25 janvier 2006
La VO devance la VF pour les visiteurs de ce blog
Que l'on préfère regarder un film en version d'origine ou dans la langue de Molière, chacun a son idée sur la meilleure façon d'apprécier l'expérience cinéma-documentaire-télévision. Pour lancer le débat et avoir l'avis des visiteurs de ce blog, un sondage sur ce thème a donc été lancé. Et les résultats sont clairs : sur 12 votants, la VO emporte la partie avec 81.8% de suffrages.
Apparement donc, 81.8% des internautes à s'être exprimé privilégient le réalisme des propos et optent pour la VO. Les motivations traditionnelles pour ce choix sont nombreuses, mais on parle en général de l'absence d'écart entre ce qui devait être dit et ce qui est retranscrit via les traductions. D'autre part, pour apprécier vraiment le jeu d'acteur ( dans le cas de films ou séries étrangers ) il est vrai que la VO est souvent conseillée. Bien sûr, le travail de traduction est d'une qualité grandissante, mais il ne rend pas toujours le meilleur de l'oeuvre d'origine. Notons de plus que la VO est un bon moyen d'approcher ludiquement une autre langue ou de s'y familiariser. Reste cependant qu'il faut vouloir s'y mettre, car c'est au départ un effort, que l'on regarde avec sous-titre ou non. Cependant, ceux qui y ont gouté annoncent souvent qu'ils n'ont pas regretté.
Les deux autres réponses proposées étaient « VF » qui a recueilli 18.2% des suffrages alors que « ça dépend » n'a obtenu que 9.1% des votes. Pour la VF, c'est souvent le confort et l'aspect divertissement qui prime, et on préfère la traduction à l'original pour ne pas avoir d'effort à faire durant le programme. On peut reprendre les arguments en faveur de la VO pour limiter ce choix de la VF, mais le libre arbitre et le développement des DVD permettent à chacun d'apprécier un film ou une émission de la façon qui lui sera la plus agréable. Enfin, pour ceux qui regardent aussi bien en VO qu'en VF, le choix peut résulter de rapports divers aux programmes. D'un côté il y a le spectateur qui aime seulement certains programmes en VO car il les connait bien. D'un autre côté il y a celui qui zappe de VO à VF pour apprécier les deux versions et celui qui n'a pas d'autre choix (sur les bonnes vieilles VHS). Enfin ce choix est parfois fait parce que certaines VO sont moins agréables que les versions traduites. Cela étant les chiffres ont parlé, la VO l'emporte chez les visiteurs de ce site, ce qui montre une volonté d'ouverture mais également une façon de voir le cinéma autrement.
Que vous ayez participé au sondage ou non, n'hésitez pas à venir commenter vos choix entre la VO et la VF, vos motivations, vos exemples...
20:40 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
02 janvier 2006
02/01 : Le procès Humbert botté en touche
LILLE, non-lieu requis dans l'affaire Humbert. Le procureur de la République de Boulogner-sur-Mer a en effet demandé un non-lieu général pour Marie Humbert et Frédéric Chaussoy. Les deux accusés étaient poursuivis dans l'affaire Vincent Humbert, un jeune tétraplégique qu'ils avaient aidé à mourir. Le procureur Gerald Lesigne a ainsi évoqué « un contexte particulier et (sous) une contrainte qui doit les exonérer de poursuites » dans la mesure où c'est Vincent Humbert lui même qui demandait la mort. Il avait écrit à Jacques Chirac en ce sens.
