27 février 2006
Le Podcast AllAndNothing n°1
Voila, c'est tout chaud ça vient de sortir Le Podcast d'AllAndNothing numéro un est à votre disposition...
Au programme, dans le Podcast 1 part 1 : l'actualité du Week-End en relief et un petit morceau de musique. Dans le Podcast 1 part 2 : la chronique sport. J'espère que vous apprécierez.
Réagissez sur ces podcast, pour enrichir les informations, donnez vos commentaires... et surtout faite progresser le niveau et donnez vos idées pour les chroniques ou la musique.
Merci à tous, au plaisir de vous lire...
19:10 Publié dans Le Podcast AaN | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
18 février 2006
La Belgique dit non aux BASM
Comme pour les mines antipersonnel il y a quelques années, la Belgique montre l'exemple en interdisant les bombes à sous-munition. Ces engins qui tuent plusieurs milliers de civils chaque année, sans compter le nombre de mutilations provoquées, sont produites et stockées par la plupart des grandes économies, la France y compris. Handicap Internationnal qui lutte farouchement contre ces armes a estimé que ce vote était « historique ».
Ce qu'il faut souligner dans la très large majorité des députés belges favorables à cette loi, c'est qu'ils ont résisté à toutes les pressions des lobbies de l'armement et des Etats, qui jusqu'à présent parvenaient à empêcher toute interdiction. Il faut dire que la production de bombes à sous-munition, comme toute production d'armement, génère une jolie manne financière que les grandes nations ne rechignent pas à empocher. Intelligence de cette loi, elle n'exclut pas toute production « intelligente » qui serait en mesure d'être efficace à 100%, sans risquer la vie ou la santé des civils. La Belgique va donc de l'avant, et esperons qu'elle entraîne dans son sillage bon nombre d'interdictions sur ce genre d'armes à travers le monde.
22:37 Publié dans En bref | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10 février 2006
Bienvenu E-connexion
Je parle rarement de ce que je fais personnellement sur mon blog, mais là j'ai envie de faire un petit coup de pub. Avec 3 camarades de promotion, nous lançons le journal de la Faculté Libre de Sciences Economiques et de Gestion de l'Institut Catholique de Lille. Ce premier numéro n'est peut-être pas encore le meilleur du meilleur car nous essuyons encore les platres et nous avons beaucoup de travail en ce sens, mais il représente l'aboutissement d'un dur et agréable labeur. La version papier ne sera distribuée que dans l'enceinte de notre chère FLSEG mais nous mettons une version en ligne (allégée) de son contenu sur le blog d'E-connexion. J'espère que ce travail vous plaira et que la communauté en ligne autour du journal sera constructive et intéressante.
N.B : nous sommes toujours à la recherche de partenaires pour faire vivre ce journal, toute proposition est évidement la bienvenue.
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Audition du juge Burgaud : surmédiatisation en question

L'audition du juge Burgaud n'est pas passée inapperçue. Pas moins de 6 chaînes de télévision ont ainsi bloqué leur antenne afin de diffuser la commission parlementaire chargée d'interroger le juge de l'affaire d'Outreau. Mais c'est justement cette mobilisation des médias qui a bien des égards semble quelque peu malvenue.
Ainsi, pendant le procès, les médias ont pris une place importante dans l'influence de l'oppinion publique. Des titres tapageurs qui condamnaient les accusés, des informations données peut être un peu trop hâtivement, le pouvoir médiatique français s'est emballé et le fiasco du jugement aura remis en cause sa crédibilité et son impartialité. Et c'est peut être justement pour se racheter une conscience que cette commission parlementaire a eu droit à une si large couverture.
Et c'est là que le problème ce pose. Pourquoi médiatise-t-on cette commission, ce qui n'est généralement jamais fait? Pourquoi les médias souhaitent « réhabiliter » les ex-condamnés d'Outreau alors que bon nombre d'erreurs de justice n'ont même pas droit à une ligne ou une minute d'antenne? C'est en ce sens que la surmédiatisation imposée de l'audition du juge Burgaud semble un peu déplacée. Car on a peine à croire réellement à une soudaine volonté de transparence, quand le spectacle offert sur les postes ressemblait plus à une mise à mort publique sous forme de télé-réalité détournée.
