31 mai 2006
La Chronique du Mondial : spéciale gardiens des Bleus
Fabien Barthez, 34 ans, ex-Marseille, 78 sélections
Grégory Coupet, 33 ans, Lyon, 18 sélections
Mickaël Landreau, 26 ans, Paris, 3 sélections
NB : nombre de sélections après France - Mexique
Une réaction sur les 3 sélectionnés, sur le choix du numéro 1 ou sur le coup de gueule de Coupet, réagissez, la chronique est là pour ça!
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18 mai 2006
La chronique du Mondial : présentation des Bleus 1

Il n'est pas de grande équipe de football sans grand entraîneur. Voilà pourquoi présenter la sélection française doit commencer par celui qui la construit. D'autant que dans un pays où on a coutume de dire qu'il y existe 60 millions de sélectionneurs, le titulaire du poste est toujours attendu au tournant. Depuis le 12 Juillet 2004, date à laquelle il est nommé, Raymond Domenech a donc bati l'équipe de France en connaissance de cause.
Un bilan mitigé.
L'équipe de France est qualifiée pour la phase finale de la Coupe du Monde 2006. Merci et au revoir. Certes le bilan de Domenech n'est pas catastrophique (9vict. 11nuls 1déf., 23 buts+ et 9buts-). Mais pour ceux qui attendait de ce sélectionneur « à poigne » qu'il continue le renouvellement de l'équipe de France et qu'il lui forge l'identité qui lui a tant manquée en 2002 et 2004, force est de constater que l'on doit uniquement se contenter de la qualification. Dans un groupe qui, quoi qu'on en dise, était largement à la portée des Bleus, l'incapacité chronique à faire la différence et à en imposer aura été flagrante.
Un sélectionneur presque sans titres.
S'il empocha deux coupes de France (1973 avec Lyon et 1984 avec Bordeaux) etun championnat de France (en 1979 avec Strasbourg ) en tant que joueur, Raymond Domenech n'a rien gagné comme entraîneur. Avec le FC Mulhouse, puis l'Olympique Lyonnais et enfin les Espoirs, aucun fait d'armes à son palmarès. A peine une montée en Division 1 avec les Gones en 1988. S'il est un formateur reconnu et si son travail dans la Direction Technique Nationale est salué de tous, cela ne fait pourtant pas gagner de titres. Lorsque l'on sait qu'il a eu sous sa coupe la plupart des talents français en équipe de France Espoirs, voilà une autre interrogation sur l'homme.
Un personnage qui agace.
Ayant un faible pour le théâtre et maniant habilement la langue de bois, Raymond Domenech est loin de plaire à tous. Et lorsqu'il ne dévoile qu'à moitié sa sélection des 23 devant la France entière, préférant offrir ses impressions et le nom des joueurs au généreux sponsor SFR, on peut croire qu'il cherche à être haïs. Mais le problème c'est qu'en plus d'agacer l'opinion et les médias, le sélectionneur ne fait pas l'unanimité auprès de son groupe. Son fort caractère n'est apparemement pas fédérateur. Et si ce genre de comportement fonctionne avec José Mourinho, c'est uniquement parce que Chelsea gagne des titres.
Les 23 à l'image de ses deux ans.
Sans entrer dans les détails de la sélection, la liste des 23 n'est finalement pas une surprise. Raymond-le-batisseur n'a finalement rien révolutionné. Ainsi, 15 des 23 étaient présents lors de l'Euro raté de 2004, 12 faisaient parties du marasme de 2002. Domenech a tout de même pris soin de placer une fausse surprise (Ribéry), un inattendu (Chimbonda) et un joueur qui divise (Dhorasso) histoire de rester fidèle à ce rôle qu'il joue depuis deux ans. Reste à savoir comment le sélectionneur va donner une âme à un groupe qui semble l'avoir perdue depuis longtemps.
