30 septembre 2005
Arrêtons le massacre

Voila une courte note pour vous sensibiliser aux BASM, les bombes à sous munitions. Ces armes destructrices et d'une efficacité diaboliques sont utilisées sur tous les conflits importants de la planète. Le problème c'est que les BASM non détruites pendant les guerres touchent ensuite des civils, en particulier les enfants, avec des blessures irréversibles lorsqu'ils échappent à la mort.
En France, les BASM continuent d'être produites et stockées, et de par leur intérêt financier et leur efficacité, il ne semble pas que leur fin soit proche. Alors Handicap International se mobilise, et lance une grande pétition mondiale, ainsi qu'une campagne de sensibilisation et diverses manifestations.
Alors si vous souhaitez également que le massacre cesse, ou si vous souhaitez simplement en savoir plus, rendez vous sur le site d'Handicap International consacré à ce fléau.
Merci d'avoir porté attention à cette note.
23:55 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ligue des Champions, Acte II
On l'attendait avec impatience cette 2ème journée de Ligue des Champions. Sans être décisive, elle allait lever un certain nombre d'incertitude ou plutôt apporter quelques confirmations sur les forces en présence dans la compétition. Notre champion de France lyonnais allait-il confirmer sons nouveau statut de grand d'Europe naissant? Le LOSC parviendrait-il à prendre ses premiers points et à entrer véritablement dans ce consistant groupe D? Les grandes équipes attendues pourraient-elles assumer leur statut et marquer des points aussi bien au sens propre qu'au figuré? Les matchs de cet acte II de la plus importante compétition inter-clubs en Europe devait donc nous permettre d'y voir plus clair. Voyons si cela a été réellement le cas.
L'Olympique lyonnais devra encore confirmer.
Telle est la sensation qui primait à la fin d'une rencontre de bonne qualité mais sans réelle folie contre les norvegiens de Rosenborg. Au terme d'un match bien géré, l'OL est revenu de Trondheim avec le sentiment du travail accomplit, et la victoire 0-1 permettait aux champion de France en titre de confirmer un début de saison plaisant et réussi. Cela étant, cette bataille de Norvège ne paraît pas vraiment suffisante pour confirmer le statut de "startup européenne" (dixit JM Aulas) que les observateurs tendent majoritairement à encenser. En effet, l'adversaire de Gones bien qu'habitué des joutes de cette compétition n'est plus cette saison l'équipe qui trustait il y a peu les championnats de son pays. Jouant dangereusement avec la zone de relégation en première division norvégienne, Rosenborg ne représentait pas vraiment un piège pour les lyonnais, et ce même si la prudence devait tout de même être de rigueur. On le sait, la Ligue des Champions est propice aux surprises et chaque année de grosses équipes se font surprendre dans ce genre de match. Mais la fausse pression qui pesait sur les épaules des lyonnais venait plus du jeu médiatique qui une fois de plus fit monter la mayonnaise avant la rencontre, et de la communication de l'OL, qui avait tout intérêt à parler d'un match difficile pour mieux ensuite profiter d'une victoire accessible comme d'un pas de plus vers un meilleur statut. On peut donc estimer qu'effectivement cette équipe de Lyon a réaliser une belle performance, car elle montra une fois de plus sa maitrise dans le jeu. Cela étant la situation ne se débloquait que sur un coup de pied arrêté conclut pas Cris.Victoire méritée, mais pas non plus de quoi crier au génie. L'OL avance, et cela est bon pour le football français dans son ensemble. Mais il faudrait penser à ne pas mettre la charrue avant les boeufs, l'OL a encore beaucoup de chemin à parcourir pour devenir ce qu'on appèle un grand d'Europe.
Dans le groupe F, notons par ailleurs le réveil du Real de Madrid contre l'Olympiakos ( 2-1) . Une courte victoire qui permet aux madrilènes de ne pas perdre pied au classement. On peut se demander si le jeune Sergio Ramos recruté en grandes pompes cet été n'a pas une prime à l'expulsion car une fois de plus le jeune défenseur abandonnait ses coéquipiers sur un carton rouge en fin de match. Le Real sans être brillant a pris les trois points et reste donc dans la roue des lyonnais, à égalité de point avec Rosenborg qu'il affrontera lors de la prochaine journée. Les lyonnais quand à eux affronteront le bonnet d'âne de ce groupe, l'Olympiakos zéro point au compteur, dans un match largement à leur portée à Gerland.