L'exemple de l'affaire d'Outreau devrait plutôt faire réfléchir les médias sur leurs devoirs de base en matière d'information : transmettre et analyser. Ainsi, évoquer l'audition du juge n'est pas une mauvaise chose en soi, juridiquement la publicité des débats est une norme. Encore faudrait-il le faire pour toutes les affaires similaires. Car en agissant de la sorte, les médias ne jouent pas le jeu de l'information, seulement celui du voyeurisme. La barrière entre divertissement et information n'a jamais été aussi mince. Car ce n'est pas le contenu de la commission qui choque, simplement le buzz médiatique mis en place autour. En voulant s'acheter une conduite, le pouvoir médiatique français (télévisuel en particulier) s'est trompé de méthode.
Et vous qu'en pensez-vous? L'audition largement médiatisée, le rôle des médias dans l'affaire et en général, votre avis compte, donnez-le.
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06 février 2006
Un Week-End français très contrasté
Des handballers au top...
Le monde du hand français l'attendait, et ils l'ont fait. Cette nouvelle génération, orpheline des fameux Richardson-Anquetil & Co, aura atteint ses objectifs plus tôt que prévu. On la savait prometteuse et plein de qualités, on la sait aujourd'hui capable des plus grandes performances. Car c'est bien un événement historique pour ce sport que cette victoire en finale du Championnat d'Europe contre l'Espagne (championne du monde en titre) sur le score sans appel de 31 -23.
Après une première phase de poule menée au petit trot, sans forcer avec une défaite contre ces mêmes espagnols à la clé, l'équipe de France est montée en puissance. Elle qui n'avait jamais décroché la moindre médaille dans ce championnat se qualifiait historiquement en finale, aux dépends de la Croatie, championne olympique excusez du peu. La suite on la connait, une victoire contre l'Espagne et la consécration pour le hand français. Les hommes de Claude Onesta ont atteint un niveau de jeu exceptionnel, avec une défense de fer et des phases offensives rapides, créatives et explosives. Un jeu très différents des grandes écuries mondiales, la touche français en somme. Mais au delà de cette médaille d'or historique, le patron des bleus sait que l'apothéose sera de courte durée. Ainsi précisait-il que « la gloire n'allait durer qu'un jour » et qu'il faudrait se remettre au travail tout de suite après. Cette génération dorée a un bel avenir devant elle. Et le très difficile public français ne lui laissera donc rien passer à l'avenir.
Des rugbymen qui font un flop...
Ils étaient les grands favoris du Tournoi des 6 Nations qui commençait ce Week-End. Autant dire que ce déplacement en terres écossaises ne devait être qu'une formalité. Et les joueurs du XV tricolore se sont fait piégés... comme des bleus. Après leur tournée automnale auréolée de succès face aux nations majeures de ce sport, les français affichaient un capital confiance énorme. D'autant plus que les clubs nationaux réalisent parallèlement de grosses performances sur la scène européenne. Ainsi, le selectionneur Bernard Laporte et son bras droit Jo Maso offraient de larges sourires au coup d'envoi du match. Mais 80 minutes plus tard, la mine n'étaient plus la même. Les français brouillons, maladroits et sans véritable envie venaient de se faire manger (20-16) par des écossais dont le rugby est pourtant sur le déclin depuis quelques années. Alors chapeau bas aux hôtes d'Ecosse, méconnaissables et qui ont réalisé une très belle partie, avec une fougue et une efficacité retrouvées. Mais aux vues des performances de ce Week-End, notamment celle de l'Angleterre, nos petits bleus ont intérêt à se remettre à l'ouvrage, sous peine de voir le bel édifice français en construction pour le mondial 2007 s'effriter une fois de plus après tant de belles promesses.
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05 février 2006
En regardant la télévision...
Qu'il est mignon le petit bonhomme vert. Il souhaite nous donner confiance dans le crédit. Et à vrai dire on le croirait presque. Cette brève est une interrogation sur les dernières publicités pour le organismes de crédit (pas seulement celle du fameux petit bonhomme vert).
Les dernières annonces télévisées de ces organismes sont quelque peu déplacées. En effet, les spots nous présentent des jeunes (ou moins jeunes) gens qui utilisent leurs crédits pour des achats du quotidien. Ainsi, il est possible d'aller refaire sa garde robe, d'acheter un ventilateur et tout un tas d'autres dépenses, comme si c'était noël au quotidien. Certes le monde d'aujourd'hui est tourné vers la consommation qui représente dans les médias le moyen ultime de bien être et de réussite sociale.