Pour Raymond Domenech, cette Coupe du Monde aura de vrais airs de révélateur. Car dans une compétition majeure, le masque va forcément tomber. Verra-t-on un digne successeur de Aimé Jacquet, qui a construit un plan parfait sans être compris, ou verra-t-on un homme arrogant sombrer dans sa suffisance? Réponse le plus près possible du 9 Juillet... si tout va bien.
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17 mai 2006
Lancement de la chronique du Mondial

La 18ème Coupe du Monde de la Fifa, qui se tiendra du 9 Juin au 9 Juillet en Allemagne, est un événement planétaire. Non pas uniquement parce que son nom l'indique, mais plus simplement parce que le football est une passion universelle. C'est pourquoi le blog AllandNothing ouvre sa Chronique du Mondial. Dans un premier temps nous nous attacherons à évaluer l'équipe de France, ligne par ligne, joueur par joueur, en décortiquant nos forces et nos faiblesses. Puis une présentation des autres prétendants prendra place. Et durant la compétition, un suivi des matchs et une analyse des résultats seront effectués aussi souvent que possible. Que ce soit sous forme écrite et peut être même en mini-Podcast, le blog tâchera de vous faire partager cet événement à sa manière.
Et comme toujours sur ce blog d'actualité ET DE DEBATS, les participations sont les bienvenues. Des liens vers des articles pertinents, l'apport de votre science du sport ou tout simplement de votre avis de supporter et/ou spectateur, tout est admis et surtout encouragé. Ensemble, faisons en sorte qu'une fois de plus le Mondial de football soit un événement fédérateur, un outil de partage.
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Motion de censure ratée, mais François Bayrou ouvre les débats

Affirmer que la Vème République connait des heures sombres c'est enfoncer une porte ouverte. Après la victoire du Non sur la Constitution Européenne, la révolte des banlieues, les manifestations contre le CPE et maintenant « l'Affaire Clearstream » le monde politique français est à l'agonie. Un sondage de grande ampleur (5600 personnes) mené par les instituts Cevipof et Ifop cristallise cet état de fait. Ainsi apprend-on que 76% des sondés estiment que les jeunes d'aujourd'hui ont moins de chance que leurs parents. Pire encore, 69% n'ont confiance ni en la gauche ni en la droite française à l'heure actuelle. Sur ce constat d'échec, la position tenue par l'UDF de François Bayrou semble ouvrir un nécessaire dialogue.
La motion de censure de tous les débats.
Le leader de l'Union pour la Démocratie Française a pris une position inédite depuis 1978. Ainsi, alors que la gauche a déposé une motion de censure à l'encontre de l'actuel gouvernement, François Bayrou appela son parti à suivre les socialistes. Peine perdue, puisqu'avec seulement 190 voix (il en fallait 289) la motion n'est pas passée. Et seulement 11 députés UDF sur 30 ont suivi leur président. Mais pour M. Bayrou, il s'agit là d'un « acte pionnier » et force est de constater qu'il n'a peut être pas tort. Cette prise de position résonne comme un grand coup de pied dans la fourmilière politique française.
Faire tomber le « mur de Berlin » entre la droite et la gauche.
Au delà de ce volte-face contre la majorité, la consigne de l'UDF a permis de souligner une fois de plus la malodorante inflexibilité du microcosme politico-politique français. A droite en effet, le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, a renouvelé ses menaces de sanctions aux législatives contre l'UDF, affirmant que les députés qui voteraient contre la majorité « en paieront le prix le moment venu ». Dans son propre camp, Gilles de Robbien, ministre UDF, déclarait que son président de parti avait fait « un bras d'honneur à son électorat en changeant de camp ». Le président UMP de l'Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré a lui-même accusé M. Bayrou de « planter un poignard dans le dos de ses amis politiques ». Enfin à gauche, alors que François Bayrou déclarait vouloir « travailler avec des gens différents (dans le futur) d'un bord et de l'autre » le PS a formellement repoussé les avances. Un immobilisme qu'il a vivement dénoncé en parlant d'un « mur de Berlin » entre la droite et la gauche, regrettant « l'interdiction formelle de fréquenter la gauche » pour un membre de la majorité. Il a également ajouté que l'unique chose qu'il « considère ennemie, c'est la malédiction qui interdit de se parler ».
