31 octobre 2005
31/10 : Dray attaque Sarkozy
PARIS, le porte parole du parti socialiste Julien Dray s'en est pris directement au ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. Il estime en effet que "Nicolas Sarkozy s'est contenté de faire une politique de sécurité pour les beaux quartiers, mais il a oublié les cités, se contentant d'y faire des incursions régulières (... ) Nous sommes au coeur d'une communication spectacle où l'on préfère l'effet d'annonce au travail sérieux et patient", ajoute Mr Dray, précisant que "dans les cités, des centaines de jeunes sont victimes de discrimination et ne sont ni des voyous ni des 'racailles'". Ces propos sont une réponse à l'intention de Mr Sarkozy de renforcer la présence policière dans les quartiers difficiles suite aux événements de Clichy sous bois.
On peut en effet se demander si de telles mesures permettront réellement de solutionner les problèmes de fond qui ont entrainé les violents heurts de Clichy sous bois et la situation dans toutes les "cités sensibles de France". Cependant l'hyperactif et médiatique ministre de l'intérieur essaye au moins d'amener une première solution dans un problème aux multiples données. Reste à savoir si répondre aux événements au lieu de les anticiper n'est pas sa principale erreur. Un projet plus global et des actes sur le long terme lui permettraient certainement de conserver une popularité quelque peu entachée depuis ses dernières interventions. Pour Julien Dray, Mr Sarkozy "confond la fermeté réelle avec la fermeté télévisuelle". L'attaqué étant réputé pour sa capacité à réagir et à agir, nous verrons à court et moyen terme s'il sera capable de mener à bien un combat d'un autre ordre : celui de sa crédibilité.
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31/10 : Allemagne, la grande coalition en péril
BERLIN, ce lundi reprenaient les discussions pour le programme de la grande coalition en Allemagne. Angela Merkel, future chancelière insiste sur le fait qu'il y a « des deux côtés le désir de construire une grand coalition ». En continuant sur un ton résolument optimiste, Mme Merkel se félicite également de cette « discussion productive » entre les conservateurs de la CDU et les socialistes du SPD. Mais ces propos ne masquent pas les difficultés nombreuses qui s'ajoutent les unes après les autres dans ce tortueux projet allemand. Tout d'abord, c'est la situation même du pays qui rend le futur programme particuliérement compliqué à monter : maitriser un chômage qui en septembre frappait 11,2% de la population allemande, mais aussi réformer les retraites et la sécurité sociale, revoir la régulation du marché du travail et gérer l'abandon progressif du nucléaire lancé par Schroder. Tout cela en essayant de réduire de 35 milliards d'euros le déficit budgétaire pour entrer dans les critères du pacte de stabilité ( moins de 3% du PIB en déficit ). Autant dire que l'équation n'est pas simple à résoudre.
D'autre part, viennent s'ajouter aux problèmes de l'Allemagne de nombreuses distensions internes aux partis politiques qui compliquent encore la formation de la coalition. Chez les sociaux-démocrates du SPD, Mr Müntefering a déclaré qu'il ne se représenterait pas pour la présidence du parti et laisse apparaître des doutes sur sa participation au gouvernement. Lorsque l'on sait qu'il devait être vice chancelier et ministre du travail, c'est une grosse tuile dans l'avancée des négociations. Les élections prévues à la mi-novembre au SPD devraient permettre d'y voir plus clair. Du côté de la CDU, c'est de l'éternel allié de la CSU que viennent les interrogations. En effet, après la faible victoire aux élections législatives, la Bavaroise Union chrétienne-sociale se pose des questions sur les raisons du semi-échec du 18 Septembre. Ainsi, Edmund Soiber, président de la CSU et futur ministre de l'Economie et de la Technologie indique que sa participation au gouvernement est elle aussi remise en cause par le possible retrait de Mr Müntefering. En définitive, bien que l'Allemagne ait sû prendre son temps pour décider ce gouvernement de coalition, et bien que cette issue semblaient être une bonne chose pour la relance du pays, force est de constater que la situation actuelle est épineuse. Il faudra donc encore attendre pour observer les résultats concrets des élections législatives de septembre dernier, et pour le moment rien n'indique qu'ils seront positifs.
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30 octobre 2005
30/10 : OMC : Lamy met tout le monde d'accord, ou presque
PARIS, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce a mis tout le monde d'accord sur la future réunion ministérielle de négociations à Hong Kong. En effet, les annonces se multipliaient ces derniers jours sur le volet agricole des débats. Les américains estimaient que l'Europe n'allait pas assez loin, les autres grands exportateurs mondiaux suivaient, alors que dans le même temps l'Europe estimait que ses efforts devaient s'accompagner d'avantages sur d'autres volets comme les services. Aujourd'hui donc, Pascal Lamy en affirmant qu'il estime l'offre européenne comme "sérieuse" vient mettre les points sur les i de toutes les parties. "C'est une avancée (... ) qui se compare à ce que les Américains ont dit qu'ils étaient prêts à faire" a-t-il ainsi annoncé, remettant tout le monde sur un pied d'égalité.