L'autre club français engagé dans la compétition, on le sait maintenant, est Lille. Le LOSC affrontait mardi "à domicile" les espagnols de Villarreal. Le match était attendu de tous puisqu'il devait apporter quelques précisions sur la faculté des lillois à apprivoiser leur antre du Stade de France ( faute de stade digne de ce nom), mais aussi sur les capacités nordistes à prendre des points dans cette Ligue des Champions. Et bien sans pouvoir connaître tous les réels aboutissants de cette rencontre en interne, force est de constater que les lillois continuent d'apprendre au plus haut échelon européen. Claude Puel annonçait après le dramatique match de Benfica que son équipe devait progresser en prenant de l'expérience, et le match contre Villarreal confirma cette vision. En effet, les très sud-américains joueurs de Villarreal venaient à St Denis avec le statut de favoris de la rencontre. Et ils assumèrent ce rôle lors de la première mi-temps. Un jeu rapide, en une ou deux touches de balles, parvenait à dominer des lillois peu être un peu trop gentils. Bien que Moussilou et Odemwingie inscrirent chacun un but refusé pour des hors-jeu évidents mais pas larges, les joueurs de Puel étaient dans l'ensemble surpassés par la fougue des espagnols. Il s'en fut de peu pour que Riquelme d'abord sur coup franc, puis Figueroa à la suite d'un superbe mouvement, ne trompent la vigilance de Sylva le portier lillois. Puis, la mi-temps passée, les dogues prenaient alors peu à peu la mesure de leur adversaire du soir, et petit à petit, leur courage, leur abnégation et leur pressing incessant parvenaient à user les joueurs tout de jaune vétus. Les lillois se mettaient alors en action, Odemwingie encore lui trouvant la barre de Viera, mais c'était hélas trop tard. Un peu trop timides, les joueurs nordistes n'avaient pas su mettre en place suffisamment tôt leur jeu, celui qui leur permit l'an passé de finir dauphin de Lyon. De quoi avoir quelques regrets en somme, même si le match aurait tout aussi bien pu basculer dans l'escarcelle des ibériques. Espérons que les lillois pourront vaincre leurs inhibitions sur le terrain d'Old Trafford, ce bien nommé Théâtre des Rêves, lorsqu'ils y affronteront Manchester United dès la prochaine journée.
On aurait d'ailleurs auparavant certainement parlé "d'ogre mancunien" mais la réalité actuelle est toute autre. Face au Benfica qui pouvait ravir la première place du groupe et qui jouait libéré, les joueurs de Sir Alex Ferguson ont du attendre la 85ème minute pour empocher la victoire. Les Diables Rouges anglais sans être brillants s'imposaient donc grâce à l'inévitable Van Nistelrooy et conservaient la tête d'un groupe D vraiment disputé, puisque à peine 3 points séparent Manchester du dernier, le LOSC.
Les "grands" confirment mais les surprises sont là.
Et si la Ligue des Champions était cette année moins surprenante que les deux dernières éditions? En quelques sortes, c'est ce qu'il ressort de cette 2ème journée disputée les Mardi 27 et Mercredi 28 Septembre. Non pas que le spectacle soit peu plaisant ou le suspens inexistant, mais la compétition semble avoir été dans l'ensemble mieux abordée par ces équipes que l'on attend beaucoup pour la suite. Peu de surprises donc, mais des matchs plaisants et des classements logiques. Petit tour d'Europe des joutes de la semaine.
Dans le groupe A tout d'abord, point besoin de s'attarder énormement sur les performances des favoris. La Juventus à domicile a largement dominé le Rapid de Vienne (3-0) et le Bayern sur une petite marge a écarté le FC Bruges (1-0). Si bien qu'après deux journées, les deux favoris sont devant et la prochaine journée devrait permettre d'installer une hiérarchie dans le groupe. Italiens et allemands s'affronteront pour fixer la première place, tandis qu'autrichiens et belges se battront pour une place de 3ème qualificative pour l'UEFA. Sans être déjà joué, ce groupe voit les tenors tenir leur rang.
Indécis et passionnant, tels sont les meilleurs qualificatifs pour le groupe B. Arsenal qui est allé battre difficilement l'Ajax (1-2) sans Thierry Henry toujours indisponible s'est quelque peu rassuré, et la première place du groupe lui revient donc de fait. Cela dit les hommes de Wenger ne sont plus les Intouchables d'hier, et le départ de Vieira semble les avoir marqué. Mais c'est surtout l'autre match du groupe qui allait livrer une fin comme seules les coupes peuvent en fournir. En déplacement sur le terrain du petit poucet, le Sparta Prague en pleine affaire Poborsky, se faisait surprendre à la 89ème minutes par le FC Thoune qui empochait ainsi ses trois premiers points à une tel niveau. Déja dangereux sur la pelouse d'Arsenal lors de la première journée, les petits suisses ont cette fois réalisé leur pari. En jouant leur propre jeu il parvenait à débloquer leur compteur, ce que d'autres équipes n'ont pas encore réussi à faire. Tout simplement renversant.
Certainement piqué au vif par sa mise à l'écart en championnat d'Espagne le week-end dernier, Ronaldinho a éclaboussé de toute sa classe la rencontre Barcelone - Udinese (4-1). En inscrivant un coup du chapeau dans un des matchs attendus de la soirée, le brésilien a prouvé, si cela était encore nécessaire, que classe et efficacité font parties intégrantes de son jeu. Les italiens pourtant solides lors de la première journée ont cette fois-ci volés en éclats. Du même coup, le club catalan confirme sa première place, puisque l'autre match a vu le Panathinaikos battre un Werder de Brême toujours bredouille dans ce groupe C (2-1).
Le groupe E quand à lui, confirme totalement son rang de groupe relevé où tout semble possible. Le Milan AC, bien que grandissime favori a été tenu en échec sur la pelouse de Schalke 04 (2-2). La faute à un acharnement des allemands qui, menés deux fois au score, ont réussi à revenir pour accrocher ce résultat. Dans l'autre match, le Fenerbahce d'un Anelka buteur, a largement dominé le PSV (3-0). Les hommes de Christoph Daum confirment donc qu'ils ont les moyens de gagner face aux meilleurs même si le PSV, largement amputé cet été de ces meilleurs éléments, n'est peut être plus aussi fort que l'an passé. Un groupe donc très ouvert puisque les équipes se tiennent en peu de points. De quoi avoir encore de belles confrontations dans les semaines à venir.
