10 mai 2006

OSS 117 fait son boulot

 
Imaginez James Bond qui se refuserait à une femme dans l'un des nombreux opus de la série... Imaginez-le encore ayant la logique d'une poule et aucune notion de géopolitique... Imaginez-le enfin se comporter de façon puérile lorsqu'il est chargé une fois de plus de sauver la planète... Et bien avec ce portrait en tête, vous pouvez imaginer sans aucun problème Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, campé au cinéma depuis le 19 Avril par l'incontournable Jean Dujardin.

A l'origine, cet espion est un américain d'origine française, issu de l'imagination de Jean Bruce et repris à sa mort par son épouse Josette. Adapté également en bande dessinée, le héros est présent à travers une riche filmographie (pas moins de 12 films, dont celui de 2006). Le tout dernier opus est donc OSS117 : Le Caire, nid d'espions, réalisé par Michel Hazanavicius. Le synopsis est relativement classique : en 1955, alors que Le Caire est un nid d'espions où les complots sont légion, l'agent Hubert Bonnisseur de la Bath est envoyé sur ordre du président René Coty afin non pas de sauver le monde, mais simplement les intérêts de la France. Il est aisé de se dire que l'histoire est connue, le super héros français triomphe des méchants anglais, soviétiques et autres extrémistes dans un bain de sang et d'effets pyrotechniques. Cependant, comme le laissait largement voir les bandes annonces, l'oeuvre est pour le moins « décalée », un sacré coup dans l'aile pour tous les James Bond de la terre.

Car c'est l'acteur et humoriste Jean Dujardin qui prend les rênes. Finie la perruque jaune et le look surfeur, bonjour cheveux gominés et costumes impeccables. Car l'humour oui, mais dans la classe. Entouré par Aure Atika et Bérénice Béjo en OSS 's girls, l'ancien membre des Nous C Nous livre une jolie interpretation d'un rôle vraiment sur mesure. Le scénario n'est certes pas extraordinairement riche (normal pour un film d'espionage non?) mais la démonstration fait son effet. Blagues à la pelle, comique de situation toujours bien senti, OSS117 va loin, mais jamais trop. Les nombreux clins d'oeil aux classiques du genre, les James Bond de Sean Connery en particulier, font sourire, et l'accent a été mis sur l'impression de « film de l'époque » comme en témoigne l'utilisation de lumières et de focales à l'ancienne ou d'effets d'optiques très fifties.

A la sortie du film, la sensation d'avoir eu un bon divertissement est de rigueur. Car si OSS117 n'est pas LE film de l'année, il a le mérite d'atteindre son ambition, la détente par le rire. Bien que sa diffusion soit maintenant limitée, OSS117 vaut le coup d'oeil. La version DVD représentera une bonne alternative à ceux qui n'ont pas voulu se déplacer. Petite précaution cependant : éloignez des écrans ceux qui n'aiment pas le style Dujardin. Ils en feraient une overdose.

Pour voir des vidéos sur OSS117, cliquez sur l'image

Commentaires

hein ?

Ecrit par : marie | 13 mai 2006

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