Oui mais voila, la baisse moyenne de 46% des tarifs douaniers agricoles proposée par l'Europe ne semble pas encore satisfaire tout le monde. D'autant qu'en Europe même, Jacques Chirac n'est toujours pas pleinement convaincu qu'une telle proposition sera intéressante pour tout le monde, et a évoqué cette semaine la possiblité d'utiliser son droit de veto. Autant dire que " la bonne nouvelle qui permet de débloquer les négociations" selon Lamy n'est en fait qu'une possible issue positive. Et dans tout cela, les grands décideurs tendent à oublier ce pour quoi l'OMC doit également oeuvrer : aider les pays moins développés à avancer. Il semble que les débats actuels font passer cette prérogative au second plan.
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30/10 : Côte d'Ivoire: Gbagbo reste, le pays manifeste
ABIDJAN, cette après midi se sont tenues des manifestations contre le maintient au pouvoir de Laurent Gbagbo. Des incidents ont entaché les mouvements de foule, et les forces de sécurité ont tiré en l'air et jetté des gaz lacrymogènes contre les manifestants. Ces mouvements de protestations font suite à la prolongation du mandat du président Gbagbo au delà du 30 Octobre, date à laquelle devaient se tenir des élections. Ce dernier affirme dans une allocution à la radio qu'il se doit d'assurer "la continuité de l'Etat" et que c'est le sens de la constitution ivoirienne, d'un communiqué de l'Union africaine mais aussi d'une résolution du conseil de sécurité de l'ONU.
La Côte d'Ivoire pays autrefois stable est aujourd'hui scindée en deux avec le Nord aux mains des rebelles et le Sud dans celles du gouvernement. Si bien qu'il fut impossible d'organiser des élections dans les délais impartis. Reste que le peuple ivoirien ne reconnait plus Lauren Gbagbo comme président, en tout cas une partie de la population, celle qui manifestait cette après midi. Ce dernier assure que le pays à besoin de stabilité pour sortir de la crise, et que cela passe forcement par des élections. Le problème c'est que le président s'était déja engagé à tenir des élections et que le constat du jour ne plaide pas en faveur de sa bonne volonté. Les rebelles affirment qu'ils "prendront leurs responsabilités" et une partie de la population estime que Gbagbo doit partir. C'est pourquoi Koffi Annan le secrétaire général de l'ONU a lancé un appel au calme. Souhaitons qu'il soit entendu.
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29 octobre 2005
Situation des prêtres, l'abbé Pierre réouvre le débat
Toujours présent sur le devant de la scène ou en coulisses pour ses nombreuses actions, l'abbé Pierre est un homme consensuel et unanimement apprécié.
Pourtant cette semaine, il a jetté un pavé dans la mare de l'Eglise, en avouant avoir succombé au péché de chair. Son but était de réouvrir le débat sur la situation des prêtres et leur impossibilité d'être marié et de connaître les plaisirs ( et les peines ) de la sexualité. Bien sûr le but n'est pas ici de remettre en cause l'Eglise de A à Z ni même de lui faire un procès. Je propose simplement un débat portant principalement sur ces points :
- L'Eglise doit-elle évoluer sur la situation des prêtres et pourquoi?
- Cette situation pour les prêtres est-elle selon vous la cause du déclin des vocations?
- L'abbé Pierre ne sera pas canonisé suite à ses aveux. Pensez-vous qu'il gardera toute son aura et pourquoi?
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29/10 : gève de la RTM, médiation contre réquisition
MARSEILLE, vingt sixième jour de grève à la RTM. La grève a été reconduite jusqu'au Lundi 31 Octobre, et le trafic continue d'être particulièrement difficile dans la cité phocéenne. Ce ne sont en effet pas les 30 cars affrétés par la mairie qui permettent de fournir le service des 295 bus de la RTM. Alors que le conflit s'enlise et qu'une reprise du travail ne semble pas à l'ordre du jour, une double médiation va être tentée ce lundi. D'une part, en interne entre la direction générale et les syndicats, d'autre part un spécialiste des relations sociales, Bernard Brunhes, qui a obtenu l'accord de principe des différentes parties et qui les réunira pour trouver des solutions. Mais lorsque l'on sait qu'il y a deux jours une première médiation en interne a totalement échoué, il semble peu sûr que cette tentative améliore les choses. Le préfet Christian Frémont privilégie pourtant cette approche afin de trouver les meilleures réponser au conflit, et souhaite que la reprise de l'activité puisse se faire au plus tard le 3 novembre, jour de rentrée dans les écoles. De son côté, le maire UMP de Marseille, Mr Gaudin estime la manoeuvre inutile. Il entend continuer « l'appel d'offres pour une délégation de service public, qui a été voté par une assemblée élue au suffrage universel ». La mairie menace ainsi la RTM de réquisition, estimant qu'il n'y a aucun objectif de privatisation du service public et que la grève n'a pas lieu d'être.