Or le problème c'est que le crédit n'est pas un signe de richesse, c'est l'anticipation d'une richesse à venir. Et aujourd'hui, ce genre de publicité tend à minimiser ce fait. C'est de bonne guerre, chacun gagne sa vie à sa manière, mais à l'heure où la France est dans une situation économique déplorable, et où la télévision est un moyen d'influence énorme sur les populations, on peut se demander si c'est honnête de minimiser les risques d'endettement durable. Ainsi, en France, l'endettement s'accroît. Pour l'année 2005, celui des ménages a ainsi représenté 62% du revenu disponible. En dix ans, l'endettement à ainsi fait un bon de 13%. Et malheureusement, cette croissance s'est accompagnée d'un doublement des dossiers de surendettement entre 1995 et 2002, et de +30% entre 2002 et 2004. Il se dit que la France vit au dessus de ses moyens... apparement les français aussi. Le ton choisit par les organismes de crédit s'avère donc payant, mais peut être aussi dangereux.
Et vous, qu'en pensez-vous?
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02 février 2006
CPE-CNE contre CDI : le droit du travail éclaire
La majorité s'en félicite, l'opposition est horrifiée : Dominique de Villepin continue son combat pour l'emploi. Et les mesures prises par le premier ministre ne font pas l'unanimité. Après le Contrat Nouvelle Embauche (CNE), l'homme de Matignon décide le Contrat Première Embauche (CPE). C'est ainsi que l'opinion publique, encouragée par les syndicats et l'opposition se mobilise pour dénoncer ces nouvelles formes d'emplois jugées précaires, accusant le gouvernement de vouloir démanteler les contrats à durée indeterminée (CDI). Les conflits profonds continuent donc entre un gouvernement qui souhaite faciliter l'embauche (grâce à une simplification de licenciements) et la majorité de travailleurs, représentée par les syndicats, qui estime que réduire la sécurité des contrats ne permettra pas d'augementer le nombre d'embauches. Au delà de cet habituel clivage, que seul l'avenir permettra de trancher, en étant optimiste, il convient de faire cesser les clichés concernant la précarité grandissante induite par les récents CNE et CPE.
L'analyse est faite par rapport aux principes du droit du travail et à l'expérience d'un professeur universitaire de droit. L'idée populaire, c'est que le CDI est la forme de contrat la plus stable et la plus noble. En effet, il est plus simple par exemple de demander un prêt bancaire lorsqu'on peut apporter la garantie des revenues due au CDI. Mais dans les faits ce n'est pas aussi simple. Ainsi, un CDI, après période d'essai ne peut être rompu que pour juste cause. Cependant, lors d'un colloque, le gérant d'une grande enseigne de restauration que nous ne nommerons pas indiquait qu'il était faisable de licencier un salarié non satisfaisant même s'il possède un CDI. En effet, le licenciement peut être prononcé pour une cause non véridique et dès lors, le CDI ne s'avère plus aussi stable qu'il n'y paraît. Car le salarié lésé devra de lui même saisir la justice pour avoir gain de cause sur motif de licenciement abusif. Et là, les problèmes sont nombreux : si les longs délais pour la procédure ne découragent pas le plaignant, il lui faudra compter avec les frais d'avocats et d'instruction, tout en prenant en compte l'éventualité d'un jugement négatif qui s'avérerait encore plus couteux. Dans la plupart des cas donc, le licencié est découragé avant la procédure. Si jamais il venait à aller au bout de son idée, le patron peut également proposer une somme pour régler à l'amiable. En prenant en compte les nombreux frais d'une telle procédure, il proposera ainsi un somme forfaitaire souvent ridicule par rapport au préjudice (mais avec tout de même quelques zéros à la clé ) que la plupart des licenciés accepterait. Et une fois l'accord signé, quand bien même l'ex-salarié se rendrait compte de la supercherie, il lui serait impossible d'attaquer son patron pour le licenciement. Ainsi, dans la plupart des cas, un employeur qui souhaite casser un CDI, quand bon lui semble et sans états d'âme, pourra le faire avec un taux de réussite élevé. De là, on peut conclure que le CDI ne protège pas vraiment des « méchants patrons profiteurs ». A vrai dire, le CDD une fois la période d'essai passée, s'avère plus tranquillisant puisque toute rupture de contrat serait suivie du versement des salaires jusqu'à la fin initialement prévue du contrat.