Mais la décision soulève deux questions fondamentales : l'impartialité de la justice française et le statut de l'euthanasie. En effet, Marie Humbert espérait ce procès afin de pouvoir remettre la question du statut de l'euthanasie à l'ordre du jour. Dans les faits, selon l'actuelle loi, elle était coupable. Mais une fois de plus l'affaire sera mise de côté. Si on peut se réjouir du non-lieu pour le docteur Chaussoy il est cependant regrettable que la France refuse par l'intermédiaire de ce procureur, d'ouvrir à nouveau le débat. Si bien que cette forme de partialité et de compréhension paraît déservir la justice française autant qu'elle ne la flatte : une preuve d'humanité n'est jamais mauvaise, mais dans ce cas là, par rapport à d'autres affaires, elle peut sembler injuste. Si on peut se réjouir pour le médecin qui risquait la prison a perpétuité, dans le même temps, le combat de Marie Humbert pour ouvrir le débat restera surement vain. "On a volé le procès de mon fils" voila comment elle ressent cette décision. Reste à savoir si cette faille du système permettra une petite remise en cause par l'opinion publique tout au moins.
23:15 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 décembre 2005
29/12 : Le chômage recule encore selon le gouvernement
PARIS, pour le huitième mois consécutif le chômage baisse en France. Une baisse pour le mois de novembre d'1,2% selon l'Insee et le ministère du travail. Le taux de chômage se situe donc à 9,6% de la population active selon les mêmes sources. Le Bureau Internationnal du Travail note pour sa part un recul de 0,1 point du chômage en France. Le pays est donc dans la continuité des mois précédents et le recul de chômage va dans le sens de la politique gouvernementale de « retour à la confiance des français ».
Au delà de ce constat plutôt encourageant, les avis continuent de diverger sur les raisons et les conséquences d'une telle baisse. Pour le ministre de l'emploi et de la cohésion sociale Jean-Louis Borloo ces chiffres représentent « un vrai retournement de tendance » et « un bon régime de croisière ». Il estime ainsi que le pays a les moyen de retrouver un « cercle vertueux avec un pays qui reprendra confiance en lui » si les améliorations persistent. Et dans la foulée, le ministre a démenti les accusations des syndicats et de l'opposition selon lesquelles le recul régulier du chômage français n'est que le fruit de radiations de demandeurs d'emploi. Pour lui les réelles causes sont multiples, citant par exemple son plan de cohésion sociale ou encore la bonne santé du bâtiment. Le son de cloche n'est cependant par identique du côté de la gauche et des syndicats de travailleurs. Ils continuent d'affirmer que les baisses du chômage sont uniquement dues à « un maquillage artificiel » fait de radiations administratives et d'emplois aidés précaires.
Quoi qu'il en soit la France va devoir continuer de travailler pour l'emploi, le pays étant toujours très en retard sur ce point par rapport aux pays en bonne forme économique. Et même si les chiffres de conjoncture sont très importants pour mesurer les efforts effectués et l'efficacité des politiques, il n'en reste pas moins que seule la réalité à moyen et long terme infirmera ou confirmera les déclarations du gouvernement.
22:35 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27 décembre 2005
27/12 : Une histoire de famille
ETATS UNIS, où les histoires incroyables ne se passent pas qu'à Hollywood. William Alfred Giglen, grand père modèle de 64ans, ancien Marine avait tout du citoyen lambda. Seulement le dénommé Al menait une double vie. En Août 2004, son fils Jared, agent de police, découvre sur un enregistrement son père déguisé en train de braquer une banque. Il décide alors d'appeler son frère Garrett, un ingénieur de 41ans. Et tous deux décident de prévenir le troisième fils de Al, Clay un professeur de musique de 36ans. Il leur fallait donc prendre une décision. Garrett avoue avoir vomi en voyant la vidéo, expliquant qu'il aurait préféré fuir plutôt que de solutionner le problème. Clyde pour sa part ressentit beaucoup moins de remords : « il avait mal tourné, nous avions l'occasion d'y mettre un terme ». Les trois frères Giglen décident donc d'aller affronter leur père, mais celui-ci n'est pas chez lui, et il retrouvent simplement les vêtements qu'il portait le jour du braquage. Ils le dénoncent alors à la police locale qui procèdent le lendemain à son arrestation. Et c'est là que la vérité sur la double vie de Al éclate au grand jour : son journal intime est retrouvé dans lequel il explique qu'il a besoin d'argent pour entretenir sa maîtresse qu'il fréquente depuis plus de 10ans, mais aussi sa fille, sa prise de cocaïne hebdomadaire et les prostituées avec qui il aimait s'ébattre.