Pourtant ce conflit qui dure encore et toujours, dans la continuité de celui de la SNCM, ne semble pas voué à trouver une solution si rapidement. Mais comment entamer de véritables négociations lorsqu'il faut donner satisfaction à pas moins de neuf organisations syndicales? Telle semble être la principale problématique dans le dossier RTM. D'autant que les vingt six jours de blocages ne jouent pas en la faveur des grévistes. Ainsi, une enquête menée par la mairie sur un échantillon de 600 marseillais révèle que 76% d'entre eux sont favorables à la réquisition. Certes cette idée peut paraître extrême, mais n'est-ce pas dans l'intérêt du service public que de continuer à apporter un minimum de ces services même en cas de conflit? Le blocage total et systématique commence à isoler les grévistes et réduire l'utilité originelle du droit de grève.
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29/10 : Attentats meurtriers en Inde
NEW DELHI, une série de quatre explosions a frappé la capitale indienne cette après midi. Une bombe a ainsi explosé dans un quartier commerçant souvent fréquenté par les touristes, suivie des trois autres déflagrations, dont deux dans des marchés et une dans un autobus. Le bilan officiel ( à 21h heure de Paris) est de cinquante cinq morts et cent cinquante deux blessés dont plusieurs étrangers. Le premier ministre indien Manmohan Singh a réagit rapidement, condamnant des explosions qu'il qualifie « d'actes terroristes » mais appelant les populations à garder leur calme. Même si l'identité des coupables n'a pas encore pu être définie, le premier ministre estime que le scénario de cette après-midi macabre est trop plannifié pour être le fruit d'actes isolés. La piste terroriste est donc dès lors la plus plausible.
Le pays est aujourd'hui plongé dans un état de panique et d'alerte avancé. En effet, l'ambassade américaine à New Delhi avait fait part de ses craintes sur de possibles attaques terroristes contre ses intérêts au cours du mois d'Octobre. Les lieux fréquentés par les étrangers et les positions américaines en Inde sont donc sous grand surveillance. Il faut noter cependant que les attaques meurtrières de cette après-midi ont touché des marchés bondés alors que se prépare en Inde le festival des lumières. On peut donc penser que les bombes ne visaient pas uniquement les étrangers, et c'est donc une donnée qui rend la situation encore plus tendue et instable. Il faudra donc rapidement identifier les coupables afin de trouver le mobile de ces attentats et ainsi mieux protéger les populations. Un rappel que le terrorisme est partout, et qu'il est aussi dangereux qu'innarretable.
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28 octobre 2005
28/10 : Sommet d'Hampton Court, l'UE avance à pas de souris
HAMPTON COURT, Grande Bretagne, se tenait le Jeudi 27 Octobre un « informel » sommet des chefs d'Etats et de gouvernements des vingt-cinq. Aujourd'hui, un premier bilan est tiré, et malgré quelques avancées force est de constater que cette Europe avance difficilement. Certes Jacques Chirac estime que ce sommet fut très positif et qu'il faudrait « faire au moins une fois par an un sommet de cette nature ». Certes « une direction claire » a semble-t-il été trouvée par les membres de ce sommet, et les grandes orientations de la présidence britannique ont été abordées largement. Mais faut-il rappeler que vingt quatre heures avant ce bilan somme toute consensuel le président français avait menacé d'utiliser son droit de veto si les positions françaises en rapport à la PAC n'étaient pas respectées? La mise de côté du problème du buget évoqué par la Lettonie est-elle un signe d'entente cordiale et quasi unanime comme Tony Blair aime le laisser entendre?
Les Etats-Unis regrettent aujourd'hui le manque d'avancées dans la proposition de l'Union Européenne pour la conférence de l'OMC qui se tiendra à Hong Kong. Malgré l'aveu unanime que la gestion du budget est primordiale pour que l'Europe avance, les vingt cinq semblent ne pas être encore sur la même longueur d'onde concernant les orientations à prendre. Ainsi, ce mastodonte européen déjà affaibli par les refus hollandais et français de la constitution et dernièrement par la question turque paraît particulièrement difficile à manoeuvrer. La réunion de l'OMC du 13 au 18 Décembre prochain dans le cadre du cycle de Doha, permettra peut-être de voir plus clair dans le jeu des vingt cinq. En espérant que ceux-ci oeuvre pour que l'Europe avance.