Une nouvelle République, issue de plus en plus évidente.
Les réactions autour de cette motion de censure (la 3ème du gouvernement Villepin) sous-tendent des débats profonds sur le paysage politique français alors que plane l'ombre des présidentielles de 2007. Car le leader de l'UDF met en exergue les limites de l'actuel système. Entre une droite qui finit péniblement son deuxième mandat et une gauche dont le rôle d'opposition se limite à critiquer sans proposer, tout cela venant s'ajouter à la décrepitude des institutions de la Vème, il y a effectivement de quoi rendre le peuple français pessimiste. Quand au parti du centre(-droit), il continue son opération émancipation. Certes son programme connait une faible médiatisation, et son importance sur l'échiquier politique est trop limitée pour gouverner seul. Mais en franchissant la limite du vote contre le gouvernement, François Bayrou a ouvert la boîte de Pandore. Et pour solutionner les profonds problèmes français, et surtout le rôle d'un Parlement délaissé, Bayrou comme d'autres rêve d'une VI ème République, une « République nouvelle qui soit une République de tous et non pas une République des amis ». Et d'affirmer ainsi que « les français ne veulent plus de cette République d'ombres ».
Que l'on apprécie François Bayrou ou pas, les messages qu'il vient de faire passer dans le débat sur la motion de censure ne sont pas sans intérêts. Car l'appel à la communication entre les partis politiques français ne peut être qu'une bonne chose. Dans l'état actuel, l'avenir semble bien sombre. Les différents courants n'ont plus de réels programmes ni d'idéologie, et pour 2007 l'alternance serait un retour en arrière (pour nier 12 années de droite) et la continuité une prolongation du malaise (sauf grand tour de magie). Rêver que la France soit capable d'avoir une coalition à l'allemande ou tout du moins une confrontation d'idées basée sur la richesse et l'intérêt national plutôt que sur la bassesse et les enjeux politiques, voilà un ultime espoir. Quand au serpent de mer de la VI ème République, le débat est une fois de plus ouvert. Mais qui l'abordera vraiment?
12:00 Publié dans C'est dans l'actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité
40ème anniversaire de la Révolution culturelle chinoise

C'est dans un complet anonymat que la Chine « fêtait » ce mardi 16 Mai le 40ème anniversaire de la « Révolution culturelle », cette directive lancée par Mao Tsétoung en 1966. Les médias chinois avaient certes anticipé la date et évoqué le sujet depuis quelques semaines. Mais les mots étaient soigneusement pesés. Ce mardi la censure interdisait même l'accès à l'expression révolution culturelle sur internet. Il faut dire que le pays est toujours gouverné par le Parti Communiste, et Mao représente encore un pilier de la société chinoise.
Et pourtant, en regardant presque un demi siècle en arrière, il n'y a pas de quoi être réellement fier. Voilà pourquoi le sujet reste aujourd'hui sensible. Cette révolution, appelée également « Révolution culturelle prolétarienne » est la tragique conséquence de la soif de pouvoir de Mao. En 1966, ce dernier était de plus en plus en marge dans le Parti Communiste, suite à l'échec de sa politique économique du Grand Bond en Avant. Il va alors s'appuyer sur la jeunesse chinoise qu'il va mettre en mouvement contre l'ordre établi, les célèbres « gardes rouges ». Ces derniers, avec des rebelles, l'armée et certains cadres du parti, vont procéder à une véritable épuration, une « rectification ». Des temples et des monuments, principalement boudhistes, sont détruits. Les intellectuels et la bourgeoisie sont violentés, humiliés et tués. Des déportations sont organisées afin d'obliger une « régénération des pensées » par des travaux pénibles.
Le mouvement lancé, Mao devient « le Grand Timonier » qui oriente ce combat des masses. Il est véritablement idolâtré. Son image est partout. Son Petit Livre Rouge, véritable « Bible » du mouvement, est diffusée partout, connu souvent par coeur. Il offre l'expression politique aux gardes rouges par le biais des dazibaos, des journaux muraux. Mao parvient à imposer cette lutte des classes prolongée. Il réussit à intensifier cette révolution des campagnes contre les villes, signe envoyé à l'Occident que la base combat le capitalisme.