On l'attendait avec impatience. C'était l'affiche du groupe G et à n'en pas douter de cette journée.
On en a fait toute une montagne, mais ce Liverpool-Chelsea a acouché d'une souris. Non pas que l'engagement fut mauvais. Non pas que le match ne fut pas plaisant. Simplement qu'aucune des deux équipes n'a pu prendre le dessus sur l'autre, et que la rencontre aurait vraissemblablement du être plus riche en spéctacle et surtout en buts (0-0). Un match nul qui semble presque contenter tout le monde, puisque Benitez peut s'estimer heureux d'avoir la première équipe qui prend deux points aux Blues, Mourinho ne cachant pas que le point pris était un "bon point". Quelque peu décevant donc, même si on peut s'attendre à un match retour animé ( pour le première place?) et à revoir ces deux équipes plus loin dans la compétition, pourquoi pas l'une contre l'autre une fois de plus. Il faudra cependant compter avec le Betis Séville, qui en écartant Anderlecht (0-1) parvient à ne pas se laisser distancer. Mais pour combien de temps?
Enfin, le groupe H, l'un des moins médiatisé, a pourtant livré une jolie surprise. En effet, si l'Inter de Milan continue sur sa lancée "rigueur et résultat" avec une courte victoire contre les Rangers (1-0) prenant en même temps la tête seul du classement, la sensation est venue de Porto. Le FC Porto me direz vous : n'est-ce pas l'équipe qui a vaincu Monaco en finale de Ligue des Champions il y a deux ans juste un an après avoir empoché la coupe de l'UEFA? N'est ce pas là qu'un certain Mourinho a réalisé son premier coup de maître? Et bien si justement. Mais Mourihno est parti, beaucoup de ses stars aussi. L'eau a coulé sous les ponts, et le FC Porto a coulé contre... l'Artmedia Bratislava. Pourtant menés 2-0, les joueurs de l'autre petit poucet ont réussi l'incroyable tour de force de s'imposer 2-3. Un match fou, un résultat fou pour une jolie vague de fraîcheur sur la Ligue des Champions. Pas sûr pour autant que les portugais l'apprécient de la même manière...
A suivre impérativement.
Bien entendu, (presque) tous les matchs de cette compétition sont intéressants à regarder, de par la diversité de football qu'ils permettent de découvrir et/ou d'apprécier. Mais lors de l'acte III de cette Ligue des Champions, les regards seront tournés vers certains matchs. Le Bayern-Juventus représentera la plus belle affiche de ces soirées. Une sorte de finale avant la lettre, qui esperons le tiendra toutes ses promesses. Le groupe E nous proposera deux jolies rencontre, l'une entre Fenerbahce et Schalke ainsi qu'un Milan-PSV remake d'une demie-finale de l'an passé. Notons enfin un FC Porto - Inter Milan, quête de rachat portugais contre volonté de suprématie intériste. Enfin, le Chelsea-Betis sans être une véritable affiche, permettra d'en savoir plus sur les capacités espagnoles à jouer les troubles fêtes dans ce groupe, pourtant promis à l'adversaire du soir, le nouvel ogre bleu. Confirmations attendues, réveils désirés, tel sera l'alléchant programme du futur acte III.
à suivre...
18:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16 septembre 2005
Ligue des Champions, acte I
L’impatience était palpable pour tous les mordus de grands matchs européens. La voilà de retour cette cinquantenaire Ligue des Champions. Deux soirées de bon football, même si les premiers matchs sont rarement les plus incroyables en raison de préparations à peine achevées. Et bien qu’il soit trop tôt encore pour tirer des conclusions, les premières joutes de la plus grand compétition inter-clubs de football ont livré quelques enseignements.
Deux clubs français, deux fortunes différentes.
La soirée d’ouverture de la Ligue des Champions, ce Mardi 13 Septembre, voyait le champion de France lyonnais entrer en compétition. Et qu’il était attendu ce match ! S’offrir le Real Madrid à Gerland en amuse bouche semble il est vrai une véritable aubaine pour un club en quête de reconnaissance européenne … et nationale. C’est ainsi qu’en emportant les débats par un 3-0 net et sans bavure, les Gones ont fait un grand pas vers le cœur des français, qui leur préfèrent encore souvent les ex-gloires de Marseille, de Paris ou pis encore des ennemis stéphanois. Au delà d’un score qui ne reflète pas réellement la différence de niveau entre les deux formations, le match permettait de réaliser le potentiel lyonnais. Un jeu rigoureux, intelligent ( les lyonnais ont semblé gérer la rencontre ) et empreint de cette expérience qui fit défaut à l’OL encore la saison passée. Une profondeur de banc à faire rougir les galactiques et finalement pas tant affecté que cela par le départ d’Essien. Un entraîneur, Gérard Houllier, certes moins romantique que son prédécesseur mais également plus habitué à la gestion de haut niveau, d’un club qui ressemble aujourd’hui à s’y méprendre à un grand d’Europe. Cela étant, n’oublions pas que le Real n’a pas été loin dans ce match de réaliser la performance qu’on pouvait attendre de lui, et qu’il se trouvait amputé de deux de ses joyaux, et non des moindres, Zidane et Ronaldo. N’oublions pas non plus que ces lyonnais nous ont habitué à de bonnes soirées européennes, mais sans jamais avoir ce supplément d’âme et d’expérience qui permet d’aller au bout. Force est de constater que cette fois-ci les têtes sont visées sur les épaules et que ce Lyon là possède les armes pour aller loin. Il faudra confirmer cette tendance dans une quinzaine de jour sur le terrain de Rosenborg, victorieux de l’Olympiakos à l’extérieur (1-3), mais qui reste cependant largement à la portée des champions de France.