Ainsi, la cour fédérale de Springfield va rendre son verdict ce jeudi après qu'il ait plaidé coupable pour port d'arme et cambriolage de banque. Il risque la prison à perpetuité. Ses fils à qui il a appris à faire ce qui leur paraît juste n'ont aucun regret des conséquence de leur délation. Pour la morale, chapeau. Pour l'esprit de famille en revanche...
21:40 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/12 : Encore une remise en cause des 35 Heures
BORDEAUX, on remet en cause de nouveau les 35 heures. Après plusieurs propositions d'entreprises, le groupe Fenwick, leader de la manutention en France a décidé d'abandonner les 35 heures sans contreparties. Au contraire, non seulement 17 jours de RTT seront supprimés sans compensations, mais les revalorisations salariales sont également gelées pour les deux prochaines années. Selon le délégué CGT de l'entreprise, il s'agit ainsi d'une augmentation annuelle de 136 heures de travail. Mais ce qu'il dénonce également, c'est la façon dont l'entreprise a imposé la décision aux salariés. Ainsi, cet été un référendum interne avait rejetté ce type de proposition à 60% des votants. Mais l'entreprise a envoyé un courrier aux salariés pour leur demander de répondre par oui ou par non à leur plan d'augmentation du temps de travail. Et selon le délégué CGT, une réponse négative aurait fait office de condamnation au licenciement. C'est ainsi que les 551 employés de l'usine de Cenon-sur-Vienne ont accepté la proposition.
De telles pratiques semblent se généraliser afin de contourner la législation sur les 35 heures qui est de moins en moins acceptée par les entreprises française. Il faut dire que la France est devenue l'un des pays à travailler le moins par rapport à ses voisins européens. Cette législation étant maintenant entrée dans les acquis sociaux du pays, il paraît difficile aujourd'hui de la remettre en question. Dans cette affaire, le délégué CGT déclare ainsi que c'est pour améliorer la rentabilité auprès des actionnaires qu'un tel plan a été monté. Il faut cependant se demander si malgré la manière employé, il n'est pas préférable de sauvegarder 551 emplois en travaillant plus, au lieu de licencier pour conserver les acquis. C'est une problématique de plus en plus présente dans une France en recherche perpetuelle de croissance économique. Il faudra au gouvernement et aux acteurs économiques et sociaux remettre cette législation en perspectives afin d'en garder ce qui est positif et d'améliorer les points noirs. Car le célèbre modèle social à la française ne pourra pas durer éternellement dans un pays où la croissance est si basse et le chômage si haut, sans oublier le problème des retraites et de l'assurance maladie qui continueront de plomber les déficits. Encore faudra-t-il enfin aborder le débat pour l'intérêt collectif et non les petits profits personnels.
21:20 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21 décembre 2005
21/12 : Quand la Grande Bretagne accepte l'union...
WINDSOR, en cette matinée du 21 Décembre 2005, un mariage pas comme les autres est en train de se dérouler à l'endroit même où Charles épousait Camilla devant les caméras du monde entier. En effet, après une cérémonie « intime » et une sortie sous un nuage de riz, Elton John et son compagnon David Furnish célébraient ensemble leur union civile. Certes le mariage n'était pas ordinaire compte tenu des milliers de livres dépensés pour la cérémonie, et de la constellation de stars qui s'y trouvait. Mais l'union a surtout d'innattendu qu'elle se déroulait entre deux hommes. C'est là le fruit de longues discussions et débats pour les droits homosexuels en Grande Bretagne. Tony Blair, à l'origine de la mise en place de cette union civile félicitaient d'ailleurs les jeunes mariés et de l'application réussie de cette décision britannique du 5 Décembre dernier.