La Révolution culturelle prolétarienne devient un modèle à travers le monde. Les mouvements de mai 68 en sont largement inspirés. L'Occident, l'Europe en tête, sacralise ce mouvement. Cette révolution devient alors un mythe de soulèvement populaire réussi. Il l'est encore aujourd'hui pour certains. Reste pourtant un bilan édifiant de ces dix années de chaos. Lorsque Mao meurt en 1976, on dénombre approximativement 100 millions de victimes (blessés, tués, exclus et bannis). L'économie est alors paralysée, le conformisme de rigueur et la classe intellectuelle chinoise réduite au silence. Une Chine qui a ainsi connu une régression flagrante. De quoi vouloir éviter, aujourd'hui encore, tout épanchement médiatique autour de ce funeste anniversaire.
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15 mai 2006
Ligue 1 : le classement final
Lyon intouchable.
Si le championnat cette année (encore?) a été jugé comme peu passionnant, d'un intérêt réduit et avec un suspens limité, il ne faut pas oublier le résultat historique de l'OL. On a ainsi tendance à oublier que Lyon est la première équipe en engranger un 5ème titre consécutif. Une sacrée performance. Et si la course au trophée s'est montrée d'un intérêt médiocre, s'est bien parce que l'ogre lyonnais est un champion incontestable. Comme Armstrong sur le Tour de France, on se lasse vite en France de ces champions trop forts. Il n'empêche que cette équipe a le potentiel pour rivaliser en Champion's League avec les plus grands. Et si Jean-Michel Aulas parvient à boucler un bon recrutement (c'est de plus en plus difficile!) avec en prime un buteur de classe mondial qu'on attend depuis longtemps, ce champion là pourrait prendre d'ici peu une toute autre envergure.
La course à l'Europe, la « vraie compétition » 2005-2006.
Si Lyon a tué tout suspens assez rapidement, la course aux places européennes s'est avérée être une quête passionnante, et ce jusque la dernière journée. Bordeaux est cette année le dauphin lyonnais. Après quelques saisons indignes de son rang, les bordelais ont trouvé un nouveau souffle. Un vent de réussite insufflé par Ricardo, l'ex joueur de Paris débarqué cet été. Le jeu est certes stéréotypé « défensif » et Bordeaux n'a pas toujours joué un grand football. Mais la régularité des performances envoie les girondins en Ligue de Champions. Le suspens pour la 3ème place aura lui été un peu plus important. Et ce sont les lillois de Claude Puel qui ont raflé la mise. Alors qu'ils ont déjà disputé l'Europe cette saison, les dogues du LOSC confirment que leur qualité n'est pas un coup de chance. S'ils possèdent le meilleur entraîneur de L1 ce n'est pas un hasard. Et malgré une mairie qui ne cesse de plomber le dossier du grand stade, Lille a réalisé sur le terrain une nouvelle belle saison. Un préliminaire de Ligue des Champions qui confirme leur progression saison après saison. Et la région Nord-Pas-de-Calais ne s'arrête pas là. Car la 4ème place, qualificative en UEFA est revenue à Lens. Les joueurs de Francis Gillot étaient pourtant 2ème à l'issu des matchs aller, mais un monumental coup de pompe hivernal aura eu raison de leurs velléités. Heureusement, par une belle fin de saison et un coup de pouce du destin, les Sang et Or viennent placer l'Europe dans le paquet cadeau de leur centenaire. En cinquième position, l'Olympique de Marseille finit une saison mi figue mi raisin. Arborant des objectifs peu élevés et une volonté de construire tranquillement leur effectif, les dirigeants olympiens ne peuvent être déçus du 5ème rang. Mais aux vues de leur deuxième moitié de saison (après une mercato prolifique) de leur parcours européen et de celui en Coupe de France, nul doute qu'une unique place en coupe Intertoto doit provoquer bien des regrets. En sixième et septième position pointent respectivement Auxerre et Rennes. Deux équipes aux parcours opposés mais au classement similaire. Les bourguigons commençaient la saison magnifiquement avant de lâcher prise petit à petit une fois l'hiver venu. Les bretons eux réalisaient un début catastrophe, une coupe de l'UEFA ratée, mais revenaient après la trêve dans les hautes sphères du classement. Au final, Santini n'a pas fait oublier Guy Roux à l'AJA et sans être mauvaise, la saison auxerroise ne restera pas dans les anales. Quand aux hommes de Böloni, on attendait leur confirmation, et la 7ème place finale n'en est pas vraiment une.