Le soir suivant, c’était au tour du vice champion national de faire son retour sur la plus haute scène européenne. Quatre ans après sa première apparition à ce niveau, les dogues du LOSC allaient retrouver la C1 à Lisbonne, sur la pelouse du stade de la Luz, contre le Benfica. On connaissait clairement l’équation qui se présentait aux hommes de Claude Puel : un effectif très jeune et inexpérimenté ajouté à un début de saison pas réellement satisfaisant pour un ex deuxième club français face au champion portugais en titre lui aussi dans ses petits souliers, mais à la qualité un peu plus évidente.
Et les lillois ont craqué sur cette maudite pelouse qui vit les hommes de Koeman inscrire l’unique but de la rencontre à la 91ème minute de la rencontre. Certes les dogues n’ont pas réalisé un grand match, et aux vues du jeu et des occasions, les joueurs du Benfica n’ont pas volé leurs trois points. Mais ces lillois trop timides méritaient tout de même de prendre ce petit point que leur volonté et leur courage semblaient leur permettre d’obtenir… jusqu’à cette fameuse 91ème minute. Reste à savoir si cette défaite face à l’un des adversaires les plus faibles du relevé groupe D apportera au LOSC un peu d’expérience pour progresser ensuite, ou si nous avons vu ce Mercredi les limites d’une équipe dont la combativité et les qualités de groupe ne seront pas suffisantes. Eléments de réponse dès le match contre Villareal au Stade de France, où les lillois seront exilés pour leurs matchs européens faute de grand stade. Des espagnols très remuants et parfois géniaux, qui ont tenu en échec (0-0) une équipe de Manchester United pas encore tout à fait au point. Les chances lilloises sont maigres, mais ces dogues sont capables de grands matchs et ils l’ont déjà prouvé.
Dans l’ensemble, les « grands » assurent, sans pour autant se rassurer.
C’est une habitude lors du début des phases de poules : les grands clubs européens ne décollent pas systématiquement vers la qualification. Cela étant, lors de ces matchs de la première journée, à part le Real à Lyon, il n’y eut aucune grosse surprise dans les résultats. Mais souvent le service fut minimum. Le Bayern Munich s’impose sur la plus petite des marges à Vienne face au Rapid (0-1). Idem pour Chelsea face à Anderlecht, pour le PSV surprenant demi-finaliste de l’an passé, contre Schalke 04 et pour l’Inter Milan à Bratislava. Des scores tout juste suffisants pour prendre trois précieux points, sans pour autant marquer les esprits. Parmi les autres très grands favoris, aucun n’a réellement réussi à prendre un avantage psychologique ou à convaincre de sa supériorité. La Juventus s’imposait logiquement à Bruges (1-2) mais là encore les italiens ne faisaient pas de démonstration de force. Pas plus que leur rival du Milan AC, certes large vainqueur (3-1) du Fenerbahçe d’Anelka mais dont le résultat fut obtenu en fin de match grâce à un exploit de Kaka. 
Les tenants du titre Liverpool, qui avaient battus ces milanais à Istanbul l’an passé, ont réalisé un bon match sur le terrain du Betis Séville avec une victoire (1-2) à la clé. D’autres espagnols, ceux de Barcelone s’imposaient logiquement contre un Werder de Brême bien peu inspiré (0-2) tandis que les Glasgow Rangers se défaisaient du coriace FC Porto grâce à un but de Kyrgiakos dans les arrêts de jeu (3-2). Dans le groupe B, les résultats n’étaient pas pour rassurer les favoris aux deux premières places : l’Ajax devait attendre les derniers instants du match pour arracher un point au Sparta Prague (1-1) et le club d’Arsène Wenger, Arsenal, privé de Thierry Henry, devait attendre également la fin de la rencontre et un but en solo du vétéran Bergkamp pour arrêter le rêve éveillé du petit poucet suisse, le FC Thoune (auteur pour l’événement d’un but splendide). En définitive, la seule équipe, avec Lyon, à avoir marqué cette première journée de son empreinte est l’Udinese, qui grâce à un triplé de Iaquinta se débarrassait sans soucis du Panathinaïkos d’Athènes, pourtant mieux formé aux grandes joutes européennes. Ainsi, comme on pouvait l’imaginer cette premier salve de matchs ne nous a pas appris grand chose sur les forces en présence. Et c’est de toute manière un peu plus tard qu’il faudra aux grands clubs user de tout leur talent pour s’imposer. A condition bien sûr de se qualifier. On suivra ainsi la prochaine journée avec beaucoup d’attention, notamment pour la réaction d’Arsenal sur le terrain d’un Ajax blessé, la confirmation du Milan AC à Schalke, les intéressants Barcelone-Udinese et Inter-Rangers, tout comme le duel au sommet Liverpool-Chelsea et ses allures de finale avant l’heure. Encore un peu de patience, cette grande compétition sait se faire désirer et nous tenir en haleine… et qui s’en plaindra ?