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28/10 : Après une chaude nuit, il faut réfléchir sur les événements de Clichy
CLICHY SOUS BOIS, ce matin du 28 Octobre, le calme semble enfin revenu. En effet, une bonne partie de la nuit, des jeunes gens ont mis feu à plusieurs voitures, cassés les vitres de la poste, déterioré la façade de la mairie et provoqué un début d'incendie dans une école. Ces mouvements de violence faisaient suite au décès semble-t-il accidentel de deux jeunes garçons de 14 et 16ans. Suite à une tentative d'interperllation par les forces de l'ordre, trois jeunes gens avaient pris la fuite, se réfugiant dans un local EDF où se trouvait un transformateur. Malheureusement, deux d'entre eux se sont mortellement électrocutés, le troisième ayant été gravement brûlé. Reste que l'affaire à fait le tour du quartier, et des bandes de jeunes sont sortis pour entraîner les dégats que l'on connait. Les pompiers intervenus sur place ont été caillassés et il a fallut que les CRS interviennent pour permettre de gérer la situation au plus vite. Au petit matin donc, le dramatique décès des deux jeunes garçons était presque éclipsé par les incidents de la nuit.
Le débat fait depuis rage, puisque les forces de l'ordre, par l'intermédiaire du ministre de l'intérieur, affirment que les jeunes gens n'ont pas été poursuivis ce qui retire ainsi toute suspicion de bavure. De son côté, l'imam du quartier affirme que ces événements sont exceptionnels et que les contrôles de police souvent musclés ont pû provoquer la fuite des deux garçons. Malgré la stupeur de la population qui estime que le quartier n'est pas particuliérement dangereux, force est de constater qu'une telle situation n'est pas tout à fait anodine. En effet, du côté du gouvernement, après l'affaire de la cité des 4 000 cet été, Nicolas Sarkozy n'avait-il pas annoncé qu'il nettoierait les cités au karcher? Bien que la tournure hyperbolique de ses propos avait été mal accueillie par l'opinion française, on pouvait espérer de l'hyperactif ministre de l'intérieur quelques mesures significatives. Mais aujourd'hui l'histoire se répète, et on peut craindre que cela arrive encore. De l'autre côté, bien que la situation soit loin d'être radieuse avec notamment un fort taux de chômage, doit-on fermer les yeux sur les dérives des cités? Certes certaines d'entre elles sont des bombes à retardement qui intéressent moins l'Etat que le médiatique terrorisme, mais doit-on accepter que dans un quartier jugé non dangeureux par ses habitants des jeunes ne repectent pas les lois puis embrasent la nuit? S'il semble nécessaire que l'Etat agisse sur la forme et sur le fond, il faudra également que la jeunesse des cités acceptent de collaborer avec une autorité qu'elle rejette.
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28/10 : L'Iran persiste
MOYEN ORIENT, il y a deux jours Mahmoud Ahmadinejad tenait des propos antisionistes inacceptables. Face à une communauté internationnale qui a d'une même voix condamné ces paroles, le président iranien persiste et signe aujourd'hui. Ainsi, lors de la journée annuelle antisioniste organisée en Iran, alors que des milliers d'iraniens descendent dans les rues pour manifester, Mahmoud Ahmadinejad continue d'affirmer son désir de « rayer Israël de la carte ». A travers tout le pays, des manifestations se sont tenues, et des drapeaux israéliens, américains et britanniques ont été brulés dans les rues. Les foules ont scandé « à mort Israël » et « à mort l'Amérique » et des images d'Ariel Sharon sont parties en cendres. La population a ainsi affirmé sont soutien au président qui critiquait il y a peu « le sionisme mondial et la politique expansionniste de l'arrogance mondiale ». Cela étant, bien que l'ensemble de la population semble à l'unison, l'Iran continue d'affirmer qu'il ne viendra pas en aide à la Palestine qui doit régler son conflit seule. Enfin, sur l'affaire du nucléaire en Iran, là encore les « dirigeants sionistes et et américains » sont montrés du doigt pour avoir manipulé l'opinion.
Et c'est tout le problème : l'Iran refusait en Août les propositions européennes de coopération sur le sujet nucléaire. Ainsi reprenait l'activité dans la centrale d'Ispahan contre l'avis de la communauté internationnale. Après ce volte-face relativement dangereux pour les bonnes relations avec le régime de Téhéran voilà que le président Ahmadinejad continue son opération d'isolement du pays. La problématique est que la reprise de l'activité nucléaire, avec en parallèle cette tension réactivée, n'est pas pour apaiser une situation au moyen orient pourtant déjà tendue. La communauté internationnale va-t-elle réagir face à ces positions et réussira-t-elle à calmer le jeu dans la région? Rien ne semble moins sûr, et pourtant cela apparaît nécessaire.
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