Le ventre mou, entre déceptions et surprises.
De la 8ème à la 17ème place, le ventre mou du classement révèle des bilans très hétérogènes. Du côtés des bonnes surprises il y à Nice (8ème) qui échoue au final non loin de l'Europe avec cette position et la finale de la Coupe de la Ligue. Les aiglons de Fred Antonetti qui ont joué l'offensive toute la saison et ne doivent pas regretter ce choix. Autres satisfactions, celles des promus. Tous se sont maintenus en L1 l'année de leur accession. Le Mans (11ème) et Nancy (12ème) ont déjoué les pronostics, en se plaçant relativement haut dans la hiérarchie et en jouant un football plaisant. D'autant que les lorrains disputeront l'UEFA l'an prochain après avoir gagné la coupe de la Ligue. Les joueurs de Troyes (17ème) premiers non relégables ont sauvé les meubles de justesse. Mais dans cette difficile lutte pour le maintien, ils auront sauvé leur peau face à des adversaires pourtant mieux armés à la base. Dans la longue liste des déceptions, on pourra commencer par le PSG (9ème). Si les parisiens ont sauvé leur saison en gagnant la coupe de France, leur saison aura été pour le moins ratée. Un sacré gâchis aux vues de leur riche effectif. Monaco (10ème) et St Etienne (13ème) sont dans la même veine de ces équipes aux qualités réelles mais incapables d'être consistantes tout au long d'une saison. Ces trois là auront du travail cet été pour préparer la saison prochaine. Enfin, Nantes, Sochaux et Toulouse respectivement 14ème, 15ème et 16ème auront été plus ou moins fidèles à leur rang. Si les deux premières nommées sont des équipes sur le déclin, dont le classement final est en adéquation avec leurs effectifs et leurs moyens, les toulousains ont pour leur part réalisé un gros bide. Avec un recrutement ambitieux et (semblait-il) de qualité, les ex Pitchounes de Mombaerts n'auront jamais rien prouvé tout au long de l'année. Là aussi du changement est à prévoir.
Les relégués, des combattans résignés.
Ajaccio, Strasbourg et Metz sont dans l'ordre les trois dernières équipes au classement. Sanction immédiate, un aller simple pour la Ligue 2, histoire de se remettre les idées en place. Pour les grenats, rien à dire ou presque. Une saison indigne d'une équipe de première division, aucune volonté de s'en sortir et des distorsions dans les vestiaires, espérons pour eux que le voyage en L2 sera le début d'une purge nécessaire. Quand aux corses et aux alsaciens, qui nous avaient habitué à fleureter avec la zone rouge et à s'en sortir depuis quelques saisons, l'exercice 05-06 aura été celui de trop. Dommage pour des strasbourgeois qui ont pourtant réguliérement montré leur qualité, réussissant un surprenant parcours européen et s'accrochant jusqu'au bout. Le recrutement raté de cet été et du mercato a été fatal à Jacky Duguéperoux, qui laissera son poste à un certain JPP l'an prochain, en Ligue 2 cependant. Pour Ajaccio, là aussi la déception est grande. Non pas que les corses méritaient mieux, mais en voyant la classe biberon jouer la fin du championnat et réaliser quelques grosses performances, c'est à se demander si le maintien n'était pas envisageable. Dommage.