Ainsi donc, le CNE et le CPE qui prévoient de longues périodes d'essai de deux ans, ne sont pas réellement plus précaires qu'un CDI. Tout dépend effectivement de l'intention de l'employeur et de la conjoncture. De plus, le CPE est intéressant pour trouver les expériences nécessaires à un bon curriculum vitae et à une progression dans le monde du travail. Cela ne veut en rien dire que les récents CNE et CPE amélioreront la situation de l'emploi en France, mais dans les principes ils ne sont pas aussi négatifs que l'on veut bien le dire. Le fait important qu'il convient de souligner en conclusion, c'est que l'emploi en France change. Finis les emplois à vie, finie la stabilité à toute épreuve. Qu'on le veuille ou non, les temps changent. Selon de récentes études, un jeune français qui arrive sur le marché du travail connaitrait au moins 5 à 6 changements de postes au cours de sa carrière. Reste maintenant que la meilleure assurance pour l'emploi c'est toujours la motivation et la qualité du travail rendu. Et c'est en étant irréprochable sur ce point que l'appellation du contrat importe peu. Soyons logique, un travailleur motivé aura toutes les chances de voir son CNE ou son CPE prolongé, tout comme à l'heure actuelle il ne justifierait pas une rupture de son CDI.
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Vous avez dit sécurité routière?

Dans le monde d'aujourd'hui impatience, vitesse et rapidité font partie de notre quotidien. Mais sur la route, cette attitude est vivement déconseillée. D'ailleurs un certain code de la route existe au cas nous viendrions à l'oublier. Et pourtant, le Nord-Pas-de-Calais a été ce 1 Février le théâtre de la bétise automobiliste. Alors qu'un épais brouillard tapissait de nombreuses routes de la région, les conducteurs imprudents n'ont pas jugé bon d'adapter leur vitesse. Une témérité qui a coûté la vie d'une jeune femme de 26ans. Celle-ci s'était encastrée dans un camion accidenté, mais c'est en voulant sortir de sa voiture pour porter assistance à d'autres automobilistes qu'elle a été happée par un camion. Ajoutons à ce drame la cinquantaine de blessés dont six en état grave, et le bilan de cette macabre journée est complet. Quand la bétise devient incivilité routière et que l'incivilité devient mortelle, les français ne joueront plus les effarés quand le gouvernement prendra d'autres mesures répressives. Jusqu'à la prochaine fois.
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01 février 2006
Discours de George W. Bush sur l'état de l'Union
Ce 31 Janvier, le président des Etats-Unis, George W. Bush tenait son 5ème discours sur l'état de l'Union. Dans un contexte de déficit budgétaire et une situation en Irak toujours aussi délicate, le président américain restait fidèle à ses chevaux de bataille, mais le ton était moins assuré.
Au niveau de la politique intérieure, George Bush s'est surtout tenu à une volonté de se désintoxiquer de la « drogue » américaine, le pétrole, avec notamment une baisse de 75% des importations du Moyen-Orient d'ici à 2025. Il a également défendu l'enseignement scientifique, comme un moyen de se protéger de la concurrence asiatique, ainsi que l'interdiction de toute forme de clonage, mesure attendue par son électorat chrétien conservateur. Cependant, ce qui intéressait réellement les observateurs planétaires, s'est la politique internationale américaine. Et George Bush n'a pas failli à son habitude, en revendiquant haut et fort que « l'Amérique doit conduire le monde ».
Il a ainsi défendu pêle-mêle sa stratégie et ses points de vue sur l'actualité chaude du moment. « L'alternative au leadership américain, c'est un monde beaucoup plus dangereux et anxieux ». Voilà qui avait le mérite d'être clair. Il a également évoqué l'Amérique comme defenseur de la liberté mondiale, affirmant que si la moitié du monde vivait en démocratie « nous n'oublions pas l'autre moitié, des pays comme la Syrie, la Birmanie, le Zimbabwe, la Corée du Nord et l'Iran parce que les exigences de justice et la paix du monde requièrent aussi leur liberté ». Un beau programme donc pour les futures actions américaines en matière de transmission de la démocratie... comme dans une certaine Irak. L'Irak justement, un pays dans lequel les Etats-Unis sont toujours englués. Le président Bush n'a pas voulu s'engager sur une date de retrait, estimant qu'un départ « abandonnerait nos alliés à la mort et à la prison ». Il a ensuite affirmé sa volonté de tenir parole sur la situation irakienne, en affirmant enfin « nous sommes en train de gagner ». Une victoire qui est bien longue à se dessiner.
