29 décembre 2005
29/12 : Le chômage recule encore selon le gouvernement
PARIS, pour le huitième mois consécutif le chômage baisse en France. Une baisse pour le mois de novembre d'1,2% selon l'Insee et le ministère du travail. Le taux de chômage se situe donc à 9,6% de la population active selon les mêmes sources. Le Bureau Internationnal du Travail note pour sa part un recul de 0,1 point du chômage en France. Le pays est donc dans la continuité des mois précédents et le recul de chômage va dans le sens de la politique gouvernementale de « retour à la confiance des français ».
Au delà de ce constat plutôt encourageant, les avis continuent de diverger sur les raisons et les conséquences d'une telle baisse. Pour le ministre de l'emploi et de la cohésion sociale Jean-Louis Borloo ces chiffres représentent « un vrai retournement de tendance » et « un bon régime de croisière ». Il estime ainsi que le pays a les moyen de retrouver un « cercle vertueux avec un pays qui reprendra confiance en lui » si les améliorations persistent. Et dans la foulée, le ministre a démenti les accusations des syndicats et de l'opposition selon lesquelles le recul régulier du chômage français n'est que le fruit de radiations de demandeurs d'emploi. Pour lui les réelles causes sont multiples, citant par exemple son plan de cohésion sociale ou encore la bonne santé du bâtiment. Le son de cloche n'est cependant par identique du côté de la gauche et des syndicats de travailleurs. Ils continuent d'affirmer que les baisses du chômage sont uniquement dues à « un maquillage artificiel » fait de radiations administratives et d'emplois aidés précaires.
Quoi qu'il en soit la France va devoir continuer de travailler pour l'emploi, le pays étant toujours très en retard sur ce point par rapport aux pays en bonne forme économique. Et même si les chiffres de conjoncture sont très importants pour mesurer les efforts effectués et l'efficacité des politiques, il n'en reste pas moins que seule la réalité à moyen et long terme infirmera ou confirmera les déclarations du gouvernement.
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27 décembre 2005
27/12 : Une histoire de famille
ETATS UNIS, où les histoires incroyables ne se passent pas qu'à Hollywood. William Alfred Giglen, grand père modèle de 64ans, ancien Marine avait tout du citoyen lambda. Seulement le dénommé Al menait une double vie. En Août 2004, son fils Jared, agent de police, découvre sur un enregistrement son père déguisé en train de braquer une banque. Il décide alors d'appeler son frère Garrett, un ingénieur de 41ans. Et tous deux décident de prévenir le troisième fils de Al, Clay un professeur de musique de 36ans. Il leur fallait donc prendre une décision. Garrett avoue avoir vomi en voyant la vidéo, expliquant qu'il aurait préféré fuir plutôt que de solutionner le problème. Clyde pour sa part ressentit beaucoup moins de remords : « il avait mal tourné, nous avions l'occasion d'y mettre un terme ». Les trois frères Giglen décident donc d'aller affronter leur père, mais celui-ci n'est pas chez lui, et il retrouvent simplement les vêtements qu'il portait le jour du braquage. Ils le dénoncent alors à la police locale qui procèdent le lendemain à son arrestation. Et c'est là que la vérité sur la double vie de Al éclate au grand jour : son journal intime est retrouvé dans lequel il explique qu'il a besoin d'argent pour entretenir sa maîtresse qu'il fréquente depuis plus de 10ans, mais aussi sa fille, sa prise de cocaïne hebdomadaire et les prostituées avec qui il aimait s'ébattre.
Ainsi, la cour fédérale de Springfield va rendre son verdict ce jeudi après qu'il ait plaidé coupable pour port d'arme et cambriolage de banque. Il risque la prison à perpetuité. Ses fils à qui il a appris à faire ce qui leur paraît juste n'ont aucun regret des conséquence de leur délation. Pour la morale, chapeau. Pour l'esprit de famille en revanche...