Il faudra maintenant attendre la fin Juillet pour revoir nos équipes préférées en découdre dans notre chère Ligue1. En attendant, une petite Coupe du Monde devrait réussir à satisfaire les amateurs de ballon rond. Quand aux autres, espérons que le temps soit clément pour profiter des terrasses des cafés...
16:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sport
12 mai 2006
M6, la petite chaîne qui monte... et que descend TF1
Nicolas de Tavernost, le président de la sixième chaîne doit se ronger les sangs. Car si, concurrence oblige, les différents groupes de télévision français sont habitués aux guéguerres, TF1 vient de franchir un pallier dans son travail de sappe.
Tout commence par le départ de l'ex-joker de la première, Laurence Ferrari, qui quittait la chaîne pour Canal+ afin de franchir un pallier. Pour la remplacer, TF1 avait dans un premier temps envisagé d'enrôler l'étoile montante de sa filiale d'information LCI, Mélissa Theuriau. Mais, ô comble du sacrilège, la jeune journaliste déclina cette proposition, estimant devoir prendre son temps. On s'attendait à une réaction du côté de Patrick Lelay le PDG de TF1. Et celui-ci a finalisé un stratagème aussi rapide que terriblement efficace. Il a débauché de la « petite chaîne qui monte » Anne-Sophie Lapix, ex-journaliste de LCI. Et le coup porté est puissant. Car A-S Lapix est depuis la rentrée 2005 une véritable garante de l' identitée M6, puisqu'elle présentait à la fois le tout nouveau journal de la mi-journée et l'émission Zone Interdite. Ses nouvelles fonctions seront le remplacement de Claire Chazal sur le JT lors de ses congès et la co-présentation de l'émission Sept à Huit, à partir de Septembre.
Mais la première chaine ne s'est pas arrêtée là. Car dans le nouveau programme de développement de M6, le football tient une place importante. L'obtention de 32 matchs de la Coupe du Monde 2006 faisait en ce sens la fierté et la réussite de la 6. Mais c'était sans compter sur l'intervention de TF1 ce mardi. La chaîne qui disposait déjà des 27 meilleurs matchs du Mondial dont ceux de l'équipe de France a acquis en sous-licence les droits de l'ensemble de matchs. Et elle vient de les céder à Canal+ et Eurosport, qui pourront passer les matchs en direct, à l'exception de ceux des Bleus qui ne pourront être diffusés qu'en différé. Mr Lelay démontre ainsi le pouvoir de sa chaîne tout en démontant la stratégie M6. Et contrairement au transfert d'Anne-Sophie Lapix, il n'est pas possible de parler de simple hasard, TF1 s'en prend directement à M6.
Reste à savoir comment réagira Nicolas de Tavernost, au niveau de la communication du groupe M6 et de ses actions en terme de recrutement. Les arrivées évoquées de Marc-Olivier Fogiel et de Thomas Hugues (actuellement sur TF1) lui permettraient certainement de limiter la casse. Une chose est sûre, les hostilités sont plus que jamais ouvertes.
00:45 Publié dans Télévision, Cinéma, Musique... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 mai 2006
« L’une des grandes explications de l’homosexualité c’est le narcissisme, c’est la psychanalyse qui le dit » Christian Vanneste, Député UMP
Tout le monde ne connaît peut-être pas le député Christian Vanneste. Mais pour beaucoup le nom n’est pas inconnu. Outre ses positions politiques et sa participation à de nombreux débats (l’homme est professeur de philosophie) Mr Vanneste est surtout connu pour ses propos homophobes sur la prétendue infériorité des homosexuels, condamnés par le tribunal de Lille (une petite liste de ses interventions est disponible ici).
Confronté à Pascal Houzelot, président de Pink TV sur l’antenne d’Europe 1 sur le thème de la médiatisation des homosexuels, il a ainsi eu l’opportunité de placer quelques attaques envers ses ennemis préférés. Notez par ailleurs que ce débat dans l’émission de Jean-Marc Morandini a malheureusement tourné au double-monologue. S’il commença en se justifiant par la position de l’Eglise (« L’Eglise catholique est claire, et elle condamne ces comportements ») et par sa volonté de défendre la famille, le député Vanneste ne résistera pas longtemps à son goût pour l’extrême. Ainsi quand il clame que « ces comportements sont objectivement désordonnés » encore faudrait-il qu’il définisse la notion d’objectivité.
