les propos initiaux d’« inadmissibles et (d’) imbéciles » et que la justice a condamné le député.

Voilà qui est dit !

Dans une volonté d’équité, vous pouvez également consulter le blog de Christian Vanneste ici.

 

 

05 mai 2006

« La monarchie présidentielle irresponsable, la majorité écrase-tout, l'Assemblée croupion, tout cela doit se terminer » Laurent Fabius

 Dans un entretien accordé au journal Le Monde le 2 Mai, le député PS lance ses idées pour résoudre la situation française, dans sa démocratie, son régime, sa société... Extraits choisis :

« La France vit une crise démocratique profonde. Le président ne préside plus, le gouvernement ne gouverne plus, le Parlement parle à peine, et le peuple n'est plus entendu. On pourrait dire de ce régime : "Jacques Chirac l'a tué". Les institutions sont fourbues. Il faut leur redonner des nerfs, grâce à une République nouvelle, - certains amis disent la VIe. La monarchie présidentielle irresponsable, la majorité écrase-tout, l'Assemblée croupion, tout cela doit se terminer. Pour relancer l'action, une vaste réforme institutionnelle est indispensable. Je souhaite proposer aux Français une République nouvelle. »

Et à la question « Comment concevez-vous cette République nouvelle ? », Laurent Fabius donne son programme :

« Ses fondements seront soumis à référendum moins de six mois après l'élection présidentielle. Les rôles de l'Assemblée nationale et du premier ministre seront renforcés, et celui du président recentré sur l'arbitrage, le long terme et les valeurs qui fondent la cohésion de la nation. Pour assurer un Etat impartial, le président ne sera plus membre du Conseil supérieur de la magistrature, ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel ou du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Il sera le garant des institutions, conservera le droit de dissolution en cas de crise, tracera l'horizon de l'action. Cette refondation démocratique s'étendra au territorial et au social, notamment aux responsabilités et à la représentativité syndicales.

Avec le quinquennat, on s'est arrêté à mi-chemin. Il faut une présidence responsable, supprimer le 49-3, introduire une part de proportionnelle, donner un statut à l'opposition et en finir avec le cumul étouffant des mandats. Il faut aussi un gouvernement paritaire, un vice-premier ministre chargé des affaires européennes et une charte sur la laïcité adossée à la Constitution. Enfin, je réfléchis à un mécanisme qui permettrait à une proposition de loi soutenue par plus d'un million de Français d'être examinée par le Parlement. Cette République parlementaire, stable et transparente, sera l'un des grands enjeux du débat de 2007. »

Voilà qui est dit!

02 mai 2006

« J'avais une envie pressante » F.Barthez

 

 

Voilà comment le gardien de l'Olympique de Marseille et de l'équipe de France a justifié son absence lors de la remise des médailles de la Coupe de France de football ce samedi. Pour rappel, ce samedi 29 Avril 2006, le Paris-Saint-Germain battait l'OM lors de la finale de cette compétition (2-1). Lors de la remise des médailles, le divin chauve était étonnement absent.

Après que le président de la République en personne se soit agacé publiquement de ce comportement, le gardien de but a donné le 1er Mai une conférence de presse afin « d'éviter une affaire d'Etat ». Expliquant qu'il avait « une envie pressante » au moment de la remise des médailles pour les perdants, Barthez affirme qu'il a ensuite parlé avec des dirigeants, et qu'une fois disponible ses coéquipiers étaient de retour après la courte cérémonie. Certes l'événement est minime et d'une importance plus que limitée hors du monde du football. Mauvais joueur ou non, le gardien français donne tout de même une leçon d'alibi en béton armé.