Même si cette formule de l'union civile va moins loin que la légalisation du mariage homosexuel comme en Belgique, en Espagne ou au Canada par exemple, elle confère tout de même aux couples homosexuels les mêmes droits que les couples hétérosexuels. D'ailleurs c'est le terme union qui est a employer, dans la mesure où il ne s'agit pas d'un mariage au sens strict. Notons cependant le grand pas en avant pour la société britannique, dont se félicitait Peter Tatchell, porte parole de OutRage!( groupe de défense des droits homosexuels ). Cette union va selon lui « mettre en valeur l'amour et l'engagement homosexuels » et donner espoir aux homosexuels « isolés, vulnérable particulièrement ceux qui vivent dans des pays répressifs et homophobes ». A méditer en France donc, car si les PACS a le mérite d'exister, il n'est pas entouré des mêmes avantages et surtout n'est pas reconnu par la société comme « l'union homosexuelle ».
23:55 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20 novembre 2005
20/11 : Le parti socialiste affirme son unité
LE MANS, après une longue nuit de palabres, le Parti Socialiste a conclu une "synthèse générale" terminant de la meilleure façon possible son congrès. Après la rupture dûe au référendum sur la constitution européenne, puis les luttes intestines qui s'en sont suivies, François Hollande, Laurent Fabius et le Nouveau Parti Socialiste ont enfin trouvé un terrain d'entente.
"Les socialistes sont maintenant rassemblés pour servir la France" voila comment François Hollande annonçait la nouvelle aux 4000 militants présents lors de son discours de clôture. Il faut dire que l'on voyait mal la gauche française trouver une quelconque unité lorsque s'ouvrit ce congrès du Mans. Mais au final, grâce à des fabusiens étonnement dociles, et un NPS qui a revu à la baisse ses intentions institutionnelles, le Parti Socialiste ressort la tête haute de ce week-end de débats. Seul Arnaud Montebourg qui a défendu jusqu'au bout son idée de VIème République ne fera pas partie de cette synthèse. Et ce matin, les délégués PS approuvaient cette "synthèse" lors d'un vote largement favorable.
Cette nouvelle union se veut donc "dynamique" et tournée vers l'avenir. Hollande affirme ainsi que seul le mois de mai 2007 l'intéresse, pas mai 2005. Il invite également son parti à combattre à nouveau la droite et de redonner un espoir et un projet pour les français. Le NPS de son côté a obtenu que certaines idées soient jointes à la synthèse, notamment sur un tarif extérieur protégeant contre les délocalisations mais aussi la possibilité pour les pouvoirs publics de s'opposer aux licenciements boursiers. Les fabusiens ont pour leur part défendu l'idée d'un SMIC à 1500 euros d'ici 2012. En définitive, il semble que tout le monde sort content des débats, et le congrès n'aura donc pas été vain comme on l'imaginait au départ.
La question est de savoir maintenant si cette unité de façade résistera au temps. Hollande acceptera-t-il de renommer les fabusiens à la direction, lui qui les avait exclus en juin. Montebourg ne va-t-il pas essayer de noircir cette belle unité pour obtenir une certaine visibilité? Les mesures envisagées réussiront-elles à susciter l'adhésion encore longtemps une fois le temps des belles promesses passé? Et surtout, la présidentielle de 2007 ne va-t-elle pas naturellement revenir sur le devant? Car avec tous les candidats potentiels de gauche, aux égos ou envies bien développés, nul doute que cette échéance va rapidement écorner cette belle image du PS.
22:35 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 novembre 2005
Information et médias : qui fait quoi?
Durant la récente vague d'émeutes qui s'est abattue sur les pays, les journalistes ont été pris pour cible parfois, mais ils ont également été pour certains une cause de surenchère de la part des jeunes impliqués. Dans le comportement jugé parfois excessif du ministre Sarkozy, les médias sont là encore très présents, parfois trop. Les exemples de dérives et de liens étroits entre médias et polémiques ne manquent pas.