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27/12 : Encore une remise en cause des 35 Heures
BORDEAUX, on remet en cause de nouveau les 35 heures. Après plusieurs propositions d'entreprises, le groupe Fenwick, leader de la manutention en France a décidé d'abandonner les 35 heures sans contreparties. Au contraire, non seulement 17 jours de RTT seront supprimés sans compensations, mais les revalorisations salariales sont également gelées pour les deux prochaines années. Selon le délégué CGT de l'entreprise, il s'agit ainsi d'une augmentation annuelle de 136 heures de travail. Mais ce qu'il dénonce également, c'est la façon dont l'entreprise a imposé la décision aux salariés. Ainsi, cet été un référendum interne avait rejetté ce type de proposition à 60% des votants. Mais l'entreprise a envoyé un courrier aux salariés pour leur demander de répondre par oui ou par non à leur plan d'augmentation du temps de travail. Et selon le délégué CGT, une réponse négative aurait fait office de condamnation au licenciement. C'est ainsi que les 551 employés de l'usine de Cenon-sur-Vienne ont accepté la proposition.
De telles pratiques semblent se généraliser afin de contourner la législation sur les 35 heures qui est de moins en moins acceptée par les entreprises française. Il faut dire que la France est devenue l'un des pays à travailler le moins par rapport à ses voisins européens. Cette législation étant maintenant entrée dans les acquis sociaux du pays, il paraît difficile aujourd'hui de la remettre en question. Dans cette affaire, le délégué CGT déclare ainsi que c'est pour améliorer la rentabilité auprès des actionnaires qu'un tel plan a été monté. Il faut cependant se demander si malgré la manière employé, il n'est pas préférable de sauvegarder 551 emplois en travaillant plus, au lieu de licencier pour conserver les acquis. C'est une problématique de plus en plus présente dans une France en recherche perpetuelle de croissance économique. Il faudra au gouvernement et aux acteurs économiques et sociaux remettre cette législation en perspectives afin d'en garder ce qui est positif et d'améliorer les points noirs. Car le célèbre modèle social à la française ne pourra pas durer éternellement dans un pays où la croissance est si basse et le chômage si haut, sans oublier le problème des retraites et de l'assurance maladie qui continueront de plomber les déficits. Encore faudra-t-il enfin aborder le débat pour l'intérêt collectif et non les petits profits personnels.
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21 décembre 2005
21/12 : Quand la Grande Bretagne accepte l'union...
WINDSOR, en cette matinée du 21 Décembre 2005, un mariage pas comme les autres est en train de se dérouler à l'endroit même où Charles épousait Camilla devant les caméras du monde entier. En effet, après une cérémonie « intime » et une sortie sous un nuage de riz, Elton John et son compagnon David Furnish célébraient ensemble leur union civile. Certes le mariage n'était pas ordinaire compte tenu des milliers de livres dépensés pour la cérémonie, et de la constellation de stars qui s'y trouvait. Mais l'union a surtout d'innattendu qu'elle se déroulait entre deux hommes. C'est là le fruit de longues discussions et débats pour les droits homosexuels en Grande Bretagne. Tony Blair, à l'origine de la mise en place de cette union civile félicitaient d'ailleurs les jeunes mariés et de l'application réussie de cette décision britannique du 5 Décembre dernier.
Même si cette formule de l'union civile va moins loin que la légalisation du mariage homosexuel comme en Belgique, en Espagne ou au Canada par exemple, elle confère tout de même aux couples homosexuels les mêmes droits que les couples hétérosexuels. D'ailleurs c'est le terme union qui est a employer, dans la mesure où il ne s'agit pas d'un mariage au sens strict. Notons cependant le grand pas en avant pour la société britannique, dont se félicitait Peter Tatchell, porte parole de OutRage!( groupe de défense des droits homosexuels ). Cette union va selon lui « mettre en valeur l'amour et l'engagement homosexuels » et donner espoir aux homosexuels « isolés, vulnérable particulièrement ceux qui vivent dans des pays répressifs et homophobes ». A méditer en France donc, car si les PACS a le mérite d'exister, il n'est pas entouré des mêmes avantages et surtout n'est pas reconnu par la société comme « l'union homosexuelle ».
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