Fleuretant ensuite avec la ligne rouge, il affirme « Je suis hostile aux mouvements homosexuels qui sont des mouvements intellectuellement terroristes ». Lorsque l’animateur le recentre sur le débat, Christian Vanneste prétend paraphraser les défenseurs de la cause homosexuelle en lâchant « Nous sommes une minorité qui en raison du pouvoir qu’elle exerce sur les médias allons faire régner la terreur ». Et lorsque les auditeurs viennent l’accuser de démagogie ou l’attaquent plus directement, le député s’explique à nouveau « J’accuse le comportement, pas les personnes (…) On ne peut pas employer le mot maladie, mais le mot trouble ».
Enfin, sur le procès qui lui a valu une condamnation pour propos homophobes, Christian Vanneste se dit choqué que la justice s’attaque à un député qui utilise sa liberté d’expression. Et il prend le soin de mettre les formes à son atermoiement. Il reprend ainsi pêle-mêle, « On attaque un élu du peuple qui défend des idées partagées par la majorité (…) et j’ai des milliers de soutiens » ou encore « C’est un attentat à la démocratie au profit d’un lobby terroriste sur le plan intellectuel, ce qu’on appelle « les khmer roses » ». Et de conclure ainsi sur ce point « Condamner un député est inouï (…) c’est contre la liberté d’expression ».
Reste néanmoins que même le président de son propre parti, Nicolas Sarkozy a qualifié les propos initiaux d’« inadmissibles et (d’) imbéciles » et que la justice a condamné le député.
Voilà qui est dit !
Dans une volonté d’équité, vous pouvez également consulter le blog de Christian Vanneste ici.
06:36 Publié dans Ca c'est dit! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Démocratie
10 mai 2006
OSS 117 fait son boulot
A l'origine, cet espion est un américain d'origine française, issu de l'imagination de Jean Bruce et repris à sa mort par son épouse Josette. Adapté également en bande dessinée, le héros est présent à travers une riche filmographie (pas moins de 12 films, dont celui de 2006). Le tout dernier opus est donc OSS117 : Le Caire, nid d'espions, réalisé par Michel Hazanavicius. Le synopsis est relativement classique : en 1955, alors que Le Caire est un nid d'espions où les complots sont légion, l'agent Hubert Bonnisseur de la Bath est envoyé sur ordre du président René Coty afin non pas de sauver le monde, mais simplement les intérêts de la France. Il est aisé de se dire que l'histoire est connue, le super héros français triomphe des méchants anglais, soviétiques et autres extrémistes dans un bain de sang et d'effets pyrotechniques. Cependant, comme le laissait largement voir les bandes annonces, l'oeuvre est pour le moins « décalée », un sacré coup dans l'aile pour tous les James Bond de la terre.
Car c'est l'acteur et humoriste Jean Dujardin qui prend les rênes. Finie la perruque jaune et le look surfeur, bonjour cheveux gominés et costumes impeccables. Car l'humour oui, mais dans la classe. Entouré par Aure Atika et Bérénice Béjo en OSS 's girls, l'ancien membre des Nous C Nous livre une jolie interpretation d'un rôle vraiment sur mesure. Le scénario n'est certes pas extraordinairement riche (normal pour un film d'espionage non?) mais la démonstration fait son effet. Blagues à la pelle, comique de situation toujours bien senti, OSS117 va loin, mais jamais trop. Les nombreux clins d'oeil aux classiques du genre, les James Bond de Sean Connery en particulier, font sourire, et l'accent a été mis sur l'impression de « film de l'époque » comme en témoigne l'utilisation de lumières et de focales à l'ancienne ou d'effets d'optiques très fifties.