23:35 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15 septembre 2005
L'économie au 2ème trimestre 2005 : ce que dit la conjoncture
Au moment où une bonne partie de la France profitait des vacances estivales tant attendues, l’INSEE publiait un chiffre aussi significatif qu’inquiétant. La croissance du PIB pour le deuxième trimestre 2005 était alors évaluée à +0.1%. Ce frêle pourcentage tombait comme une alerte au moment où les français malgré l’été renouvelaient leur manque de confiance dans le présent et pour l’avenir de notre pays. Mais au delà de ce faible chiffre dont certains semblaient malgré tout se contenter, plus par résignation que par satisfaction, une réelle morosité semble persister dans l’économie française. Petite analyse conjoncturelle du phénomène.
En effet, en décortiquant les composantes de la croissance, le constat est encore plus alarmant qu’il n’y paraît. Ainsi, l’investissement des entreprise et la consommation des ménages marquent un réel recul, respectivement –0.1% et –0.2%, plus important que la croissance. Le chômage, les législations qui évoluent peu, tout comme les vacances d’été expliquent en grosse partie ce phénomène, qui n’en demeure pas moins inquiétant. Autre baisse enregistrée dans les chiffres de la croissance, il s’agit de la balance extérieure avec un replis de 0.1%. Ainsi, fin Juin, le déficit de cette balance s’élevait à 1,9 milliards d’euros, ce qui encore une fois souligne le calvaire de notre économie. Avec un euro fort, mais surtout des produits moins compétitifs, la France est obligée de vivre au dessus de ce que lui permettent ses moyens, en terme de commerce extérieur. Et si un faible déficit n’est pas forcement négatif, celui que l’on expose là l’est clairement bien plus. Pour compenser ces chiffres négatifs, il faut tout de même noter quelques hausses qui ne sont pour autant pas de nature à effacer le pessimisme des esprits. En effet, les stocks de l’économie française augmentent eux de 0.4%, ce qui implique évidemment une possibilité future intéressante, si l’on excepte le fait qu’une telle variation est logique pour un trimestre pré-estival où les entreprises anticipent les vacances et les ménages eux épargnent en vue de celles-ci. Ainsi donc, avec ces chiffres, la croissance du PIB se solderait par un zéro pointé. Et c’est là que rentre en jeu la dernière composante de cette statistique : l’investissement de l’Etat. Celui-ci étant évalué en hausse de 0.1%, la croissance est alors positive, faible certes, mais psychologiquement non nulle. Bien sûr l’Etat a pour fonction d’investir, mais lorsque seuls ses deniers permettent de jeter de la poudre aux yeux des statistiques, nous sommes en droit d’estimer que c’est insuffisant.
La rentrée est maintenant sonnée, les ministres ont repris leurs cartables et vont plancher sur les moyens de doper quelque peu cette croissance. L’activité économique va se remettre en régime, mais reste à savoir à quel niveau. Le contrat nouvelle embauche et les mesures du plan Villepin apporteront-ils une amélioration de la situation ? Trop tôt pour le dire. Y’aura-t-il une relance de l’économie lors des deux prochains trimestres ? Cela semble fortuit. En effet, Thierry Breton, ministre de l’économie, tablait sur un acquis de croissance de 1.2% pour 2005 qui ne devrait donc pas bouleverser une tendance lourde de notre économie à frôler la catastrophe. Et même les prévisions les plus optimistes des analystes amènent au mieux la croissance annuelle du PIB à 1.5%. Dans un contexte où l’euro fort n’est pas toujours un avantage, et où le prix du baril de pétrole semble devoir au mieux stagner à un haut niveau, rien ne laisse présager d’une amélioration de la situation. En fin analyste qu’il est, Mr Breton estime que la France se situe à l’aube d’un phase d’expansion du cycle économique. Toujours est-il que les français sont d’humeur maussade. Et lorsque l’on sait que c’est à partir de 2 à 2,5 % de croissance qu’une économie commence à créer durablement de l’emploi, il faudra beaucoup de courage et de travail à ce gouvernement et au prochain pour faire de nouveau briller le soleil sur l’économie française.
03:20 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 septembre 2005
L'Islam en France : cessons les clichés...
A travers le monde et l’histoire, l’Islam a toujours été diabolisé par le monde occidental. Et malgré une tendance général de libéralisme économique, politique et idéologique, cette religion est toujours crainte et souvent montrée du doigt. La France n’échappe pas à cette dérive, qui s’apparente souvent à de la discrimination voire du racisme primaire. Certes les mentalités semblaient évoluer dans le bon sens, mais le 11 Septembre et les attentats perpétrés récemment ont amené l’imaginaire populaire à se méfier des musulmans. Et les clichés persistent. Retour en quelques points sur ce phénomène anormal.
Tout d’abord, notons qu’en France l’Islam est devenue la 2ème religion, derrière le catholicisme, avec 4 à 5 millions de personnes qui s’en revendiquent. C’est donc aujourd’hui une réalité, et malgré le nombre important de nos compatriotes musulmans, de nombreux français continuent de les imaginer comme une minorité dangereuse. Mais le nombre de conversions à l’Islam est aujourd’hui bien plus important que celles au catholicisme ( 30 000 contre 12 500). Il faut donc arrêter avec cette idée que l’Islam est marginal et/ou dangereux. Aux vues des chiffres, l’Islam est une réalité en France au même titre que les autres religions dont personne ne s’inquiète.