Sur d'autres dossiers du moment, George Bush a évoqué entre autre l'Iran, la situation en Palestine, l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Pour le régime de Téhéran, il s'est principalement contenté de souligner que la possession de l'arme nucléaire ne devait pas être permise par la communauté internationale. Pour le succès du Hamas, le discours n'a pas changé, mais le président américain a assuré que cette élection doit être un « commencement » et qu'il fallait rapidement constituer un « Etat de droit ». Enfin, il a conseillé à l'Egypte et à l'Arabie Saoudite d'être moins timides sur les réformes. Des prises de positions attendues en somme, mais qui confortent quelque peu les américains quand à la capacité de leur pays à gérer les affaires mondiales. Un George Bush qui ne change finalement pas de cap, bien qu'il semble quelque peu ébranlé par des échecs américains difficiles à dissimuler.
Un président en fin de cycle? Une vision trop unilatérale du monde? Au contraire, une bonne chose pour la communauté internationale? Réagissez ici sur ce discours du président américain.
23:40 Publié dans C'est dans l'actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Taux de TVA dans le bâtiment : l'UE tombe enfin d'accord
La question crispait l'Union Européenne dans son ensemble, la France en particulier. Après avoir mis son veto sur le taux de TVA réduit de 5,5% dans le bâtiment, la Pologne allait-elle enfin s'accorder avec les autres pays pour prolonger l'actuelle dérogation? Et bien ce mercredi, la présidence autrichienne de l'UE annonçait fiérement avoir obtenu l'accord de la Pologne sur le sujet.
En fait, le problème qui se posait pour un accord résidait dans la définition des travaux concernés par ce taux réduit : la Pologne souhaitait l'extension du domaine d'application à la construction de logement neuf, l'actuel domaine se limitant aux rénovations. Mais elle a donc aujourd'hui revu ses demandes à la baisse, bien aidée en cela par la pression des 24, permettant à l'UE de trouver enfin un accord. En vigueur depuis 1999, les taux réduits sur le bâtiment représentent une dérogation au taux normal de 15%. Ces dérogations sont actuellement appliquées dans neuf Etats de l'UE ( France, Royaume Uni, Italie, Espagne, Belgique, Pays Bas, Portugal, Luxembourg et Grèce ) qui se voyaient plongés dans un vide juridique depuis le 31 Décembre dernier, date à laquelle elles expiraient. De l'avis de la ministre des finances polonaise Zyta Gilowska, l'accord a été difficile à trouver, et soulage l'ensemble des membres de l'UE, qui étaient tous tombés d'accord sur la prolongation des dérogations.
Mais au delà du nouveau délai jusque 2010, cet accord est particuliérement appréciable à deux niveaux. Dans un premier temps, l'UE semble enfin capable de prendre des décisions sur des points sensibles. L'unanimité étant la norme, parvenir enfin à un accord mal engagé représente un vrai point positif pour les 25. Cela va permettre aux citoyens de l'UE de reprendre enfin confiance en leurs institutions. Dans un deuxième temps, au niveau national, on ne peut que se féliciter qu'un tel accord ait été pris. Thierry Breton, ministre de l'économie déclarait ainsi que cet accord est « une très bonne nouvelle pour la France et l'Europe ». Et il est vrai qu'après l'échec des négociations pour le taux de TVA de la restauration, une deuxième impasse aurait été terrible. Au niveau national, dans la mesure où la France jouït déjà des dérogations reconduites aujourd'hui, ce ne peut être que positif aussi bien pour l'emploi que dans la lutte contre le travail au noir. C'est donc un petit pas dans les faits, mais un grand pas pour l'Union Européenne et la France.
Pensez-vous que la nouvelle est positive? A quel(s) niveau(x)? Est-ce un signe important pour la construction des décisions communes ou simplement un acte isolé et motivé par le pouvoir des grands pays concernés?
21:35 Publié dans C'est dans l'actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