A la sortie du film, la sensation d'avoir eu un bon divertissement est de rigueur. Car si OSS117 n'est pas LE film de l'année, il a le mérite d'atteindre son ambition, la détente par le rire. Bien que sa diffusion soit maintenant limitée, OSS117 vaut le coup d'oeil. La version DVD représentera une bonne alternative à ceux qui n'ont pas voulu se déplacer. Petite précaution cependant : éloignez des écrans ceux qui n'aiment pas le style Dujardin. Ils en feraient une overdose.
Pour voir des vidéos sur OSS117, cliquez sur l'image
10:00 Publié dans Télévision, Cinéma, Musique... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08 mai 2006
Lille-Lyon passe la médiocrité de la Ligue 1 au révélateur
Malheureusement, cette journée n'aura été en effet que le théâtre de la médiocrité du football français. L'objet du délit? Le match opposant Lille-Lyon pardi! N'avez vous rien suivi, c'est pourtant une affaire d'Etat! Les récents quintuples champions de France se déplacèrent sans la totalité de leur équipe type au Stadium Nord, et en revinrent les valises pleines d'un 4-0. Le sacrilège c'est que ce résultat conforte le LOSC en 3ème position (qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions) élimine Lens et Rennes dans la course au tour préliminaire et met Marseille dans une situation difficile pour le même objectif. Et si les rennais sont restés relativement sobres sur cette « affaire », on ne saurait en dire autant de l'OM et du RC Lens.
Chez les rivaux des lillois, le président Gervais Martel n'y allait pas par quatre chemins : « ces quatre buts encaissés à Lille démontrent que Lyon n'est pas encore un grand club et a encore du chemin à faire pour en devenir un... ». Reste néanmoins que l'OL a aligné au coup d'envoi des joueurs comme Reveillère, Abidal, Malouda, Govou ou Fred et à un autre niveau Müller, Monsoreau et Pedretti qui ont participé activement au titre de champion des lyonnais tout en jouant la Ligue des Champions. Si c'est ça mettre une équipe B, alors les lensois, marseillais et tous les autres peuvent se féliciter d'avoir de jolies équipes C. Et après leurs nombreuses déclarations, faut-il rappeler au nouveau Caliméro du championnat de France, l'Olympique de Marseille, le tristement célèbre PSG-OM de cette année ou encore le Marseille B- Toulouse d'il y a deux ans qui avait coûté au Mans sa place en Ligue 1 à l'époque.
On peut ajouter à ceux qui ne critique l'équipe qui est championne de France depuis cinq saisons (excusez du peu) que lorsque Paris se déplace à Rennes avec ses stars sur le banc et ne réalise qu'un match nul, personne à Lille ou ailleurs n'a fait de scandale. Idem dans les grands championnats européens où lorsque le Milan AC ou Arsenal font tourner leur effectif avant de grandes échéances.
Enfin, pour revenir sur le match en lui même, les dirigeants-fausses-victimes feraient mieux de regarder comment Lille a joué un match plein sans se poser de questions. Et peut-être n'y a-t-il aucun lien entre cette victoire des Dogues et le fait que Lyon n'a plus emporté de match à Lille depuis 2000-2001. Ni même entre ce joli match et celui gagné par les lillois à Gerland en Décembre dernier (Lille était alors la première équipe en Europe a avoir battu l'ogre lyonnais). Quand en parallèle Rennes, Lens et Marseille n'obtiennent que des matchs nuls, y'a-t-il une raison valable de polémiquer?
Car cette affaire montée de toute pièce n'est qu'un nouvel exemple de la médiocrité et de la bassesse de notre Ligue 1. Des équipes incapables de réaliser une saison complète et de concrétiser leurs objectifs qui cherchent à picorer là où elles le peuvent pour sauver les apparences, quitte à fouiller dans le purin, n'est-ce pas là le seul et unique scandale de cette journée et de tant d'autres? Alors qu'on évoque une réforme des points pour relancer l'intérêt de notre meilleure compétition nationale de football, force est de constater que c'est au niveau de l'état d'esprit que certains devraient revoir leurs copies.
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