D’autre part, un cliché tenace concerne la pratique de la religion musulmane. Ainsi, les musulmans seraient tous hyper-pratiquants, intégristes et donc forcement dangereux pour notre société. Mais dans les chiffres, la réalité est tout autre. Seulement 36% se déclarent croyants et pratiquants, et 42% simplement croyants. De plus, 79% ne fréquentent pas les mosquées ( considérées comme le lieu de tous les crimes) et 70% affirment rejeter en bloc les positions et idées intégristes. A la lecture de ces données, il faut reconnaître que la pratique de l’Islam s’approche à n’en pas douter de celle du catholicisme. N’y a-t-il pas des radicaux aussi dans cette religion ? Mais en parle-t-on autant ?
On peut également énumérer entre autres les craintes des français exprimées dans l’actualité récente. Ainsi, Islam et modernité ou Islam et laïcité ne feraient pas bon ménage. Lors du débat sur le port du voile et également sur le rôle de la femme par exemple, il y a eu effectivement une partie des musulmans qui manifestèrent contre les réformes. Mais pas forcement contre la réforme, peut être simplement contre cette réforme. En chiffre, 87% déclarent l’Islam compatible avec les lois de la République. Et il est vrai que l’Islam peut s’adapter. Certaines têtes pensantes combattent même dans les pays du moyen orient pour que les mentalités évoluent ( ex : en Arabie Saoudite, certains membres de la famille royale). Il existe des règles à respecter, et elles le sont, mais cela n’est pas forcement contre la République. Ainsi, lorsque des catholiques pratiquants luttent contre l’avortement, le port du préservatif ou discriminent les homosexuels, personne ne s’en offusque. L’article 1 de la constitution de 58 précise bien que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle asure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances... ». Pourtant aujourd’hui le catholicisme est plus ou moins une religion « protégée », et si cela peut s’accepter par rapport à l’histoire de France, en quoi l’Islam devrait être « bradé » au bon vouloir de chacun ? La loi sur la laïcité a d’ailleurs souligné la faculté d’adaptation des musulmans de France, et pas sur qu’une loi contre le port de la Croix serait la bienvenue. Les clichés anti-musulmans doivent donc être revus.
Enfin, ajoutons pour terminer que c’est aussi la société dans son ensemble, politiques et médias en tête qui contribuent à diaboliser l’Islam. Lorsque George Bush déclare la guerre à l’Irak, beaucoup parlent de croisade contre les musulmans. Lorsque les médias insistent sur les quelques mosquées sensibles à l’occasion de reportages de plus en plus nombreux, au lieu d’aller s’intéresser aux églises radicales, il est évident que la manœuvre est purement honnête. Par chance, les mentalités évoluent, mais il serait bon que ce mouvement s’accélère, car cela contribue à pérenniser le malaise social français. Bien sûr, les intégristes existent, et c’est bien malheureux. Bien sûr les positions sont dangereuses et il faut s’en inquiéter. Mais ce n’est qu’une petite partie visible de ce qu’est réellement la religion musulmane. Et c’est à la partie la plus importante que nous devons laisser une place.18:15 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
Ce fameux Irlande-France
Ce Mardi 7 Septembre 2005 est à marquer d’une pierre blanche. En 90 minutes, l’équipe de France de football s’est métamorphosée en une grande et belle équipe. C’était sûr : l’équipe au maillot bleu frappé du coq était redevenue toute puissante, elle qui quelques mois auparavant était considérée comme faible et sur le déclin. Bien sûr, cette victoire par la plus petite des marge contre ces diables irlandais était une aubaine, d’autant plus que leur antre de Lansdown Road était imprenable depuis plus de 10 ans. Mais au-delà de ce but de Thierry Henry permettant de gagner cette bataille de Dublin, quelle est la valeur réelle de cette équipe et de ce match, à l’heure où la France du football affiche une trop belle unanimité ?
Zidane et les anciens : un vrai plus ?
Il est vrai qu’il paraît difficile de commencer cette note sans parler de ce fameux retour des anciens. Evidemment on ne peut qu’afficher une franche satisfaction lorsque cette sélection bleue comporte à nouveau dans ses rangs trois noms aussi ronflants qu’indispensables : Zidane, Makelele et Thuram.
En terme de jeu également ces trois fantastiques ont apportés un plus à cette équipe. D’une part ils représentent des leaders naturels dont la France était en manque. Vieira et Henry, aussi bons soient-ils n’ont pas en Bleu le même charisme qu’en club. Barthez étant suspendu, les costumes de patrons étaient disponibles. D’autre part, dans le jeu, la France a retrouvé un niveau plus intéressant avec ces « trois recrues » (dixit Domenech). Thuram stabilisait une défense centrale en mal d’expérience et de relances précises, avec pour conséquence logique un jeu plus serein des latéraux. Makelele retrouvait dans l’entre jeu son rôle de chien de garde, insatiable récupérateur qu’il est. Zidane quand à lui, apporte un plus à toute équipe, rien que par l’annonce de son nom en présentation de match. Contre l’Irlande par exemple, il fut loin d’être décisif dans le jeu. Mais dès qu’il touchait le ballon, un nombre important de Verts se tenaient autours de lui, permettant aux Bleus de trouver des espaces.