La logique économique qui les dirige eux aussi n'est pas pour rien dans cette évolution du rôle des médias. Toujours sur la brèche c'est normal. Mais cette affection pour l'information avant tout le monde, pour les images et les interview spectaculaires, aux dépends parfois de l'objectivité et de l'analyse n'est-il pas une dérive plus qu'une évolution? Si on estime encore que la liberté de la presse, et des médias en général est un signe fort de démocratie, n'est-ce pas dangereux de laisser ce pouvoir à la botte des logiques économiques et des courants politiques? Il est beaucoup de questions que les médias d'aujourd'hui peuvent soulever.
- Pensez-vous que les médias font l'information plus qu'ils ne la rapportent?
- Estimez-vous que leur objectivité est toujours d'actualité?
- Croyez-vous encore que nos médias sont libres et jouent-ils leur rôle pleinement?
- Quel est ce rôle selon vous?
J'oublie énormement de problématiques, et si certaines autour des médias vous semblent fondamentales, n'hésitez pas à en faire part.
Au plaisir de vous lire
22:00 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18/11 : le PIB continue de croître, mais est-ce assez?
PARIS, l'INSEE a confirmé son estimation de la semaine dernière sur la croissance du PIB au troisièmes semestre 2005. Celle-ci se chiffre à +0,7%. Cela étant, l'acquis de croissance a été revu à 1,4% au lieu des 1,5% prévus initialement. Ce léger recul est expliqué par l'INSEE par l'intégration au calcul d'indicateurs de travaux publics non disponibles auparavant.
A la suite de cette annonce, le ministre de l'Economie Thierry Breton a jugé que "la croissance revient" mais aussi qu'elle devrait être supérieure aux prévisions de la Commission européenne. Toujours selon lui "on sera entre 1,5% et 2% en 2005". Cela étant, les commentaires du ministre ne doivent pas faire oublier la réalité. Ainsi, dans la foulée, Marc Touati ( Natexis Banques Populaires ) a invité Mr Breton à "ne pas crier victoire trop vite" estimant que la croissance française ne dépasserait pas les 1,6% ce qui serait loin des 2,5% imaginé dans le vote du budget il y a un an. D'autant qu'économiquement, ce n'est qu'à partir de 2,5% de croissance du PIB que l'on peut créer durablement de l'emploi. Avant de s'extasier il va donc falloir encore travailler.
21:40 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 novembre 2005
17/11 : Ukraine, une révolution orange jugée pourrie
KIEV, il y a à peu de choses près un an se tenait en Ukraine une révolution pacifique. Celle-ci aboutissait à une remise en cause des élections présidentielles jugées frauduleuses, et à une victoire du perdant d'origine Victor Iouchtchenko. Nombreux sont ceux en Ukraine et ailleurs qui ont cru que cette « révolution orange » allait faire changer le pays. Le nouveau président avait ainsi promis de lutter contre la corruption, d'améliorer le niveau de vie, de restaurer la confiance du peuple vis à vis de l'Etat et surtout d'obtenir l'adhésion à l'Union Européenne.
Oui mais voilà, un récent sondage montre que l'opinion publique ukrainienne n'a pas obtenu ce pour quoi elle s'était mobilisée massivement. Les chiffres publiés aujourd'hui sont clairs : 58% des ukrainiens estiment que les promesses de la révolution n'ont pas été tenues. Ils sont aujourd'hui seulement 14,3% à soutenir Iouchtchenko, et près de 60% estiment que le pays fait fausse route. Pas de quoi estimer donc que ce mouvement soutenu et salué par une grande partie de la planète a eu les résultats escomptés. Pire, depuis son investiture en Janvier 2005, le président ukrainien n'a cessé de voir sa popularité s'éroder, faute à une recul de la croissance économique, à des distensions dans son gouvernement, à des affaires de corruption concernant ses proches et surtout au manque de réformes pourtant annoncées.
Un an après ce mouvement populaire qui leur donna beaucoup d'espoir, les ukrainiens se disent même prêts à voter pour Ianoukovitch en cas d'élections législatives. Rappelons que le dernier cité n'est autre que le candidat fraudeur des dernières élections présidentielles. La démocratie en Ukraine c'est donc un pas en avant, deux pas en arrière.
22:35 Publié dans Anciens articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note