Cela étant, ces retours soulèvent quelques questions. Par exemple, comment forger un groupe lorsque celui-ci est chamboulé à quelques matchs du terme ? Comment construire des jeunes au haut niveau international lorsque ceux-ci sont mis au rancart si des retraités enchaînent les heures supplémentaires ? On ne peut nier l’apport indispensable de ces trois retours, le problème reste qu’il est limité dans le temps.
Irlande – France : un match si difficile ?
Certes Lansdown Road est une forteresse imprenable, particulièrement pour les français. Certes les irlandais possèdent des joueurs de grand talent. Certes l’ambiance et le contexte promettaient un match tendu et un véritable combat. Mais l’équipe de France, à condition qu’on la considère encore comme une grande formation, devait-elle réellement être en danger face à une équipe plus limitée ?
Les médias, et c’est leur intérêt, ont fait beaucoup de tapage autours de ce match. Domenech lui même fit monter la sauce malgré quelques démentis peu convaincants. Cela étant, il est inquiétant que la France soit en danger lorsqu’elle affronte l’Irlande, aussi bien sûr le plan du match qu’au niveau du classement du groupe et du rapport de force entre les équipes. Les irlandais avaient dans leurs rangs quelques très bons joueurs de ballons. On peut ainsi citer sans problème le puissant O’Shea et le tenace Roy Keane tous deux à Manchester United. Devant, Damian Duff et Robbie Keane possèdent également une notoriété et un jeu suffisants pour inquiéter nos Bleus. Mais force est de constater que l’ensemble de l’équipe irlandaise ne faisait pas le poids face au onze de départ français et sa richesse de banc. Durant le match, il faut remarquer que les irlandais auraient pu obtenir mieux. Le 1-0 est une aubaine pour nos bleus, mais il ne faut pas non plus en faire une grande victoire. Le duel athlétique fut intense mais loin d’être aussi poussé que prévu. Les irlandais jouaient très bien au ballon là où nos français peinaient à trouver des espaces et à se procurer des occasions. Bien sûr, le but d’Henry n’était pas immérité, et les français ont rendu une carte parfaite car elle validait trois précieux points. Mais au-delà du soulagement de la victoire, force est de constater que les bleus nous contentent de peu. Malgré le retour des anciens et une confiance soi-disant retrouvée, cette équipe de France ne fut pas une foudre de guerre, et malgré les avis politiquement correct de chacun, le sélectionneur devra encore travailler pour rendre ces Bleus un peu plus vaillants.
Une vraie (re)naissance ?
Ce fut le terme à la mode dans la bouche des joueurs et de certains médias après la rencontre. « Un match fondateur », « une équipe nouvelle » et tout un lot de jolie phrase un peu trop surfaites. Dans ce constat plutôt réservé qui est tracé, il faut tout de même accepter que cette équipe de France avance. Elle a réalisé l’essentiel pour une fois, c’est à dire gagner. On la voulait un peu trop belle et elle ne parvenait donc plus à assurer les trois points. Elle se contente d’être efficace et il est sûr que c’est très bien. De là à parler de naissance ou de renaissance, le raccourci est trop simpliste. Rappelons que la véritable renaissance de l’équipe de France remonte à 1995 et un certain Roumanie – France ( 1-3). Là on allait voir une équipe naître sous nos yeux. Des anciens avec encore quelques années devant eux ( Lama par exemple) et une générations de talents qui apprenaient à travailler ensemble ( Zidane, Dugarry et Djorkaeff pour ne citer qu’eux). S’en suivra un encourageant Euro 96 en Angleterre, puis une continuité dans la construction qui verra ensuite débarquer la jeune génération des Henry-Trezeguet. La suite, on la connait. Aujourd’hui, alors que la France est médiocre voire calamiteuse depuis 2002, on se satisfait d’un retour vers le passé. Le problème est double. Ainsi, si l’équipe venait à aller en Allemagne à l’été 2006, rien n’assure qu’elle serait brillante. Et après ? Zidane, Thuram voire Makelele repartiraient de là où ils sont venus. Barthez pourrait les suivre et une pléiade de joueurs approcherait de la trentaine. Comment assurer dès lors une transition acceptable pour cette équipe dont la jeune génération est quelque peu oubliée ? Parler de naissance ou de renaissance à moins d’un an d’une compétition majeure, qui plus est lorsque l’on voit l’age moyen de la sélection paraît quelque peu utopique. Souhaitons donc que nos Bleus réussissent leur deux derniers pas en direction de l’Allemagne, car l’inverse serait catastrophique. Mais souhaitons aussi que les « têtes pensantes » de cette sélection n’oublient pas qu’après le court terme il y a la construction. C’est évidemment bien moins intéressant pour laisser son nom dans l’histoire car un peu plus long, mais à l’exemple d’Aimé Jacquet, ça vaut souvent le coup d’essayer.
18:06 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01 septembre 2005
La France sous son meilleur jour
En ces jours si radieux et dans un pays en grande forme, de nombreux constats sont rassurants pour l’avenir des français. On parle souvent de leur moral si positif, et il est évident que celui-ci ne peut qu’être au beau fixe.
Un pays en forme.
Avec une croissance splendide au deuxième trimestre 2005 de 0.1% et un taux de chômage qui descend en dessous des 10% (9.9% de la population active) grâce à des outils de mesure toujours très clairs, les derniers chiffres de la conjoncture française sont tout à fait encourageant pour la suite. D’autant que la situation mondiale actuelle permet d’être optimiste. Avec un baril de pétrole qui joue avec les 70 dollars, une croissance molle dans la zone euro et une balance extérieure déséquilibrée pour notre pays, tout semble aller pour le mieux. La situation écologique et le développement durable étant des notions intimement liées à notre société, la France est en pointe sur ces sujets, ce qui offre un avantage évident pour la suite. Ajoutons à ces nouvelles intéressantes qu’on apprenait il y a peu que l’impôt prélevé aux contribuables servait tout juste à rembourser la charge de la dette, et on peut logiquement tracer un constat simple : la France est aujourd’hui un grand pays.
Des têtes pensantes et autres acteurs très efficaces.
Au niveau politique et social, force est d’affirmer que la France possède une véritable force de réflexion et d’action pour préserver une situation si positive. En effet, le gouvernement et sa majorité enchaînent les effets d’annonce absolument tous suivis de mise en place effective, et cela entraîne une évolution positive de l’économie et de la vie sociale française. Bien sûr certaines mesures passent réellement malheureusement, mais l’annonce à l’excès fait avancer tellement de choses. Dans cette vaillante droite française, ajoutons l’unité qui règne et le peu de concurrence négative que se livrent des hommes aussi importants que le premier ministre et son homme de l’intérieur. Cela étant, l’opposition n’est pas en reste. Fidèle à ses principes, elle enrichit le débats de propositions élaborées et non utopistes, qu’elle pourra mettre en place sitôt l’alternance effective. Sachant qu’évidemment elle fait avancer le débat et que sa solidité actuelle et son union sacrée autours de son premier secrétaire lui offre les armes pour ouvrir un débat contradictoire et prétendre gouverner. Ajoutons enfin la puissance inventive des syndicats, comme au MEDEF par exemple où les propositions sont pleines de bon sens pour amener des travailleurs peu frileux à s’engager. Les syndicats de travailleurs justement permettent aussi de faire progresser notre économie pourtant déjà en pleine santé. Ainsi, à une proposition de contrats certes précaires mais permettant de re dynamiser des entreprises nationales confiantes et florissantes et de relancer une politique d’emploi si efficace, la réponse fut simple : ces contrats ne permettent pas des revenus satisfaisants ni une stabilité suffisante. Heureusement que cet avis est tombé, nous aurions oublié dans le cas contraire de pourvoir les nombreux postes surpayés et garantis pourtant disponibles. Sans une telle carte politique et syndicale, la France ne s’en sortirait certainement pas aussi bien, et l’incroyable ébullition d’idées qui nous permet d’évoluer ne serait pas garantie.
Une société en avance sur son temps.
Cette santé française actuelle, tellement incroyable qu’elle en est presque gênante vis-à-vis des autres pays du globe n’arriverait pas à perdurer sans un peuple français conquérant et un système social de pointe. En effet, les français sont aujourd’hui les habitants du monde parmi les plus dynamiques. Acceptant de faire passer l’intérêt général avant le petit et futile bien être individuel, nos concitoyens ont ainsi créé un climat propice à la croissance et à la cohésion sociale. Ainsi, la productivité en hausse, une recherche et développement créative et des salaires permettant de concurrencer les nations en forme ont aidé l’économie à croître durablement. Ainsi, le RMI a presque disparu, les français estimant qu’il n’incitait pas à travailler, et qu’il valait mieux récompenser ceux qui font avancer le pays. Quand au célèbre système social français, il est envié dans le monde entier. Il faut dire qu’avec une telle croissance, il est possible de financer tous les besoins non exorbitants du peuple français, sans aucune aide futile et injustifiée. Ainsi, le peuple français a donc le moral au beau fixe, le porte monnaie toujours ouvert grâce à un pouvoir d’achat pharaonique. Le pays vivant ainsi avec une cohésion incroyable, puisqu’il ne viendrait plus à l’idée de personne de se comporter de façon discriminatoire, ni même de regarder son voisin avec envie, dégoût ou dédain. De sorte que les violences et les incivilités ont totalement disparu de la surface du territoire.
Ainsi donc, ce tour d’horizon d’un pays en pleine réussite nous permet à tous d’avoir le sourire et d’être confiant pour aujourd’hui et pour demain, pour nous et nos prochains. Bien sûr, nul besoin d’essayer de mettre les ego de côtés pour forger une sorte d’union nationale politique, ni même de se retrousser les manches pour se remettre tous au travail et relancer la France. Le moral des ménages s’obtient facilement, et ceux-ci sont d’ailleurs enclins à faire des efforts. Nul doute, il ne faut pas observer le modèle des pays scandinaves ou de la Grande Bretagne pour évoluer socialement et économiquement. Bien sûr, même l’Allemagne pourtant autant en forme que nous ne réussit pas à se relever de la situation actuelle. En France, tout va bien et si nous continuons tous comme cela, c’est parti pour durer fort longtemps. L’immobilisme est une chose vraiment intéressante, et il n’y a pas le moindre soucis à se faire pour l’avenir, puisqu’il appartient à ceux qui se lèvent tard.
21:05 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note